Archives de Catégorie: gravure en relief

Ma créativité en linogravure

Ma créativité : je venais de finir l’impression du « livre ouvert » et avais imprimé quelques feuilles de brouillon avant de nettoyer la plaque. Habituel. 
Ensuite, j’imprimais le visage d’une nouvelle gravure : « le visage de Joachim du Bellay » et de la même façon, j’imprimais quelques feuilles de brouillon avant le nettoyage de la plaque, et … 
J’avais utilisé le même brouillon que celui du livre, et cette double impression m’a sauté aux yeux : Du Bellay sortait du livre !
Alors le lendemain, impressions, réglages et voilà le résultat, totalement inattendu !

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Un atelier de linogravure à l’atelier de linogravure !

Ce week end, un atelier pas comme les autres à La Bergerie, avec des participants qui toutes et tous pratiquent déjà la linogravure.

Alors ça allait vite, les dessins fusaient comme les idées, et curieusement, on a bien pris le temps de déjeuner ensemble !

On a dessiné, on a gravé, et surtout on a imprimé sur de vraies presses, avec des papiers différents.

Chacun est reparti … en laissant les gravures sécher, la tête bien pleine de tous les bons moments passés ensemble.

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Joyeuse année 2022

Je vous souhaite une bonne et heureuse année en gravure, sur linoléum, sur bois, sur médium, sur contreplaqué, sur tout ce qui peut se graver en relief !

Les fleurs jaunes de l’atelier, linogravure en cours

‘ai démarré une linogravure assez grande pour moi (presque 30/40 pour la plaque) et assez complexe : j’ai réuni l’atelier de gravure et la maison autour de la cour, dans une vue aérienne étonnante, jugez plutôt.

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Des copeaux de lino, la Bergerie rit !

Et voilà, j’ai envie de reprendre exactement ce que je pensais il y a six ans :

Un atelier se finit, et c’est un peu le blues ! On fait des rencontres superbes, et au moment de se quitter, on voudrait que tout recommence !

D’accord, c’est la vie, mais quand même, les bons moments passent trop vite.

Et cette fois, la dernière journée est très calme, c’est le moment d’imprimer, encore et encore, dans les bonnes odeurs d’encre !

Ce sont des moments intenses, plaisants, et tristes à la fin, quand on réalise que c’est fini. Même pour moi, j’ai envie de dire : surtout moi ! Pourtant j’organise d’autres ateliers, je sais qu’on va apprendre à se connaître, s’apprivoiser, et que très vite ce sera : « Hou-hou, c’est fini ! » Notre côté enfant se réalise à plein, dans l’enthousiasme de la découverte, et la tristesse de l’arrêt. On prend la vie à pleines dents, comme dans un rêve-éveillé.

Quelques images de ce qu’on a fait.

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SURRÉALISME

Ma femme rangeait des livres dans la bibliothèque, en bas. C’était le matin, sa robe remontait doucement, plus elle rangeait en hauteur. Évidemment, je l’ai prise en photo, pour une gravure, plus tard. Quand elle a vu le dessin, elle a protesté : « mais ma robe n’est pas si courte ! » Non, mais le dessinateur fait ce qu’il veut : petite robe bien plus courte, et toi bien plus longue et la bibliothèque bien plus large !

À regarder ce dessin, et les livres bien rangés en étagères, je pensais aux villages perchés du Sud, alors, les livres du haut se sont effacés devant une multitude de petites maisons étagées. Elle, cette fois , les rangeant.

Notre chatte qui avait faim, trainait par là, se frottait aux jambes, se retrouve sur le dessin : des toits, des livres, un chat, une femme. De quoi interpréter, évoquer, imaginer : l’oeuvre appartient déjà à celui ou à celle qui la regarde.

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Une lino tous les deux jours !

Et une lino tous les deux jours ! Comme on semble partir en hibernation de printemps, je vais me confiner dans l’atelier !
Composer du texte, graver des petites linos, et imprimer sur tous les papiers possibles, expérimenter, prendre le temps, encore plus artiste qu’avant : 
Travailler dans l’inutile – indispensable !

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La fête de l’estampe au château de Blain

13 GRAVEURS AU CHÂTEAU

Cette année encore, c’est dans le cadre majestueux du Château de La Groulaie que se déroulera à Blain la Fête nationale de l’Estampe. Une estampe, c’est une image obtenue par l’impression d’une matrice sur une feuille de papier .

Du 21 Mai au 2 Juin, 13 artistes graveurs réunis pour la circonstance, exposeront leurs œuvres dans la salle Anne de Bretagne au Château. 

En effet, le 26 Mai c’est l’anniversaire de l’Édit de Saint Jean de Luz par lequel le roi Louis XIV accordait aux graveurs du royaume la liberté d’exercer en dehors de toute corporation.

Partout en France, à cette date, les graveurs organisent leur manifestation, en atelier, galerie, musée, et à cette occasion, le Musée de l’imprimerie ancienne de Blain se joint aux artistes graveurs pour marquer cette journée.

À Blain, nous serons 13 graveurs, 11 professionnels, et 2 jeunes pousses de 11 et 16 ans, mais qui gravent depuis longtemps. Parmi les graveurs, certains gravent « en relief » : le bois, le lino, d’autres « en creux » : le cuivre, le zinc, et certains mêlent la gravure et la typographie : nous offrons aux visiteurs un vaste panorama de la gravure telle qu’elle est pratiquée au XXI° siècle.

L’exposition proprement dite se déroule du 21 Mai au 2 Juin aux heures d’ouverture du château : de 14h à 18h30 en semaine, de 10h à 12h et de 14h à 18h30 le dimanche.

Les animations et démonstrations ont lieu les 25 et 26 Mai et le 2 Juin, toute la journée au Musée de l’Imprimerie Ancienne au Château. Les entrées sont libres et accessibles à tous.Pour le collectif, jpgraveur, artiste professionnel 

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Culture paysanne


Sur le chemin, devant l’atelier, ce sont plutôt les tracteurs qui passent, surtout l’hiver. Mes petites filles sont ravies de les voir : elles habitent en ville. Je les entendais, un été passé, jouer aux couleurs et aux noms des paysans : Roger a un tracteur rouge, donc c’est la règle pour tous les autres, le tracteur vert est à Verret, le jaune à Jaunet, et le bleu à Bleuet …

Je vis au milieu des champs, des arbres, des oiseaux, des vaches, mais aussi des tracteurs. J’en ai déjà gravé plusieurs : un très moderne et très gros, un vieux tout rouillé, abandonné dans l’herbe.

Il y a peu, un tracteur orange (hum !) sorti des temps anciens roulait sur le chemin, tirant une tonne à eau, sans cabine, pétaradant, fumant. Je n’ai pas résisté au plaisir de le dessiner très vite, et l’ai gravé sans rectifier les traits, pour garder la spontanéité du premier jet.

Mon dessin me plaisait bien, mais il manquait de vie, alors j’ai décidé que les pneus seraient noirs, et que la fumée du tuyau d’échappement serait grise. Et là, ça devient délicat, la gravure est achevée, et la plaque de lino doit être découpée à la petite scie à chantourner : il faut être très calme, attentif à la coupe, et surtout rester dans le trait. 

À la fin j’obtiens trois morceaux, les roues, le corps du tracteur et la petite fumée : chacun va être encré séparément, puis assemblé avec les autres, et l’ensemble fixé dans la presse avant d’être imprimé. Voilà, c’est fini, il reste le séchage.

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De la linogravure au Salon des Métiers d’Art de Nantes

Avec 9 autres métiers d’art, je participe à l’animation du stand de notre collectif « Terres de Créations » lors du Salon des Métiers d’Art de Nantes.

Je ferai des démonstrations de gravure et d’impression vendredi après midi et samedi et dimanche matin.

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