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Dimanche 17 septembre, journées du patrimoine, la lino au Château de Blain

Bonjour !

Dimanche 17 Septembre, pour les journées du patrimoine, je me déplace avec mes linos au Château … de Blain, évidemment, puisqu’au rez-de-chaussée, le musée de l’imprimerie ouvre ses portes avec animations et démonstrations d’impressions.

Pour tout ça, j’emporte une nouvelle oeuvre, jamais encore imprimée, et qui attendait sagement à l’atelier une occasion. Je prend le risque de réaliser la première estampe en public, alors que j’ai prévu une gravure avec au moins quatre couleurs !

Il s’agit d’une jolie nana joliment bronzée, allongée sur la plage, sous un parasol, avec comme titre « l’île au trésor » mais … protégée par … : à découvrir sur place !

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En linogravure, la deuxième impression peut être la bonne !

Bonjour !

Je vais vous parler de l’impression, et aujourd’hui, des moyens de « texturer » les estampes.

Quand on imprime de façon classique, on utilise un rouleau encreur, de l’encre typographique, que l’on étale en un film mince sur la plaque gravée, et on presse.

Récemment, pour nettoyer une plaque qui m’avait servi à imprimer du tissu très épais, avec un tissage bien marqué, j’ai utilisé une feuille de brouillon pour le nettoyage, l’ai imprimée avec la presse, et l’impression fut assez extraordinaire : la plaque avait gardé les marques du tissu !

Aussitôt, j’ai pris un tissu encore plus épais avec un entrecroisement de fils très marqué, je l’ai imprimé une première fois avec la plaque, puis j’ai imprimé une feuille de papier avec la même plaque, sans la ré-encrer, et j’ai eu une impression de l’estampe qui semblait être imprimée sur tissu.

Depuis j’essaye divers motif en léger relief : je prend une plaque de lino, l’encre et imprime une première fois une feuille de papier aquarelle bien texturé, puis sans encrer à nouveau la plaque, j’imprime une feuille de papier avec un peu de grain, et j’obtiens un effet de « reliefs » sur le papier.

Je viens d’utiliser cette technique pour imprimer des traces de pieds nus.

Je cherchais à obtenir une impression d’empreintes sur du sable, alors c’est ce que j’ai fait, en gravant une plaque en négatif de la trace d’un pied, et en utilisant pour la première impression un papier Canson « C » à grain, et sans ré-encrer, j’ai imprimé l’estampe définitive.

 

 

La gravure obtenue donne vraiment l’impression d’une trace de pas dans le sable. Curieusement, la troisième impression fonctionne encore, et donne un effet « vaporeux » très intéressant. J’ai l’impression (ravi du jeu de mot) d’utiliser la « mémoire » de la première impression pour la deuxième, comme quoi la première impression n’est pas forcément la bonne (un bon sujet dissertation!)

 

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Des traces de pas en linogravure

Les empreintes, les traces, les pas : dans le sable, la neige, la terre m’ont souvent passionné. Pour un graveur, elles sont comme une gravure sans le graveur, une empreinte sans l’encre ni la presse, un signe qui force l’humilité de celui qui inlassablement travaille sur ces empreintes et essaye de les restituer dans son univers.

Alors quand une amie artiste m’a proposé de participer à une oeuvre commune sur ce thème j’ai dit oui ! Forcément.

Et depuis presque un mois, les traces et les empreintes trottent dans ma tête, parfois évidentes, et le lendemain beaucoup moins…

J’ai commencé par encrer les pieds de ma « disciple » préférée, puis ses chaussures, ensuite, j’ai cherché dans mes photos des empreintes de pieds dans le sable, enfin, je suis allé dans le jardin, j’ai bien ratissé la terre, l’ai tassée, arrosée, et pieds nus j’ai imprimé dans le sol mes propres empreintes de pieds !

De tout cela il va émerger quelque chose : depuis je dessine, je décalque, j’inverse, et j’avance, bien.

 

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Un linograveur fête l’estampe !

Cette année, pour la fête nationale de l’estampe,

j’ai choisi de quitter l’atelier,

l’espace d’un long week end !

Vendredi et samedi, j’ai regagné

le musée de l’imprimerie de Blain,

dans le château médiéval,

pour expliquer ce qu’est l’estampe aujourd’hui.

Le public très divers était fort intéressé par le lieu,

un château ! les machines : surtout la linotype,

et quand même aussi, la gravure.

J’étais accompagné pour tout cela

par trois bénévoles du musée,

et par Véronique, graveure sur cuivre.

Le soir lors d’un « moment de convivialité »

l’ambiance fut encore plus festive, avec

les représentants de la municipalité,

les amis, et les partenaires

 Perso, j’ai du terminer l’after assez tard

après que le soleil se soit couché.

Le dimanche, je suis allé à Nantes,

dans l’atelier de Elsa Saîsset,

près de Ste Thérèse.

Malgré la pluie, le public s’est décidé

à venir l’après midi, On a beaucoup parlé,

un peu expliqué, et surtout en fin de journée,

on a imprimé au gros rouleau  de béton

apporté par Elsa.

Ce n’était pas un rouleau compresseur,

mais ça valait le coup, et ça viendra,

le « petit » rouleau nous a mis en appêtit ! 

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Histoires de boites !

 

Cette semaine à Châteaubriant démarre

l’exposition consacrée « aux boites »

Je suis donc passé des deux dimensions de la gravure

à la troisième dimension des boites.

J’aurai pu graver une boite, ce que j’ai fait d’ailleurs,

mais on verra ensuite !

Pour l’exposition, j’ai choisi de faire une « boite de nuit » !

Donc fermée ! Donc avec du rouge !

Avec juste un petit trou pour voir ce qu’il y a dedans !

Aujourd’hui vous n’en saurez pas plus,

il faudra attendre la fin de l’expo Castelbriantaise

pour en savoir plus !

Allez, juste une photo :

Voilà, une boite un peu baroque, derrière la presse,

mais qui a cependant un rapport avec la gravure,

car ce qu’on découvre à l’intérieur est évidemment

une gravure, mais de quoi ?

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Steampunklinocut

Hé Hé, voici ma première gravure steampunk

J’étais steampunk et ne le savais pas !

Waaaaah !

Bon, si c’est récupérer de vieilles presses

les réparer, les modifier (un peu)

et les faire fonctionner, alors d’accord,

va pour ça !

Du coup je me suis un peu documenté,

et ma foi, ça colle assez bien  

avec ce que je fais en ce moment !

Par exemple,

on prépare la foire culturelle Saint Jacques,

sur le thème des voyages extraordinaires

et j’ai créé l’affiche, linogravé un ballon,

et un sous marin.

 ***

Et là, tout de suite,

j’ai encadré mon estampe qui imagine Jules Verne,

ici, Aux Touches, venant inspecter le site de la foire !

Et coup de chance imprévu,

mon voisin est venu me donner un vieux cadre

dont il se débarrassait : steampunk à souhait !

 

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Les gens sur le pont, avec ciel nuageux !

Les gens sur le pont, avec ciel nuageux …

J’avais en tête l’image d’un ciel avec

des traînées blanches de nuages

quand j’ai commencé à graver mes « gens sur le pont.

Plutôt que d’utiliser la technique de la « plaque perdue »

j’ai pensé graver deux plaques,

imprimées l’une après l’autre avec un bon repérage.

Alors pour changer un peu (!)

j’ai utilisé un bon vieux contreplaqué,

un peu abîmé, dont j’ai retravaillé les fibres.

Pour compliquer un peu les choses,

je l’ai ajusté dans le bas pour qu’il s’insère

juste sous les pieds des gens.

 

 

 

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Les gens sur le pont

« Les gens sur le pont »

Une fin de journée ensoleillée,

des gens rentrent chez eux,

 j’en choisis trois dans la foule :

Je les photographie,

en attendant de re-dessiner.

Et comme l’encre de ma

précédente gravure tarde à sécher,

je grave la plaque, la prépare

pour l’impression, et la voilà,

imprimée le jour suivant !

 

 

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