Reprise des stages de linogravure dans le respect des règles sanitaires

Comme vous le savez, j’organise quelques stages par an à l’atelier, au milieu des presses, des encres, des gouges et du papier !  Un stage dure désormais deux jours consécutifs, du samedi au dimanche, et de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h.

 Il s’adresse aussi bien au débutant qu’au linograveur déjà pratiquant. Le premier jour, on grave une plaque de moyen format : 10 cm / 15 cm environ. Le deuxième jour on termine de graver et on passe à l’impression, sur presse ou à la main. Le tarif est calculé sur la base de 75€ par jour (150 € les deux jours).

Le papier et les encres sont fournis, l’outillage est prêté, on repart avec plusieurs exemplaires de sa gravure, une gravure de chacun des participants, et une gravure de l’artiste ! On déjeune ensemble à midi, et des chambres d’hôtes à proximité immédiate de l’atelier permettent de demeurer sur place les trois jours.

L’ inscription se fait par téléphone, mail ou par la poste, et devient définitive après réception d’un chèque de 75 € à mon ordre : Jean Pierre Coasne, 406 La Bergerie, Route de Trans sur Erdre, 44390 LES TOUCHES tel. 02 40 72 41 41 ou 06 40 07 41 96 et  jp.graveur@orange.fr.

Les dates des prochains stages :

Samedi et dimanche : 26 et 27 Septembre 2020 

Samedi et dimanche : 24 et 25 Octobre 2020

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De la linogravure à Mesquer

Bonjour !

L’expo collective « Estiv’art » à laquelle je participe à Mesquer s’est installée dans le magnifique espace de la Maison du Patrimoine.

J’y ai mis mes dernières créations : « Les livres-toits », « L’attrapeur de lune », « La pêche dorée », « Les peintres », « Déluge » et d’autres plus anciennes : « Reflets bleus », « Balayeuse de livres », « Contrejour bleu » « Aux arts citoyen » et d’autres encore !

On s’était installés Cathy et moi pour une semaine à Lanséria, à Quimiac, dans une roulotte de camping, et on a redécouvert les plaisirs du bord de mer, avant de quitter tout ça avec un ciel éblouissant samedi soir !

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SURRÉALISME

Ma femme rangeait des livres dans la bibliothèque, en bas. C’était le matin, sa robe remontait doucement, plus elle rangeait en hauteur. Évidemment, je l’ai prise en photo, pour une gravure, plus tard. Quand elle a vu le dessin, elle a protesté : « mais ma robe n’est pas si courte ! » Non, mais le dessinateur fait ce qu’il veut : petite robe bien plus courte, et toi bien plus longue et la bibliothèque bien plus large !

À regarder ce dessin, et les livres bien rangés en étagères, je pensais aux villages perchés du Sud, alors, les livres du haut se sont effacés devant une multitude de petites maisons étagées. Elle, cette fois , les rangeant.

Notre chatte qui avait faim, trainait par là, se frottait aux jambes, se retrouve sur le dessin : des toits, des livres, un chat, une femme. De quoi interpréter, évoquer, imaginer : l’oeuvre appartient déjà à celui ou à celle qui la regarde.

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Atterrissage à la Bergerie

C’était la fin du confinement !

Ça commence avec les tout petits : 7 ans,

c’est l’âge idéal : on n’a pas encore peur de rater!

ils ont gravé le vinyl bleu : pour faire des tampons.

Ensuite, mes amies lino-graveures sont revenues à l’atelier. 

il y a longtemps qu’elles n’avaient pas gravé ici de concert. 

alors, on s’est retrouvés pour dessiner, gommer, coller, 

s’écouter, puis graver, découper et imprimer. 

Cette fois, on allait utiliser la technique de la plaque perdue, 

en deux jours, et à l’encre à l’huile , c’est une sacrée gageure ! 

et ça marche : avec intelligence et siccatif !

Chacune est repartie avec un exemplaire tout frais, 

et a laissé les autres sécher dans les claies,

on se reverra bientôt !

Et au moment de leur départ, les aînés des petits enfants 

sont arrivés : d’abord les filles, puis leur cousin, 

tous très excités par les vacances et l’atelier.

Les grand se sont initiés au bois : raboter à la main, poncer,

polir et même cirer ! Puis au cartonnage : fabriquer un meuble

avec tiroirs ! Puis dessiner, et surtout se baigner !

De vieux amis qui remontaient en Bretagne du nord ont fait escale

à la Bergerie, un peu perdus dans toute cette animation mais 

heureux de la complicité directe avec les enfants. 

Et là, après le départ de tout ce petit monde, la maison et l’atelier

sont bien vides, calmes, et silencieux. C’est le blues des lendemains,

on le sait bien, mais il n’empêche, ça rend triste, et même le temps

s’est mis à crachiner comme il sait si bien le faire par ici !

Demain il fera beau, 

les amis les enfants reviendront

et tout ira, demain ça ira

et … c’est déjà demain !

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linogravure de poissons dorés

Bonjour !

J’ai (enfin) terminé ma gravure !

Désormais, elle a trois couleurs :

  • le gris en fond (pour l’océan)
  • le noir profond pour souligner les formes (avec la même plaque : technique « picasso »)
  • le doré pour les poissons (sur une autre plaque, incrustée dans l’autre)

Je n’ai pas encore trouvé le titre idéal :

  • Rêverie de pécheur
  • Mirage doré
  • Envol de poissons
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Linogravure en noir gris et blanc de « la pêcherie »

Hello ! dans mon dernier message je disais que j’avais recommencé » à graver : j’ai continué ! Cette fois, j’ai repris la plaque de « La pêcherie » et j’ai gravé le noir : donc j’ai enlevé tout ce qui devait être gris pour ne garder que le noir.
Puis j’ai imprimé, le ciel étant en attente – insoutenable, n’est-ce-pas ?
Bon, d’un autre côté, c’est déjà intéressant comme ça, mais pas assez « surréaliste » pour moi !

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Le linograveur a mal aux mains …

Hello !
Comme j’avais assez mal aux deux mains depuis quelques jours (maladie auto-immune qui se réveille), j’ai décidé de ne pas graver : j’ai tenu trois jours… 
La crise se passant, et comme c’est plus fort que moi, j’ai gravé :
Une pêcherie au pied de la falaise, que j’avais dessinée auparavant. 
Je la vois en deux couleurs, un gris « papier » : un blanc transparent avec un soupçon de noir pour le fond, et quand la plaque sera gravée à nouveau, un noir profond. 
Le système dit « de la plaque perdue »
Je vous présente le travail en cours (de récré, de gravure, de remise en forme).
Pour le ciel, j’ai des idées … ça va venir bientôt !

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Les peintres et Pallas Athéna

C’est un beau jour d’été, avec mon fils aîné, on a décidé de peindre dehors. Des années après, je me remémore cette journée, et décide de graver dans le lino cette ambiance artistique. Une muse nous inspire, ainsi Pallas Athéna, déesse des arts et des artisans, apparaît au dessus, en visiteuse curieuse et protectrice.

J’ai commencé par dessiner Pallas, m’inspirant de l’art nouveau pour sa coiffure. Je l’ai gravée une première fois après l’avoir découpée de la plaque principale. Et après quelques tirages d’essai j’ai décidé de lui donner plus de vigueur en ôtant toute la partie droite de ses cheveux. Il fallait accentuer son regard sur l’enfant et donc dégager l’espace entre eux.

Ensuite, j’ai gravé la plaque des deux peintres, et fais une pause : 

Je garde l’idée d’une gravure en Noir et Blanc ?
Ou je pratique la technique de la plaque perdue et j’introduis du gris ?

De plus en plus souvent, je démarre la gravure avant de savoir exactement où et comment je vais : cette méthode laisse une place énorme à l’inspiration, la créativité, la découverte. Elle donne aussi plus de vie aux images, et un peu de sur-réalisme.

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Attraper la lune !

Après avoir retrouvé une ancienne photo de l’un de mes gars courant à travers champ, poussant une brouette en direction d’une énorme balle de paille, je suis parti dans la création d’une gravure, la lune prenant la place de la balle de paille.

J’ai tout d’abord dessiné l’ensemble de mon image sur la plaque de lino, ce qui était gris, comme ce qui était noir. Puis, j’ai gravé la plaque pour les gris, c’est-à-dire que j’ai enlevé les blancs.

Il s’agit de la technique de la plaque perdue, on commence par enlever les blancs sur la plaque, ensuite on imprime avec la couleur la plus claire, ici le gris, et pendant que le papier sèche, on grave à nouveau la plaque (la même) en enlevant cette fois les gris. Et on imprime les noirs par dessus.

Comme je pouvais isoler la lune (en la découpant à la scie à chantourner) je l’imprime en même temps que les noirs, mais en doré !

Il fallait un titre à cette image, je pense à « attraper la lune »ce qu’on a pratiquement tous essayé quand on était ados …

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Créativité incertaine !

Bonjour !

Pour moi, le confinement imposé, même si je l’ai compris et respecté, n’était pas propice à la création. Surprenant, puisqu’il était censé libérer du temps, seulement voilà, le temps libéré par force n’est pas vraiment du temps libre …

Alors comme beaucoup je crois, ce temps disponible a été affecté aux tâches domestiques longtemps repoussées par justement ce manque de temps.

Aujourd’hui, après l’atterrissage du dé-confinement, je repars doucement dans la création : j’avais rouvert des boîtes de photos, datant de l’époque des photos sur papier et en avais sorti quelques-unes. Dont une où l’un de mes enfants courait dans un champ moissonné avec une brouette vers une énorme balle de paille, tel un « Sisyphe » moderne !

Cette image trainait en moi. Il y avait quelque chose à faire avec elle, mais c’était au temps morne du confinement, et rien ne venait. Alors je l’ai dessinée telle quelle, histoire d’attendre la lumière, si toutefois elle venait !

C’est venu tout doucement, et surtout avec la perspective presque certaine que ça allait déboucher. Tout d’abord, il fallait penser aux Noirs et Blancs. Chez les graveurs, cette notion est primordiale, l’un ne va pas sans l’autre. C’est comme en musique, les Noires et les Blanches. Aujourd’hui, cette évidence prend encore plus son sens avec la ségrégation scandaleuse des USA.

J’étais donc arrivé au noir et blanc : qui serait le noir et qui serait le blanc ? Dans la création graphique cette interchangeabilité va de soi. Évidemment, dans la vie courante ce n’est pas aussi simple.

J’ai sauté un nouveau pas : j’allais « métisser » tout cela ! Le gris arrivait !

Dans mon image le ciel était blanc, le sol gris, avec des noirs et des blancs ici et là, la botte noire à l’ombre, et grise au soleil, et le ciel tout blanc, avec quelques nuages, histoire d’assombrir un peu l’image.

C’était intéressant, mais sans plus : Qu’est-ce que ça disait ? Un temps j’ai pensé ajouter du texte. Alors j’ai remisé tout cela dans un coin de … mon cerveau, ma tête, mon cœur !

C’est un matin, (encore un matin !) au réveil, que l’idée s’est faite image : la botte de paille, pourtant essentielle dans la photo initiale, disparaissait. C’est la lune apparaissant sur l’horizon qui prenait place dans l’image, laissant l’imagination de celui qui regarde vagabonder : ce que je recherche dans mes images. 

Ainsi, la lune sera grise, ou noire, ou rouge grenat, je l’ai découpée de la plaque de lino, pour l’encrer séparément.

C’est bon, j’ai repris pied, l’enlisement ne fût que passager, l’a-venir vient, c’est tout bon !

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