Archives de Catégorie: la vie de la bergerie

Un attelage surgi du passé : une lino irréaliste.

Lorsque j’ai retrouvé la vieille photo de mon père datant des années 1940-1950, j’ai de suite pensé à en faire une gravure : c’est une photo en noir et blanc, bien exposée, mais avec peu de gris : du blanc & du noir.

Mais ce qu’elle me dit est de l’ordre du privé : il est donc nécessaire de l’insérer dans un autre univers, pas forcément compréhensible, comme raconter une histoire improbable, en dehors du réalisme, mais cependant bien concrète.

J’ai choisi les livres : ils sont depuis l’enfance des compagnons loyaux et toujours là. Alors, l’armoire de la photo devient une énorme caisse à livres, un peu percée, qui les laisse s’essaimer à tous vents, comme des semailles de culture : ça me plaît bien.

Question technique, d’une photo abimée, pas vraiment nette, j’ai au contraire voulu faire une gravure soignée, bien léchée, précise autant que peut l’être le support gravé, comme si tout ce qu’elle dit se passait maintenant. J’ai donc choisi des traits nets pour les roues à côté des aplats bien noirs de la mule. J’y ai passé 4 heures à dessiner, gommer, redessiner, décalquer les formes, puis 9 heures à graver, par périodes de 3 heures maxi.

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L’automne s’installe et la lino continue !

L’automne s’installe, et le poêle de l’atelier ronronne. Comme le disait ma petite fille Lou, « la fumée fait des pirouettes, des fois ». Mais dans la douce chaleur de l’atelier la lino continue : des projets presqu’achevés, d’autres en gestation.

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Fraîches nouvelles de La Bergerie

:

D’abord, c’était mon anniversaire, mais seule ma chérie m’a pris dans ses bras pour me biser. C’était bien, mais les autres non, forcément, c’était moins bien. On a commencé à fêter ça le jeudi, tous les deux.. On a continué samedi, alors que c’était un soir de travail : j’animais en effet ici, deux journées d’intense labeur. On s’était donné rendez vous il y a au moins un mois avec quatre jeunes femmes bien habituées à graver ensemble, pour travailler sur le thème de « l’érotisme ». Comme elle me l’ont dit ensuite, c’était pas forcément dans notre zone de confort ! Ni trop la mienne non plus ! Ça ne nous a pas empêché de rire, boire, manger ensemble, en essayant au maximum de respecter les « gestes barrières » Mais on s’est perdus dans la campagne en rentrant le soir ! Dimanche on a imprimé, dans l’effervescence : il fallait voir ce que tout ça donnait sur le papier. Le prochain stage, ouvert à toutes et à tous, a lieu les 24 et 25 Octobre, l’ambiance sera la aussi conviviale et sérieuse tout à la fois. (respect des règles covid19) Il reste deux places, alors à vos téléphones, mails, pigeons voyageurs : touts les renseignements sur jp.graveur.com.

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Atterrissage à la Bergerie

C’était la fin du confinement !

Ça commence avec les tout petits : 7 ans,

c’est l’âge idéal : on n’a pas encore peur de rater!

ils ont gravé le vinyl bleu : pour faire des tampons.

Ensuite, mes amies lino-graveures sont revenues à l’atelier. 

il y a longtemps qu’elles n’avaient pas gravé ici de concert. 

alors, on s’est retrouvés pour dessiner, gommer, coller, 

s’écouter, puis graver, découper et imprimer. 

Cette fois, on allait utiliser la technique de la plaque perdue, 

en deux jours, et à l’encre à l’huile , c’est une sacrée gageure ! 

et ça marche : avec intelligence et siccatif !

Chacune est repartie avec un exemplaire tout frais, 

et a laissé les autres sécher dans les claies,

on se reverra bientôt !

Et au moment de leur départ, les aînés des petits enfants 

sont arrivés : d’abord les filles, puis leur cousin, 

tous très excités par les vacances et l’atelier.

Les grand se sont initiés au bois : raboter à la main, poncer,

polir et même cirer ! Puis au cartonnage : fabriquer un meuble

avec tiroirs ! Puis dessiner, et surtout se baigner !

De vieux amis qui remontaient en Bretagne du nord ont fait escale

à la Bergerie, un peu perdus dans toute cette animation mais 

heureux de la complicité directe avec les enfants. 

Et là, après le départ de tout ce petit monde, la maison et l’atelier

sont bien vides, calmes, et silencieux. C’est le blues des lendemains,

on le sait bien, mais il n’empêche, ça rend triste, et même le temps

s’est mis à crachiner comme il sait si bien le faire par ici !

Demain il fera beau, 

les amis les enfants reviendront

et tout ira, demain ça ira

et … c’est déjà demain !

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Le linograveur a mal aux mains …

Hello !
Comme j’avais assez mal aux deux mains depuis quelques jours (maladie auto-immune qui se réveille), j’ai décidé de ne pas graver : j’ai tenu trois jours… 
La crise se passant, et comme c’est plus fort que moi, j’ai gravé :
Une pêcherie au pied de la falaise, que j’avais dessinée auparavant. 
Je la vois en deux couleurs, un gris « papier » : un blanc transparent avec un soupçon de noir pour le fond, et quand la plaque sera gravée à nouveau, un noir profond. 
Le système dit « de la plaque perdue »
Je vous présente le travail en cours (de récré, de gravure, de remise en forme).
Pour le ciel, j’ai des idées … ça va venir bientôt !

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Peinture du sol de l’atelier de lino-gravure

Hello !

Il y a quelques années j’avais acheté de la peinture pour le sol de l’atelier, en me disant peut-être qu’un jour j’aurai le temps… Hé bien voilà, comme beaucoup d’entre nous, j’ai du temps devant moi !
Alors j’ai terminé l’impression des pages de mon prochain livre-boîte, et …

Ce matin-là, le soleil brillait, la journée aurait pu être belle, mais la pluie est arrivée et s’est installée. De quoi bosser à l’intérieur, ça tombait bien : j’avais prévu de repeindre le sol de l’atelier, 40 m2 quand même ! 
Et bien voilà, mission accomplie, ça brille même ! Et une bonne odeur de peinture fraîche s’est invitée dans l’atelier.

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Linogravure et livre-boîte

Ce matin travail physique dehors, enfin ! 
Pas trop de soleil, mais ébranchage de la haie du Sud, au grand air, ça fait du bien.
Cet après midi dans l’atelier ! quasi des vacances-travail : il n’y a pas d’urgence, rare dans notre monde : toutes les expos prévues s’annulent les unes après les autres, j’en suis au 20 avril et ça continue. 
Avec les amis du musée de l’imprimerie du château de Blain, on a aussi annulé la nôtre, les JEMA.
Je continue à penser, dessiner et graver les estampes du livre d’artiste que je prépare sur le thème des bateaux échoués. 
Aujourd’hui j’ai gravé une « carcasse » et dessiné un clair de lune et un marin à la longue vue. C’est un peu le bazar sur la table ! comme si je n’avais pas le temps de ranger : je crois que j’aime le désordre (bon faut pas trop s’en vanter non plus !)

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Une lino tous les deux jours !

Et une lino tous les deux jours ! Comme on semble partir en hibernation de printemps, je vais me confiner dans l’atelier !
Composer du texte, graver des petites linos, et imprimer sur tous les papiers possibles, expérimenter, prendre le temps, encore plus artiste qu’avant : 
Travailler dans l’inutile – indispensable !

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Un livre-objet en typo-lino

Hello ! Je reprend -doucement- la linogravure. Après avoir écrit, ré-écrit, et retravaillé mes petits « haïkus » pour le livre-objet des bateaux abandonnés, je dessine mes illustrations, un peu très près, parfois assez loin des textes et hier matin j’ai repris les gouges.
Eh bien, ça va : ma première gravure est toute petite : 9,2 cm par 11,5 cm. Je fais très attention, ça tombe bien, elle est précise, alors il faut travailler doucement. Et ce matin, finitions et premières impression, comme un peu de bonheur qui revient dans l’atelier ! 
Alors, je suis content, j’essaye sur plusieurs types de papier, et pour une fois, je prend le temps …

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Un livre d’artiste en linogravure, typographie et bois : « la boîte à outils »

Depuis longtemps déjà, je m’intéresse aux livres. Aux livre d’artiste aussi : lorsque je créais des jouets en bois, j’avais « inventé » des livres-jeux, des livres-jouets. Et maintenant, avec la linogravure, la typographie et l’imprimerie, la boucle se ferme : je peux réaliser de bout en bout le livre qui m’arrive en pensée !

Je suis dans l’atelier de mes premières amours : les jouets. J’ai encore les machines et les outils du bois : les miens et ceux légués par mon père et mon grand père ébénistes tous les deux. Alors tout naturellement, le livre que je prépare c’est « la boîte à outils » Et comme il faut bien le ranger, ce sera dans une vraie petite boîte en bois, avec lanière en cuir et couvercle.

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