Archives de Tag: imprimerie

La linogravure s’exporte au Musée, et au Salon !

Expositions à Blain et à Nort, et stage à l’atelier

Je reviens de Blain, Musée de l’imprimerie : journée active, fatigante et pleine de surprises : la première, un graveur français, expatrié à Barcelone et qui suit mon blog depuis le début est venu voir « JPGraveur » carrément au Musée. Des quasi retrouvailles, puisque le lien existe, même s’il emprunte les voies très actuelles d’ internet !

Ensuite, Loulou, ma petite, est venue découvrir le musée, et surtout les « copains imprimeurs » de son papy. Je ne l’ai pas vue de la journée, sauf à midi pour le repas !

On a imprimé, parlé, expliqué, rit aussi (mon carburant perso!) et je crois qu’on a bien rempli notre rôle de passeurs de mémoire de typographie, d’estampes et d’impressions en tous genres !

blain nort atelier

Dans le même temps je participe au Salon d’automne des artistes de Nort sur Erdre et y expose mon phénix et mon Don Quichotte, un peu perdus parmi les peintures et les sculptures., et ce matin j’étais fasciné par des reflets étonnants sur le grand mur de l’entrée : le soleil sautait de vitre en vitre, et j’y ai vu une ville : gravure prochaine ?

Ce soir : aspirateur, mains qui rangent, jambes qui courent dans tous les sens, l’atelier doit être impeccable, un stage démarre demain avec Élodie, Christine, Marie et Daniel. J’ai préparé des petits format en lino : on va commencer par une ACEO, une petite carte d’artiste.

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Gravure sur bois : ça change de la lino

Une gravure sur contreplaqué : retour au bois !

Je prépare un concours de gravure, et j’ai choisi le contreplaqué, de qualité très moyenne, mais avec des couches bien épaisses.

Alors, je commence par l’affûtage des outils, cela va sans dire, et les dessins.

J’ai choisi des travailleurs insouciants, qui après le labeur sont allés laver leurs outils dans … la Loire ! Ma petite dernière était scandalisée, « ça ne se fait pas, hein ? C’est de la pollution ! »

Elle est dans le vrai, on pollue beaucoup, dans nos activités, malgré les dires et les règles.

Et elle m’a parlé cette vision : inconscience, insouciance, habitude, quotidien …

blain 2015 et insouciance cp

Alors voilà, une gravure pleine de questions, avec réponses à choisir dans toute la gamme, positive ou négative …

J’ai refait un croquis d’après les photos, et décidé d’utiliser ma scie à chantourner, pour avoir deux plaques encastrées : les hommes d’un côté, et la Loire de l’autre : deux couleurs possibles aussi, avec certainement du noir et du gris moyen, et peut-être un dégradé pour le quai.

Mais je n’oublie pas Blain et le musée de l’imprimerie, pour dimanche. J’ai repris les plaques de l’enfant et le cerf volant, et imprimé un mémo pour le placement des pièces dans la presse.

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Préparation de la lino en deux plaques : des mains et des lettres

Création, comment ça se passe … des fois !

(suite)

Bien, il me restait à graver une plaque de barreaux, pour « enfermer » la main et la lettre !

Je l’ai donc gravée, comme à l’accoutumée, dans la poussée de la création. J’avais imprimé quelques brouillons : au moment de nettoyer la plaque, quelques tirages sans ajout d’encre :

Alors j’ai calée la plaque à barreaux par dessus, et ici encore, la « bidouille » , le « bricolage » la « perception intuitive » sont intervenus : c’était bien meilleur en imprimant les barreaux avec peu d’encre, pour obtenir un effet « évanescent », moins brutal que le noir profond de l’encre typographique :

J’ai encré la plaque des barreaux, puis l’ai imprimée sur une feuille de brouillon vierge, pour « retirer » un peu d’encre de la plaque, et j’ai fait le tirage définitif sur une épreuve déjà imprimée avec la main et la lettre, sans ré-encrer la plaque : c’est plus doux, et ça me convient bien !

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prépa mains & lettres

Ensuite, je suis revenu au projet initial : mêler des caractères typographiques et des mains. J’avais gravé tous les caractères du mot « imprimerie ». Je les ai posés sur ma plaque de lino, arrangé la disposition, tracé les contours, pour ensuite, dessiner les mains.

Le plus stressant reste à faire : découper chaque place de lettre sans trop déborder, mais aussi sans trop « serrer » pour que la plaque se pose bien sur les lettres. Loin d’être évident, mais ça marche, avec quelques coups de lime pour rectifier des tracés pas assez rectilignes !

Ensuite un essai « à blanc » pour vérifier que toutes les lettres entrent dans leur logement et collage des caractères sur un panneau de bois aggloméré, deux par deux, et vérification, à chaque fois, que le lino se détache bien de l’ aggloméré !

Eh bien, ça a marché du premier coup : je vais donc pouvoir encrer séparément lettres et mains, et imprimer en une fois : le repérage ayant eu lieu une seule fois, lors de la conception du « sandwich ».

Il reste à graver les mains, il y en a dix : ça promet !

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Des mains et des lettres au musée de l’imprimerie de Blain

Ancenis, « Rives de Loire », Ligné « Chapelle Saint Mathurin », c’est déjà du passé : le temps, le temps qui va, le temps qui vient, le temps de prendre son temps, il nous faudra peut-être un jour choisir le thème du temps pour une exposition collective !

On n’a pas eu assez de visiteurs, c’est difficile apparemment de faire venir les gens ! Il n’empêche, quand on a ce besoin de créer, qui nous prend partout à la fois : à l’âme comme aux tripes, on y va !

Prochainement, c’est bientôt, dimanche 20, je serais à Blain, au château de la Groulais, au musée de l’imprimerie, lors des journées du patrimoine : on accueillera le public, on expliquera, on discutera passionnément de typo, d’impression, et aussi de gravure ! Venez, c’est vraiment bien !

Comme les journées de l’imprimerie suivront de près, je prépare une intervention artistique en plusieurs séquences : mon projet est de réaliser sur place une gravure, lors de ces journées, et de l’imprimer sur une des presses du musée.

J’ai choisi la main et le caractère typographique.
Mes petits enfants se sont prêtés au jeu de la photo, je voulais des mains, plein de mains, mélangées, entremêlées avec des caractères en bois. J’ai donc dessiné, re-dessiné, transformé, refait, pour finalement créer mes propres caractères typographiques en lino, à partir de dessins inspirés par une police en plomb que j’aime bien, le « Bodoni ».

J’ai dessiné, agrandi, puis découpé mes « patrons » à la petite scie à chantourner, pour finalement graver à la dimension adéquate, avec la petite « Scripta » ma fraiseuse à pantographe.

Des mains et des lettres

J’ai ainsi fabriqué « I-M-P-R-I-M-E-R-I-E » en réalité, « 3 I-2 M-1 P-2 R-2 E ». Puis j’ai placé les caractères sur les mains dessinées, et réarrangé tout cela : c’est fou le temps (encore lui !) passé à la préparation.

Et là, précisément, question : faut-il des mains au trait, ou en aplat ? Je grave donc une main au trait (première inspiration) et prépare le logement de la lettre : je vais faire un essai, s’il est concluant, je pars au trait, sinon … Il est tard, pour une journée de transition, alors, un peu d’ordi pour le blog et la page facebook et au lit !

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Tip Top ma presse à platine imprime les flyers de mes prochains stages de linogravure

C’est la rentrée, pour moi aussi ! Les quelques stages que j’organise parcimonieusement à l’atelier vont reprendre, eux aussi : J’ai l’impression de rejoindre mes petits enfants avec quelques jours de retard.

Alors voilà, comme les Nantais et les voisins me disent ne me rencontrer que sur internet, par blog et site interposé, j’ai décidé de faire ma propre communication directe : un flyer, un prospectus, un papillon, bref, du papier.

J’en veux plusieurs, alors je vais les imprimer sur « Tip Top » ma « petite » presse à platine : elle pèse quand même 450 kg de bonne fonte bien solide, affiche ses 100 ans, et fonctionne toujours !

Bon, en réalité, je m’en sers très peu, elle est plutôt adaptée au travil en petite série de textes typographiés. Mais comme elle est puissante, elle imprime bien mes toutes petites gravures.

Comme je suis pris par le temps, je me complique la tâche : autrement ce serait sans intérêt !

Donc je décide de faire des cartes professionnelles et ma communication pour les stages, et tout cela en deux couleurs, donc en deux passages en deux montages avec un repérage exact, avec de la typo et de la lino !

tiptop flyer

Le résultat est à la hauteur de mes espérances ! Mon flyer est très dépouillé, en contraste avec ce qui se fait habituellement, et l’impression est très bonne. Donc, ça roule ! Et pour information, mes prochains stages se déroulent les 16, 17 et 18 Octobre de 9 à 12h et de 14 à 18 h, et les 27, 28 et 29 Novembre pour celles et ceux qui sont intéressés.

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Ponts de Loire et autrement …

Mon exposition personnelle  « Ponts de Loire et autrement » est donc ouverte depuis hier, à la galerie « Rive de Loire » à Ancenis.

Je peux enfin voir – ensemble – toutes ces gravures qui m’ont accompagné depuis plusieurs mois.

J’ai en ce moment une préférence pour « les travailleurs du pont », des hommes qui concurrencent la technique par leur travail, leur force physique, leur solidarité, et leur intelligence.

rive de loire - installation

Mais l’ensemble me plaît bien aussi, l’incroyable mélange de ponts presque réalistes avec des créations oniriques, fantasmagoriques, surréalistes, crée une atmosphère intrigante pour mes (rares pour l’instant) visiteurs.

J’ai fait un peu d’affichage et de papillonage (flyers …) et ici, les commerçants sont remarquablement accueillants.

Tout va bien, j’espère avoir beaucoup de visiteurs, qui seront aussi intéressés que l’on été les premiers !

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Impression d’une linogravure à la pédalette !

J’étais parti pour imprimer mes flyers : eh bien, c’est en cours ! J’ai tout d’abord réduit la plaque des travailleurs du pont, et l’ai simplifiée au maximum tout en lui gardant son esprit initial.

Comme je veux imprimer beaucoup d’exemplaires, j’ai remis « tip top » ma pédalette en fonctionnement. Une pédalette est une presse à imprimer qui plaque le papier en une fois sur la forme à imprimer. Les américains l’appellent parfois « clamshell » : elle s’ouvre et se ferme comme un coquillage !

Dans un premier temps, je vais imprimer l’image en rouge grenat, ensuite, je composerai le texte et l’imprimerai en noir profond sur la partie vierge du flyer.

impressions tiptop

Tout se passe très bien, je passe un peu de temps pour affiner la fluidité de l’encre, et la pression. Quand j’estime en avoir imprimé assez, et comme il reste de l’encre, je prépare ma prochaine carte avec un tout petit visuel, qui passe très bien dans cette couleur.

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Bientôt « gravures de ponts » à Ancenis

affiche ancenis

L’exposition « Gravures de  Ponts » que j’organise seul à la galerie « Rive de Loire » à ANCENIS, place du millénaire, se prépare : l’affiche sèche dans l’atelier, et je prépare les encadrements, les cartels des oeuvres présentées, et les flyers que j’ai finalement décidé de réaliser avec « Tip Top » ma presse à platine quasi centenaire !

J’ai « réduit » la réduction de ma gravure « Les travailleurs du pont » et ne sais pas trop ce que cela va donner : suspense, on saura demain !

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Un pont qui ondule, un autre qui chante, vive la linogravure !

Plus ça va, et moins je charge les gravures. À force d ‘épurer, je vais me retrouver comme Piet Mondrian, et faire une gravure blanche sur fond blanc, ou comme l’autre zozo, peindre en blanc des frigos … blancs.

Bon ne sombrons pas dans les facilités de l’art dit contemporain.

Même si c’est assez juste de penser qu’à un moment, les artistes ont voulu sortir de la toile, car « tout avait déjà été fait ».

Tout ça pour dire qu’en gravure, ce n’est pas ainsi que ça se passe : le blanc n’est pas celui du support, mais il est à créer : en dessinant on pose du noir sur du blanc, nous on creuse pour obtenir le blanc, et c’est ce qu’on épargne qui sera coloré : peut – être qu’on a un cerveau bizarre, juste un peu, mais quand même … (alors quand en plus l’image est inversée …)

C’est parfois acrobatique : ce qui est à gauche passe à droite, et en gravure, inversement, ce qui est à droite etc.

le pont qui ondule

Donc je suis dans mes ponts, et j’enlève beaucoup de matière, il y a aussi un plaisir quasi sensuel à enlever de bons gros copeaux, et à aplanir les fameux blancs ! J’ai fini et imprimé le pont qui ondule, j’ai ajouté un dégradé, pour les lointains, et affiné les traits : perspective ? Peut-être, alors que je joue plutôt à l’embrouiller !

Donc mes derniers ponts : celui qui ondule, et un autre encore plus dépouillé, dénudé, quasi nu, allez, même osseux ! C’est un pont avec un tablier de mots : des paroles sur les notes de « au clair de la lune » posées dans les haubans, et l’eau symbolisée par des ondulations typographiques. Je crois que seuls ceux qui sauront que c’est un pont retrouveront dans ma gravure les éléments d’un pont !

pont chantant

Si j’arrive à encore trouver du temps entre les impressions de l’affiche, les encadrements des estampes, et les petits enfants qui vont débarquer en pleine forme dans l’atelier, je grave un dernier pont : j’ai l’idée : un pont qui tourne, comme celui de Cheviré à Nantes, et qui s’enroule autour d’une Tour qu’une Femme-Loire enserre de ses bras… Bon, de l’idée à la réalisation, il s’écoule parfois plusieurs mètres cubes de réflexion !

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Les Filles du Vent

Après avoir bien gravé, et durement, le chêne de mon phoenix, je repars dans la miniature ! Ici, ils construisent des éoliennes, sur les hauteurs, évidemment. Un bon sujet, surtout que le premier jour, le vent a bien soufflé pour les accueillir. Alors, l’inspiration est venue, forcément. Et dans un grand brassage d’air, elles furent pour moi – dès cet instant – ses filles : » les filles du vent ».

Et dans le même temps, mes petites filles sont folles de balançoire. Elles volent dans l’air, accrochées au ciel. Alors par un étrange effet de mon imagination et du vent qui soufflait sur celles-ci, les éoliennes sont devenues vivantes, leurs pales gigantesques devenant les filles sur leurs petits sièges.

J’ai dessiné, dessiné, croqué, pris des photos, pour finalement tout séparer, comme les bâtisseurs qui assemblent les éléments épars. J’ai gravé trois filles séparément, et les cordes qui symbolisent les pales sont devenues des lignes de texte, et comme c’était trop rigide à mon goût, j’ai fabriqué des guide-lignes courbes !

Sur le lit de la presse, ce fut une autre histoire, les filles sont dans des petits carrés, qu’il a fallu orienter, les guide-lignes courbes devaient suivre le mouvement, et il manquait le mât. Je l’ai gravé léger, il fut le seul à être parallèle aux bords.

filles du vent

Finalement après beaucoup de tâtonnements, ça marche, c’est très loin de ce que j’imaginais au début, mais c’est tout le temps comme ça, mes créations m’échappent, et je laisse faire !

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