Depuis le printemps, je grave le Mont-Juillet. C’est un affleurement rocheux, de la lave solidifiée depuis des millénaires. Un lieu emblématique de notre commune, habité depuis le néolithique : des haches et des flèches ont été découvertes sur le site.
Je me suis emparé de l’idée des 36 vues du MonFuji, et toutes proportions gardées (3000 mètres contre 53, et Hokusai et moi) je me propose de réaliser 36 estampes, en 2 ou 3 ans !
Je tourne autour du Mont en vélo l’appareil photo en bandoulière, et ce jour-là, j’ai aperçu une tête sauvage se découpant sur l’ombre portée par le soleil, alors c’est parti !
Après les photos, les dessins, les esquisses, la réflexion, la gravure.
Je pense déjà faire plusieurs couleurs, donc découper les plaques gravées.
Au début d’est plutôt calme, je découpe le Mont en trois morceaux, et j’imprime en trois aplats de couleurs différentes.
C’est bien, mais je sens bien que ce n’est pas exactement ce que je voulais maintenant : trop sage !
Eh bien oui, trois aplats pour un Mont-Juillet-punk c’est trop peu.
Alors, les crayons sur un tirage de nettoyage, des couleurs aussi. Et un matin bien réveillé, la scie à chantourner avec la plus fine de mes lames, et voilà un joli petit puzzle !
Puisque les aplats ne me plaisent pas, j’opte pour des degrés de couleurs sur chacune des petites plaques.
Voilà le résultat, plus vivant, pas encore complètement foldingue, mais je garde du possible, prévoyant 25 estampes, il en reste
encore une quinzaine à imprimer !





















