Archives Mensuelles: octobre 2009

la linogravure s’expose à oudon, suite

Vendredi, c’était le vernissage de l’expo de Oudon. J’y avais convié les amis et les copains. C’est petit un café quand on est nombreux, et on l’a vite rempli, au point que pas un n’a eu l’idée de sortir l’appareil photo de sa poche ! Résultat : rien à vous montrer. Bon, des gens regardant les murs, un verre à la main, un amuse-bouche dans l’autre, et bavardant à qui mieux mieux, ce n’est intéressant que pour ceux qui y étaient.

Je vous livre cependant l’article de l’Écho d’Ancenis, qui s’est fait pour l’occasion l’écho de cette manifestation culturelle et dégustative.

photo presse oudon

Et comme je continue à imprimer sur ma grande presse, quelques images d’impressions.

travaux sur la grande presse

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EXPOSITION à OUDON

café du hâvre oudon-3

Du 8 Octobre au 19 Novembre, j’expose mes linogravures et des acryliques au café du Hâvre, au pied de la tour à Oudon.

J’ai composé cette présentation autour de trois thèmes : la ville, la nature et les visages de femme.

Les linogravures sont celles sur lesquelles je travaille depuis deux ans, les acryliques en revanche sont très récentes.

Le format de mes oeuvres est dicté par la taille de ma première presse d’impression,

Je devrais très bientôt accéder à des tailles de linogravure vraiment plus imposantes : affaire à suivre !

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La linogravure et le typographe

Le premier jour :

Une linogravure doit tout d’abord être pensée, dessinée, gravée, et enfin imprimée. Penser, ça va ! Dessiner, aussi. Graver, je l’ai appris depuis longtemps, et je pratique à nouveau depuis trois ans. Imprimer, c’est une autre paire de manches. J’ai une petite presse à épreuves, qui limite mes formats de papier à 30/40 cm, donc mes linogravures à 20/40 cm.

Je sais qu’un jour je passerai à la taille supérieure. Et le hasard me fait rencontrer un typographe de métier, pendant une semaine de vacances en Morbihan.

Lucien Lorans exerce avec force et conviction son métier d’imprimeur. Il ne fait plus d’affiches depuis longtemps, et la grande presse à épreuves qui leur était dédiée, est reléguée au fond et sert de table, cependant que les belles Heidelberg rutilantes tournent dans l’atelier.

Je suis heureux de notre rencontre, il parle avec amour de la typographie au plomb, je lui parle avec autant de ferveur de ma linogravure. Nous sommes faits pour nous entendre, et je sens que la presse va changer de mains.

C’est une Deberny et Peignot, entièrement manuelle, posée sur un bâti en acier. Elle est en fonte, et très lourde. On évalue son poids à 160 kilos. L’affaire conclue, je repasserai avec des bras solides !

Trois jours plus tard avec deux de mes gars, on repart en Bretagne, en camionnette, et l’aventure continue, la presse est chargée sans trop de difficulté, et nous sommes de retour à La Bergerie en fin d’après-midi. Nos amis et amies du village sont au rendez-vous pour le coup de main :

arrivée de la grande presse (images)Le support de machine, image abstraite issue des encres qui ont coulé sur lui, est sorti et installé sans soucis. La presse exige des mains et des bras solides : Benjamin et Florian, mes enfants travaillent  de concert, mes deux voisins Alain et Alain se joignent à moi pour extraire la machine du fourgon. Alors qu’on la pose sur un chariot, Florian découvre des trésors de bois et de plomb mêlés, Claudie et Sophie, les « petites mains » attendent de pied ferme l’entrée de la grosse bête dans l’atelier, et se préparent à glisser les tréteaux par dessous. Domi absente des photos – et pour cause – fait le reportage. Un dernier réglage, et c’est tout bon, l’installation a réussi ! Une affiche réalisée il y a 20 ans par Lucien Lorans retrouve – émue – sa presse maternelle.

Le deuxième jour :

Maintenant que la presse est arrivée, le plus urgent, c’est l’essayer. Le lendemain, je n’ai de cesse d’imprimer, je choisis le coq du clocher, une de mes dernières réalisations, et sans procéder à un examen minutieux, qui viendra plus tard,  j’imprime. La plaque d’inox qui reçoit la gravure est un peu gondolée. Pour un essai ça devrait marcher !

deuxième jour de la presse

Je joue avec mon nouveau jouet. Avec sérieux, implication, concentration, mais aussi plaisir, jubilation, joie. J’étais prof de production graphique pendant 8 années, je n’avais pas le loisir de pratiquer, et maintenant, comme une boucle qui se referme doucement, je passe de la théorie à ma pratique, et quelque part, ça ressemble à du bonheur. D’autant que je le ferai partager à d’autres, amis, copains, stagiaires, visiteurs habituels ou passagers de mon atelier.

Et quand tout est nettoyé, réglé, graissé, inspecté,  je décide l’ajout d’une petite touche personnelle en peignant le support d’un jaune – de Morbihan – éclatant, qui réveille soudainement la belle endormie. Je préserve cependant le panneau de fond, qui garde ainsi ses abstractions typographiques.

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