Archives Mensuelles: juin 2015

Un pont qui ondule sur la plaque de lino

Dans ma série des ponts, je continue mes créations, avec plus ou moins d’inspiration, parfois dans le sérieux, le figuratif précis (j’aime de moins en moins!) et plus souvent dans le fantastique, le surréalisme, la juxtaposition.

Et comme l’inspiration ne venait pas vraiment, j’ai imprimé des petits formats, en reprenant des idées anciennes, ou en jouant simplement avec les typo.

Et comme bien souvent, c’est en réalisant ces impressions que l’idée d’un pont qui ondule s’est comme imposée. Ondulations, donc courbes, arches, voûtes, ronds, cercles, sphères : c’était bon, je tenais la créa, et la tenais bien : vite, vite, vite, quelques croquis au stylo bille pour fixer l’image : je ne suis pas ordonné au point d’avoir un carnet de croquis, tout se fait sur des feuilles volantes, sans prendre le temps de bien lécher. Tant pis pour la postérité, et pour mes petites filles qui seraient bien contentes d’avoir ça « quand tu seras célèbre jipé ! »

pont ondulé

Le dessin sur la plaque de lino est dans l’esprit des croquis : le pont ondule sur un paysage, au premier plan, des sphères sont posées sur le sol, dans le ciel d’autres sphères arrivent. Je ne sais absolument pas pourquoi. Si vraiment il fallait une explication, ce serait : « l’inspiration du moment ». Je crois en fait que c’est ça : à un autre instant, ç’aurait été différent,d’où l’importance d’avoir les yeux, les oreilles, les mains et l’esprit ouverts !

Je pense à la couleur lors de l’impression : le pont noir les sphères du ciel bleues et celles du sol oranges. Sauf si au moment d’imprimer, je change d’avis, ce qui risque fort bien d’arriver !

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La fille dans l’espace

Dans ma série des ponts, j’ai en tête depuis plusieurs mois l’idée d’une fille dans l’espace qui joue à saute planètes ! Seulement, voilà, de l’idée à la réalisation, il y a un monde, et même un univers, non ?

Alors, ça traîne, gentiment, parfois moins, et peut aussi aller définitivement à la poubelle.

Pour moi, l’oeuvre n’existe que lorsqu’elle se réalise pratiquement, avant, on est dans l’espace de tous les possibles, immense et néant tout à la fois !

Initialement, ma fille dans l’espace était nue, les planètes bleues, et le fond noir. Je la voyais en plongée, un peu comme on voit les insectes sur le sable de la plage !

Et le jour de l’action, elle se retrouve en body, sportive, enjambant les planètes, elle même en dégradé de bleus, sur un fond blanc.

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fille dans l'espace 1

C’est pour moi la magie de la création : à ce moment-là précisément, toutes les autres possibilités sont anéanties par l’émergence de la solution !

Pour compliquer un peu les choses, je change de lino : un matériau nouveau, en dalles de 50/50, parfaitement naturel. Alors, « pour voir » je réalise un extrait de ma gravure : je dessine et grave rapidement une fille qui court, et l’imprime : elle me plaît bien, le rendu sur le papier est super, et le lino se grave bien.

Alors, passage à l’acte, et je décide au dernier moment de graver les planètes « à part » de façon à les placer différemment. J’imprime en dégradé de bleu, puis la deuxième série en bleu et or.

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fille dans l'espace 2

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