Archives Mensuelles: décembre 2013

REFLEXIONS SUR LA LINOGRAVURE – 2

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La Gravure et « die Brücke »

Aujourd’hui, du sérieux, des références,

dans ce blog parfois trop exubérant,

on va écouter, lire plutôt Ernst Kirchner :

« Ce qui amène l’artiste au travail graphique

est peut-être le désir de fixer définitivement

la forme libre du dessin.

Par ailleurs, les manipulations techniques

libèrent en l’artiste des forces

qui ne se relèvent pas dans l’action

beaucoup plus facile de dessiner ou de peindre.

Le procédé mécanique de la gravure

unifie les différentes phases du travail.

Le travail de conception peut être à loisir

étalé dans le temps, sans courir de risques.

Il y a beaucoup de charme

à reprendre inlassablement

le travail pendant des semaines

ou des mois pour obtenir l’ultime expression,

ou perfection de la forme,

sans que la plaque perde rien de sa fraîcheur.

L’attrait mystérieux qui entoura

l’invention de la presse au Moyen Age

peut être ressenti, aujourd’hui encore,

par tous ceux qui s’intéressent sérieusement,

et jusque dans les détails de ce métier,

aux arts graphiques. »

(in Die Brücke 1905 – 1914, ed. Somogy)

Et en illustration, un extrait de

« Deux femmes assises » de Erich Heckel

 

deux femmes assises

 

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Linogravures en décembre

Décembre : on fait des expos,

on essaye de présenter de nouvelles choses,

et c’est aussi l’époque où la créativité se fait reine,

parce que comme d’habitude – pour moi –

c’est quand le temps me manque,

que la création se fait pressante !

Alors, mon « C’est pas juste! » s’enrichit (!)

de fonds parlants :

une partition déchirée de wall street

(ça ne s’invente pas!)

ou les cours de la bourse,

l’évolution du CAC40 et du SMIC

c'est pas juste !

Ça me plaît bien,

quant à savoir si c’est vendeur,

je n’y crois pas trop quand même !

***

Pour adoucir tout ça,

j’ai imprimé un poème sur la lecture

avec une petite gravure de lectrice attentive

Ensuite, pour revenir à de la créa moins …

piquante,

j’ai choisi la technique de la plaque perdue

pour une gravure en deux couleurs,

avec utilisation très abusive

de la perceuse à colonne

pour créer une ambiance fantasmagorique

avec des points blancs de rêve ou de neige.

La première couleurs est le papier blanc,

la deuxième un gris d’hiver,

et la dernière un noir un peu chaud

pour les acteurs :

un cheval une charrette et deux personnages.

attelage en plaque perdue

Le résultat me va,

mais mon gris ne veut pas sécher,

alors la présentation…

ce sera pour l’an prochain !

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