Archives de Tag: création

Les lycéennes, la forêt et la linogravure !

Bonjour !

Les lycéennes et lycéens du deuxième groupe qui travaillent sur les quatre éléments avaient choisi l’air et la terre.

Comme pour le premier groupe, on a dessiné et re-dessiné ensemble leurs créations, et ensuite gravé le lino souple.

Ce n’est pas évident de passer rapidement du dessin à la gravure : les traits facilement marqués au crayon deviennent parfois de grosses marques sur le lino gravé !

Que ce soit lors de stages ou d’interventions en école, je remarque souvent que certains ont le sens de l’outil, de façon quasiment innée, et réussissent immédiatement leur gravure, alors que pour les autres, c’est un peu plus difficile.

deuxième groupe lycée.jpg

On arrive cependant à un résultat et l’ambiance studieuse, un peu crispée au début cède doucement la place à plus de décontraction, et l’impression se passe aisément. Certaines vont même jusqu’à poser une deuxième couleur avec un coton-tige !

Nos œuvres communes sont donc achevées, ma forêt bien vide s’est empli d’eau, d’air, d’animaux, de flammes, de ruisseaux, de pluie, de vent, de tornades, de poissons, d’hippocampes, de feux, tout va bien !

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La Linogravure au Lycée

Ce matin, on grave et imprime avec les lycéennes et les lycéens à Nort-sur-Erdre. La semaine dernière je leur ai présenté mon activité de graveur et on a élaboré ensemble le schéma d’une œuvre commune !

L’oeuvre sera la forêt (ma part) plongée dans l’eau et le feu (leur participation). La semaine passée, j’ai imprimé les arbres sur une grande feuille. Ce matin ils ont reçu chacun une petite pièce de lino souple à graver, et ils se sont bien débrouillés.

Comme il s’agit de lino souple, on peut imprimer à la main, sans utiliser de presse, et pour se simplifier la vie, on a choisi l’encre à l’eau, qui sèche vite, et utilisé l’eau pour la dilution et le nettoyage.

lycée de l'erdre 1.jpg

Le semaine prochaine, avec le deuxième groupe, les deux autres éléments viendront à leur tour occuper la forêt : l’air (le vent) et la terre (animaux et végétaux).

On a réussi à mener à bien dans les délais impartis notre création commune : une bonne découverte de part et d’autre, et la satisfaction d’avoir réussi !

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Des Nouvelles de l’atelier en février !

Bonjour !

Mon fidèle ordinateur, un peu vieux, ne me permettait plus d’accéder à mon compte jpgraveur : il me fallait demander l’aide de mes amis pour utiliser leur micro et rédiger mes articles.

Mais c’est fini, et vous allez enfin (!) recevoir régulièrement des nouvelles de l’atelier de La Bergerie.

Bien, je travaille en ce moment encore sur des trains, et les premières impressions de ma loco-fermeture éclair sont faites : j’ai retouché la gravure, trop symétrique, désaxée, et je me propose d’imprimer la semaine prochaine.

loco zip

En même temps, je travaille pour l’une de mes petites filles qui m’a demandé un repose pied afin qu’elle puisse jouer confortablement avec son clavier : j’ai exaucé ses vœux et fabriqué un bel objet, baroque, kitsch, et musical.

repose-pied violette.JPG

La semaine prochaine, j’interviens en Lycée professionnel, et nous allons mêler nos talents, et imprimer ensemble un paysage forestier dans chacun des thèmes suivants : l’air, l’eau, et la terre, le feu. J’ai préparé la gravure de « fond », les lycéens et lycéennes vont la peupler avec leurs créations individuelles : affaire à suivre !

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Stages, gravures et animations typographiques

Après m’être bien investi dans l’animation

au musée de l’imprimerie de Blain,

je repars dans un stage

avec trois graveurs

on oeuvre sur Valloton et l’abstraction,

en noir et blanc, et le résultat est

à la hauteur des attentes !

***

Comme je n’ai pas gravé depuis longtemps

(pour moi, quelques jours c’est … longtemps)

je dessine, re-dessine, une petite

flûtiste, m’inspirant de ma petite fille,

et encore une fois, un train s’invite,

préparation flûtiste à la loco

et l’inspiration aidant – ici, c’est

vraiment à propos, avec flûte et loco à vapeur –

je crée une gravure associant les deux

thèmes, instrument à vent, et locomotive

à vapeur ! C’est « la charmeuse de train »

gravure charmeuse de train

Décidément les trains me poursuivent,

des « chevaux de feu », en passant par

« le retard du chef de gare ».

Souffle

***

Et pour repartir un peu dans le bénévolat,

ce week-end, on a fait une animation au

Salon du Livre de Châteaubriant

avec le Musée de l’imprimerie de Blain,

qui a déplacé quelques presses là-bas !

estampe sous la presse

Je crois que je vais continuer dans les trains,

les locos à vapeur m’impressionnent bien !

Quelque part je me sens

Steampunk !

Enfin, steampunk…

Tendance : rétro-futuriste,

section : fantasy,

sous section : lino-graveur,

département : amusant, 

tiroir : pas sérieusement,

case : on rigole !

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Dimanche 17 septembre, journées du patrimoine, la lino au Château de Blain

Bonjour !

Dimanche 17 Septembre, pour les journées du patrimoine, je me déplace avec mes linos au Château … de Blain, évidemment, puisqu’au rez-de-chaussée, le musée de l’imprimerie ouvre ses portes avec animations et démonstrations d’impressions.

Pour tout ça, j’emporte une nouvelle oeuvre, jamais encore imprimée, et qui attendait sagement à l’atelier une occasion. Je prend le risque de réaliser la première estampe en public, alors que j’ai prévu une gravure avec au moins quatre couleurs !

Il s’agit d’une jolie nana joliment bronzée, allongée sur la plage, sous un parasol, avec comme titre « l’île au trésor » mais … protégée par … : à découvrir sur place !

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En linogravure, la deuxième impression peut être la bonne !

Bonjour !

Je vais vous parler de l’impression, et aujourd’hui, des moyens de « texturer » les estampes.

Quand on imprime de façon classique, on utilise un rouleau encreur, de l’encre typographique, que l’on étale en un film mince sur la plaque gravée, et on presse.

Récemment, pour nettoyer une plaque qui m’avait servi à imprimer du tissu très épais, avec un tissage bien marqué, j’ai utilisé une feuille de brouillon pour le nettoyage, l’ai imprimée avec la presse, et l’impression fut assez extraordinaire : la plaque avait gardé les marques du tissu !

Aussitôt, j’ai pris un tissu encore plus épais avec un entrecroisement de fils très marqué, je l’ai imprimé une première fois avec la plaque, puis j’ai imprimé une feuille de papier avec la même plaque, sans la ré-encrer, et j’ai eu une impression de l’estampe qui semblait être imprimée sur tissu.

Depuis j’essaye divers motif en léger relief : je prend une plaque de lino, l’encre et imprime une première fois une feuille de papier aquarelle bien texturé, puis sans encrer à nouveau la plaque, j’imprime une feuille de papier avec un peu de grain, et j’obtiens un effet de « reliefs » sur le papier.

Je viens d’utiliser cette technique pour imprimer des traces de pieds nus.

Je cherchais à obtenir une impression d’empreintes sur du sable, alors c’est ce que j’ai fait, en gravant une plaque en négatif de la trace d’un pied, et en utilisant pour la première impression un papier Canson « C » à grain, et sans ré-encrer, j’ai imprimé l’estampe définitive.

 

 

La gravure obtenue donne vraiment l’impression d’une trace de pas dans le sable. Curieusement, la troisième impression fonctionne encore, et donne un effet « vaporeux » très intéressant. J’ai l’impression (ravi du jeu de mot) d’utiliser la « mémoire » de la première impression pour la deuxième, comme quoi la première impression n’est pas forcément la bonne (un bon sujet dissertation!)

 

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Des traces de pas en linogravure

Les empreintes, les traces, les pas : dans le sable, la neige, la terre m’ont souvent passionné. Pour un graveur, elles sont comme une gravure sans le graveur, une empreinte sans l’encre ni la presse, un signe qui force l’humilité de celui qui inlassablement travaille sur ces empreintes et essaye de les restituer dans son univers.

Alors quand une amie artiste m’a proposé de participer à une oeuvre commune sur ce thème j’ai dit oui ! Forcément.

Et depuis presque un mois, les traces et les empreintes trottent dans ma tête, parfois évidentes, et le lendemain beaucoup moins…

J’ai commencé par encrer les pieds de ma « disciple » préférée, puis ses chaussures, ensuite, j’ai cherché dans mes photos des empreintes de pieds dans le sable, enfin, je suis allé dans le jardin, j’ai bien ratissé la terre, l’ai tassée, arrosée, et pieds nus j’ai imprimé dans le sol mes propres empreintes de pieds !

De tout cela il va émerger quelque chose : depuis je dessine, je décalque, j’inverse, et j’avance, bien.

 

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Un linograveur fête l’estampe !

Cette année, pour la fête nationale de l’estampe,

j’ai choisi de quitter l’atelier,

l’espace d’un long week end !

Vendredi et samedi, j’ai regagné

le musée de l’imprimerie de Blain,

dans le château médiéval,

pour expliquer ce qu’est l’estampe aujourd’hui.

Le public très divers était fort intéressé par le lieu,

un château ! les machines : surtout la linotype,

et quand même aussi, la gravure.

J’étais accompagné pour tout cela

par trois bénévoles du musée,

et par Véronique, graveure sur cuivre.

Le soir lors d’un « moment de convivialité »

l’ambiance fut encore plus festive, avec

les représentants de la municipalité,

les amis, et les partenaires

 Perso, j’ai du terminer l’after assez tard

après que le soleil se soit couché.

Le dimanche, je suis allé à Nantes,

dans l’atelier de Elsa Saîsset,

près de Ste Thérèse.

Malgré la pluie, le public s’est décidé

à venir l’après midi, On a beaucoup parlé,

un peu expliqué, et surtout en fin de journée,

on a imprimé au gros rouleau  de béton

apporté par Elsa.

Ce n’était pas un rouleau compresseur,

mais ça valait le coup, et ça viendra,

le « petit » rouleau nous a mis en appêtit ! 

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