Archives Mensuelles: septembre 2011

Merci aux déménageurs de presse typographique !

Ce matin l’atelier est calme, trop calme !

après ce week end de déplacement

de presses, de machines, de tables, de casses,

et un lundi fou fou fou de fin de travail, 

c’est le temps de la pause, ce temps tranquille qui suit

le mouvement, qui permet de revenir

en pensées sur l’action

Alors : 

Merci !

à Isabelle, Véronique,

Alain et Aline,

Alain et Olivia,

Matthieu et Charlotte,

Raph et Sophie,

Benjamin et Aline,

et à Cathy mon épouse

Pour les muscles, la bonne humeur,

et le bon coup de fourchette !

Je suis heureux !

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Typographie, gravure sur lino, travail du bois : enfin le jour du grand déplacement !

Depuis mon installation comme

graveur imprimeur de mes oeuvres,

je pense à séparer complètement

les activités de gravure, imprimerie

et de travail du bois : 

Le Jour du Grand Déplacement

est enfin arrivé.

***

Les copains et les copines sont au rendez vous,

pour moi, l’émotion est à son comble.

On commence par la presse à épreuve de grand format,

ma Vandercook n° 3

qui accepte en effet le « colombier affiche »

un papier de 62 X 85 cm, et pèse 225 kilo

tout va bien, la presse passe juste par la porte

et le petit chariot la supporte vaillamment.

Ensuite on déplace un établi, véritable jeu d’enfant,

avant de s’atteler au gros morceau :

ma combinée de menuiserie, qui pèse 360 kilo !

et ne passe pas par la porte de communication :

il va falloir la sortir par la porte principale,

la faire rouler dans la cour, sortir sur la route,

entrer par l’allée gravillonnée, et passer par la 2° porte de l’atelier

Mais comme elle est montée sur roues à pneus,

tout va bien, et le passage par le chemin 

de la Bergerie est une véritable promenade :

Et voilà, après 25 ans, ma combinée rejoint

sa nouvelle salle, la « menuise »

de la Bergerie.

J’ai gardé mon outillage à bois, par sentiment au début,

et m’en réjouis aujourd’hui, puisque ma gravure fait appel

au bois, au médium, et au lino, et mes machines m’offrent

l’autonomie rêvée !

Un pas de danse devant la porte

(en réalité, ils la reposent après le passage de ma combi)

un coup de marteau burineur pour aplanir le sol

un ou deux coups de scie pour préparer l’emplacement

des rangs, et tout est en place !

La menuiserie est en place

l’imprimerie aussi

un coup de balançoire avec les petits

et comme souvent à La Bergerie

ça se termine par un bon repas entre tous ;

et par des chansons,

et le lendemain avec une inauguration

apéro dans l’imprimerie !

Tagué ,

la veille du grand déplacement

Depuis plusieurs jours je travaille à préparer

« le grand déplacement ».

Quand j’ai démarré la gravure, c’était après

avoir été successivement :

fabricant de jouets en bois,

et prof de communication.

J’avais gardé mon atelier orienté bois,

ça tombait bien pour faire de la gravure sur bois,

seulement voilà,  je me suis pris de passion pour l’impression,

d’abord de mes gravures, puis de la typo,

et l’encre et les presses n’aiment pas la poussière !

Alors aujourd’hui, enfin, demain,

« on joue » à séparer presses et machines à bois.

J’ai équipé ma combinée de roues à pneus :

elle ressemble à une vieille « Ford T »

J’ai déposé toutes mes casses

pour déplacer les rangs :

et dans le futur atelier menuis’

dont j’ai chaulé les murs,

ma Vandercook n°3

attend elle aussi

son déplacement vers l’imprimerie :

Tout cela pèse très lourd, on va jouer la prudence,

j’ai fait appel à des bras costauds,

gars et filles, 

et même si tout semble bien au point,

jusqu’au programme chronologique des déplacements,

j’appréhende un peu tout de même

le passage de l’idée à l’action !!!

À bientôt, en images et en réflexions

***

Tagué , ,

europe maigre, univers gras, romain édition, antique litho demi gras, etc

Ce week-end on a fait la fête à la bergerie :


 

J’avais préparé une gravure  pour les invités

et j’ai expliqué mon travail de graveur :

***

Aujourd’hui, j’ai partagé mon temps entre la poésie 

inattendue de la typographie :

(En ces temps de finances

qui déraillent, une europe maigre coexiste ici avec 

une europe mi grasse …

mais l’univers n’en a que faire !)

et la réorganisation de mon atelier :

en effet, mes presses d’imprimeurs, mes casses

voisinent avec une machine à bois, une scie, et même

un tour à bois, alors qu’une grande presse s’est retrouvée

seule dans la pièce voisine.

Donc, une fois n’est pas coutume,

je vais mettre de l’ordre dans mon atelier !

J’ai compté : il va y avoir 9 déplacements de machines,

presses, meubles, et autres !

J’ai prévu de faire appel aux copains costauds :

Alors telle une fourmi laborieuse, je nettoie,

je range, je démonte, je lave !

Et déjà je rêve à un atelier logique, pratique, raisonnable

où on ne court plus après l’encre, le papier, les casses !

***  

À suivre !

***





Technique de la plaque perdue – suite

J’avais décidé de transformer une gravure existante

en utilisant la technique de la plaque perdue,

voici en images, le résultat :

initialement la gravure c’était ceci, en noir sur blanc

j’ai encré en gris clair et imprimé l’état initial,

puis j’ai ôté de la plaque

tout ce qui ne devait pas être en noir :

Et voilà, on obtient une gravure en deux couleurs

avec une seule plaque :

l’intérêt est double:

– moins de travail : une seule plaque

– les couleurs se superposent parfaitement

puisque c’est la même plaque

le problème :

– avoir un repérage parfait de la plaque et du papier

– bien visualiser le résultat espéré.

***

Pendant ce temps ma grande presse

est toujours bien occupée par le petit livre :

on distingue bien les frisquettes qui 

protègent le papier des macules.

Et les tirages du voilier de Brooklyn

sèchent doucement :

Et pour conclure, une affichette trouvée lors

de mes pérégrinations sur le net :

a linocut by Mare Blocker

pour le 100° anniversaire de la presse à épreuve  Vandercook

Tagué

typo « rouillée », typo & plâtre, typo & livre d’artiste, linogravure et plaque perdue

L’atelier fourmille de créativité, d’inventivité,

de questions à résoudre, et même

de problèmes quasi insolubles

dans l’encre typographique !

***

* TYPO ROUILLÉE *

Pour commencer, la bonne question

avec comme le dit ma petite fille :

de la typo rouillée !

avec de la patience, un peu d’inventivité,

les caractères typographiques s’installent

gentiment !

pour obtenir cet effet, j’ai encré en noir puis aussitôt

j’ai passé un petit rouleau d’orange clair

par endroit, et parfois j’ai remis

de l’encre noire.

***

* LA TECHNIQUE DE LA PLAQUE PERDUE *

J’avais sous les yeux une ancienne plaque jamais tirée

complètement, et qui semblait se prêter

à la technique de la plaque perdue :

on grave d’abord la couleur claire, généralement celle du fond,

on imprime, et ensuite, on grave à nouveau la même plaque,

en ôtant tout ce qui doit rester de la première couleur,

donc en gardant la deuxième couleur,

et on imprime à nouveau.

J’ai  démarré doucement, ne choisissant que le gris et le noir :

voici la plaque encrée sous presse,

et le résultat pour la première couleur,

la suite pour bientôt !

***

* LE LIVRE D’ARTISTE *

L’aventure du livre d’artiste se poursuit :

la composition des pages est entièrement manuelle,

On a réalisé une frisquette,

sorte de cache rabattable qui évite les salissures :

et voici le résultat tout propret !

***

* PLÂTRE  &  TYPOGRAPHIE *

J’ai envie de réaliser des compositions typographiques 

moins rigides, moins carrées alors j’installe

les caractères dans un petit moule en bois

et je coule du plâtre à l’intérieur :

deux questions à régler :

1° est il possible d’imprimer de cette façon ?

2° les caractères sont-ils récupérables ensuite ?

l’avenir me le dira !

***

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