Archives de Catégorie: gravure sur lino

Des boeufs, des hommes, des mots !

Aujourd’hui c’est la fête de l’estampe, alors dans l’atelier j’ai imprimé de la gravure, de la typo, sur la plus grande presse. Tout ça sèche dans les claies, et comme il pleut, j’attend demain pour les photos ! Sauf celle de la presse en cours de calage !

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Linogravure « il pleut, il mouille, c’est la fête à la grenouille … »

Il pleut il mouille, c’est la fête à la grenouille (en voilà une qui est contente !) et dans mon atelier, on entend le vent, la pluie, la grenouille (surtout la nuit) et le graveur qui grave !

Voilà, c’est presque fini, mes laboureurs ont reçu leurs premières couches d’encre noire. Il reste quelques modifications à apporter, mais c’est presque ça. J’ai découpé la plaque en deux : le ciel d’un côté, et les gars et les boeufs de l’autre :

Le ciel sera gris (beaucoup moins d’encre noire !) et les vivants seront noirs, bien noirs (la bouteille à gauche est presque vide ! )

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Le Maître du bois !

Depuis le 15 mars, l’atelier, vibre autour des plaques de lino, enfin découpées et encrées une par une, pour réaliser pleinement mon image.

J’ai réalisé un puzzle, à seulement 5 pièces, que j’encre séparément, mais imprime ensemble.

Ensuite, je laisse mes 20 tirages sécher. Puis, reprenant chaque pièce du puzzle, et je les grave à nouveau, pour la deuxième couleur (système de la plaque perdue).Quand c’est fait, je reprends le processus : assemblage dans la presse, et impression en repérage – exact – par dessus la première couleur.

J’ai donc une estampe en plusieurs couleurs, à peu près accordées… sauf le vert ! Alors les mots de Gauguin me reviennent : « Si tu dois mettre du vert, mets le plus fort de ta palette » bon, tout va bien.

Les derniers états des pièces du puzzle méritaient peut-être un tirage à part : une gravure en noir et blanc ! J’ai fait une première expérimentation en or et argent, et aussitôt après en noir sur blanc. Ça fonctionne aussi !

dav
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Le Bois, ses Machines, et leur Maître, suite

Le bois, ses machines et leur maître !A fond dans cette nouvelle gravure, j’évolue en même temps que je dessine, réfléchis, et laisse du temps passer.

Et voilà où j’en suis aujourd’hui : après avoir décidé de mettre des demi teintes, donc, travailler à plaque perdue, je me suis dit que je pouvais aussi faire de la découpe : et ainsi, mettre des couleurs !

J’ai donc maintenant 6 plaques, 4 qui s’imbriquent, et deux qui s’ajoutent. Je mêle la technique « Picasso » de la plaque perdue, la technique « Munch » du puzzle et la technique « une plaque par couleur » la plus classique.

Et pour couronner le tout, j’ajoute une calligraphie : la dédicace du photographe de l’époque au « maître »

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Le bois ses machines et leur maître

Bonjour,

Dans un précédent article je présentais mon prochain projet « le bois, ses machines et leur maître ». J’avais prévu une image gravée sur contreplaqué. J’ai complètement changé d’avis ! Je vais graver le maître et ses machines sur du lino, et l’arbre sur du bois.

L’idée générale c’est d’avoir un arbre moins présent, gravé sur une autre planche, et d’être libre de l’encrer comme je le désire. Pour corser le tout, j’ai choisi de découper la silhouette de l’arbre dans une feuille de contreplaqué classique, je l’ai donc dessiné sur un calque posé sur le dessin du lino, de façon à ce que les branches recouvrent sans le cacher le « maître » des lieux.

Ensuite, j ‘ai déménagé la scie à chantourner près du poêle à bois, pour un certain confort par ces temps assez froids. Tout fonctionne bien, rien n’est cassé, et la silhouette s’insère bien dans la menuiserie sans trop cacher les bois et le personnage.

J’ai donc collé l’arbre découpé sur un morceau de bois aggloméré pour arriver à la hauteur typographique. Demain je commence à graver le lino, j’ai quelques heures de travail devant moi !

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Plongée dans; la lecture !

Bonjour !

Retour à la lino !

retour aux livres aussi

cette fois, c’est « plongeon »

une femme plongée dans un livre.

Une plaque gravée, puis soigneusement chantournée

à la scie pour dégager la baigneuse de son livre éclaboussé

par son immersion dans la lecture ! de façon à imprimer en 2 couleurs :

le noir de l’encre, et le gris de l’encre noire ôtée par une première impression au brouillon !

dav
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L’atelier de linogravure ouvert les 18, 19, et 20/12

Effervescence à l’atelier : il faut préparer, et bien préparer l’expo qui démarre vendredi et se continue tout le week end .

Alors, derniers encadrements, premiers accrochages, peut-être pas définitifs, et surtout rangement, déplacement de choses, de machines, et d’outils.

Parce que dès samedi, deux consoeurs me rejoignent à l’atelier : Marthe Rougieux enluminure, et Celine Prud’homme travail du cuir. Et à trois, il faut de la place. Mais ce sera prêt, c’est sûr !

Et pour éviter l’ennui (!) j’accueille un jeune stagiaire de 3ème, qui vient en observation : il participe à l’agitation, et … n’en pense certainement pas moins !

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5 balayeurs et des livres

Comme on était bien partis pour un confinement long, je me préparais à graver une longue linogravure : 5 personnages équipés de pelles, râteau, balai, au milieu de près de 160 livres.Avec dans le ciel d’autres livres qui s’envolent. Voici le premier dessin et le report sur la plaque lino de 480/140 mm

J’ai fini de graver la première version de la plaque : je vais pratiquer la technique de la plaque perdue. Je commence par enlever tous les « blancs » et ensuite j’imprime avec la couleur la plus claire. Ici ce sera le gris, et ensuite le noir. Comme je vais utiliser des papiers de différents aspects : blanc pur, ivoire, crème, écru, je vais utiliser le « blanc » du papier pour faire le gris : tout d’abord j’imprime en noir sur un papier brouillon : vieux journaux, papier de rebut, peu importe. Et, sans ré-encrer, j’imprime encore sur papier brouillon jusqu’à ce que le reste d’encre donne un beau gris, et là j’imprime sur le vrai papier.

J’en suis à cette phase : j’ai un peu plus d’une dizaine de feuilles imprimées en gris. Maintenant je vais graver le gris : c’est-à-dire que je vais enlever tous les gris de l’image pour imprimer en noir ! Bon, tout ça c’est de la technique, pour ne pas dire que « coup de balai sur les livres », purée ! qu’est-ce que ça me parle ! Surtout en ce moment !

Et voilà, c’est fait : les tirages en deux couleurs, un gris variable et un noir profond. Les livres et la balayeurs sont à vous maintenant, qui les regardez. C’est vous qui inventerez, découvrirez, créerez une histoire autour d’eux : quand l’image est faite, elle appartient à celui qui la regarde – bon, aussi et d’une autre manière à celui qui l’achète !

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Un rêve de lectrice

Ma toute dernière linogravure s’intitule « Rêve de lectrice ». Elle s’installe dans ma série de livres oniriques, de lecteurs et de lectrices atypiques, les livres constituant depuis toujours mon univers reposant, de créativité, d’évasion.

J’espère que plusieurs niveaux de lecture, d’interprétation, de compréhension existent bien. La création de cette image s’est faite doucement.

Elle a commencé par l’olivier, oublié pour ne garder que ses feuilles, par ma femme, en arrière plan, à la fenêtre, par un livre qui trainait sur une table, et tout s’est soudainement organisé pour me donner littéralement cette image.

/C’est maintenant à vous, lecteur, spectateur, visiteur, de continuer la création en donnant un sens à tout ça !

dav

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Un attelage surgi du passé : une lino irréaliste.

Lorsque j’ai retrouvé la vieille photo de mon père datant des années 1940-1950, j’ai de suite pensé à en faire une gravure : c’est une photo en noir et blanc, bien exposée, mais avec peu de gris : du blanc & du noir.

Mais ce qu’elle me dit est de l’ordre du privé : il est donc nécessaire de l’insérer dans un autre univers, pas forcément compréhensible, comme raconter une histoire improbable, en dehors du réalisme, mais cependant bien concrète.

J’ai choisi les livres : ils sont depuis l’enfance des compagnons loyaux et toujours là. Alors, l’armoire de la photo devient une énorme caisse à livres, un peu percée, qui les laisse s’essaimer à tous vents, comme des semailles de culture : ça me plaît bien.

Question technique, d’une photo abimée, pas vraiment nette, j’ai au contraire voulu faire une gravure soignée, bien léchée, précise autant que peut l’être le support gravé, comme si tout ce qu’elle dit se passait maintenant. J’ai donc choisi des traits nets pour les roues à côté des aplats bien noirs de la mule. J’y ai passé 4 heures à dessiner, gommer, redessiner, décalquer les formes, puis 9 heures à graver, par périodes de 3 heures maxi.

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