Archives de Catégorie: la vie de la bergerie

Mini fête de l’estampe à la Bergerie

Bonjour, amis de la gravure, amis des arts, amis tout court !

Demain Samedi 29 Mai, ce sera la fête de l’estampe pour moi, après plein de péripéties assez agaçantes l

J’ouvre mon atelier au 406, La Bergerie, Route de Trans sur Erdre, à 3 km du bourg Des Touches, de 10 à 13 et de 15 à 18 heures, et dans le respect des règles sanitaires : port du masque, gel, sens de circulation.

Je présenterai mes dernières créations, mes anciennes (!) au milieu des presses et des casses de typographe.

dav
dav
Tagué , ,

Le Maître du bois !

Depuis le 15 mars, l’atelier, vibre autour des plaques de lino, enfin découpées et encrées une par une, pour réaliser pleinement mon image.

J’ai réalisé un puzzle, à seulement 5 pièces, que j’encre séparément, mais imprime ensemble.

Ensuite, je laisse mes 20 tirages sécher. Puis, reprenant chaque pièce du puzzle, et je les grave à nouveau, pour la deuxième couleur (système de la plaque perdue).Quand c’est fait, je reprends le processus : assemblage dans la presse, et impression en repérage – exact – par dessus la première couleur.

J’ai donc une estampe en plusieurs couleurs, à peu près accordées… sauf le vert ! Alors les mots de Gauguin me reviennent : « Si tu dois mettre du vert, mets le plus fort de ta palette » bon, tout va bien.

Les derniers états des pièces du puzzle méritaient peut-être un tirage à part : une gravure en noir et blanc ! J’ai fait une première expérimentation en or et argent, et aussitôt après en noir sur blanc. Ça fonctionne aussi !

dav
Tagué , , , ,

Plongée dans; la lecture !

Bonjour !

Retour à la lino !

retour aux livres aussi

cette fois, c’est « plongeon »

une femme plongée dans un livre.

Une plaque gravée, puis soigneusement chantournée

à la scie pour dégager la baigneuse de son livre éclaboussé

par son immersion dans la lecture ! de façon à imprimer en 2 couleurs :

le noir de l’encre, et le gris de l’encre noire ôtée par une première impression au brouillon !

dav
Tagué , , , ,

Bonne année 2021

À vous tous qui passez par ici, bonne année 2021 !

Tagué

L’atelier de linogravure ouvert les 18, 19, et 20/12

Effervescence à l’atelier : il faut préparer, et bien préparer l’expo qui démarre vendredi et se continue tout le week end .

Alors, derniers encadrements, premiers accrochages, peut-être pas définitifs, et surtout rangement, déplacement de choses, de machines, et d’outils.

Parce que dès samedi, deux consoeurs me rejoignent à l’atelier : Marthe Rougieux enluminure, et Celine Prud’homme travail du cuir. Et à trois, il faut de la place. Mais ce sera prêt, c’est sûr !

Et pour éviter l’ennui (!) j’accueille un jeune stagiaire de 3ème, qui vient en observation : il participe à l’agitation, et … n’en pense certainement pas moins !

Tagué , , ,

5 balayeurs et des livres

Comme on était bien partis pour un confinement long, je me préparais à graver une longue linogravure : 5 personnages équipés de pelles, râteau, balai, au milieu de près de 160 livres.Avec dans le ciel d’autres livres qui s’envolent. Voici le premier dessin et le report sur la plaque lino de 480/140 mm

J’ai fini de graver la première version de la plaque : je vais pratiquer la technique de la plaque perdue. Je commence par enlever tous les « blancs » et ensuite j’imprime avec la couleur la plus claire. Ici ce sera le gris, et ensuite le noir. Comme je vais utiliser des papiers de différents aspects : blanc pur, ivoire, crème, écru, je vais utiliser le « blanc » du papier pour faire le gris : tout d’abord j’imprime en noir sur un papier brouillon : vieux journaux, papier de rebut, peu importe. Et, sans ré-encrer, j’imprime encore sur papier brouillon jusqu’à ce que le reste d’encre donne un beau gris, et là j’imprime sur le vrai papier.

J’en suis à cette phase : j’ai un peu plus d’une dizaine de feuilles imprimées en gris. Maintenant je vais graver le gris : c’est-à-dire que je vais enlever tous les gris de l’image pour imprimer en noir ! Bon, tout ça c’est de la technique, pour ne pas dire que « coup de balai sur les livres », purée ! qu’est-ce que ça me parle ! Surtout en ce moment !

Et voilà, c’est fait : les tirages en deux couleurs, un gris variable et un noir profond. Les livres et la balayeurs sont à vous maintenant, qui les regardez. C’est vous qui inventerez, découvrirez, créerez une histoire autour d’eux : quand l’image est faite, elle appartient à celui qui la regarde – bon, aussi et d’une autre manière à celui qui l’achète !

Tagué , , , ,

Un attelage surgi du passé : une lino irréaliste.

Lorsque j’ai retrouvé la vieille photo de mon père datant des années 1940-1950, j’ai de suite pensé à en faire une gravure : c’est une photo en noir et blanc, bien exposée, mais avec peu de gris : du blanc & du noir.

Mais ce qu’elle me dit est de l’ordre du privé : il est donc nécessaire de l’insérer dans un autre univers, pas forcément compréhensible, comme raconter une histoire improbable, en dehors du réalisme, mais cependant bien concrète.

J’ai choisi les livres : ils sont depuis l’enfance des compagnons loyaux et toujours là. Alors, l’armoire de la photo devient une énorme caisse à livres, un peu percée, qui les laisse s’essaimer à tous vents, comme des semailles de culture : ça me plaît bien.

Question technique, d’une photo abimée, pas vraiment nette, j’ai au contraire voulu faire une gravure soignée, bien léchée, précise autant que peut l’être le support gravé, comme si tout ce qu’elle dit se passait maintenant. J’ai donc choisi des traits nets pour les roues à côté des aplats bien noirs de la mule. J’y ai passé 4 heures à dessiner, gommer, redessiner, décalquer les formes, puis 9 heures à graver, par périodes de 3 heures maxi.

Tagué , ,

L’automne s’installe et la lino continue !

L’automne s’installe, et le poêle de l’atelier ronronne. Comme le disait ma petite fille Lou, « la fumée fait des pirouettes, des fois ». Mais dans la douce chaleur de l’atelier la lino continue : des projets presqu’achevés, d’autres en gestation.

Tagué ,

Fraîches nouvelles de La Bergerie

:

D’abord, c’était mon anniversaire, mais seule ma chérie m’a pris dans ses bras pour me biser. C’était bien, mais les autres non, forcément, c’était moins bien. On a commencé à fêter ça le jeudi, tous les deux.. On a continué samedi, alors que c’était un soir de travail : j’animais en effet ici, deux journées d’intense labeur. On s’était donné rendez vous il y a au moins un mois avec quatre jeunes femmes bien habituées à graver ensemble, pour travailler sur le thème de « l’érotisme ». Comme elle me l’ont dit ensuite, c’était pas forcément dans notre zone de confort ! Ni trop la mienne non plus ! Ça ne nous a pas empêché de rire, boire, manger ensemble, en essayant au maximum de respecter les « gestes barrières » Mais on s’est perdus dans la campagne en rentrant le soir ! Dimanche on a imprimé, dans l’effervescence : il fallait voir ce que tout ça donnait sur le papier. Le prochain stage, ouvert à toutes et à tous, a lieu les 24 et 25 Octobre, l’ambiance sera la aussi conviviale et sérieuse tout à la fois. (respect des règles covid19) Il reste deux places, alors à vos téléphones, mails, pigeons voyageurs : touts les renseignements sur jp.graveur.com.

Tagué

Atterrissage à la Bergerie

C’était la fin du confinement !

Ça commence avec les tout petits : 7 ans,

c’est l’âge idéal : on n’a pas encore peur de rater!

ils ont gravé le vinyl bleu : pour faire des tampons.

Ensuite, mes amies lino-graveures sont revenues à l’atelier. 

il y a longtemps qu’elles n’avaient pas gravé ici de concert. 

alors, on s’est retrouvés pour dessiner, gommer, coller, 

s’écouter, puis graver, découper et imprimer. 

Cette fois, on allait utiliser la technique de la plaque perdue, 

en deux jours, et à l’encre à l’huile , c’est une sacrée gageure ! 

et ça marche : avec intelligence et siccatif !

Chacune est repartie avec un exemplaire tout frais, 

et a laissé les autres sécher dans les claies,

on se reverra bientôt !

Et au moment de leur départ, les aînés des petits enfants 

sont arrivés : d’abord les filles, puis leur cousin, 

tous très excités par les vacances et l’atelier.

Les grand se sont initiés au bois : raboter à la main, poncer,

polir et même cirer ! Puis au cartonnage : fabriquer un meuble

avec tiroirs ! Puis dessiner, et surtout se baigner !

De vieux amis qui remontaient en Bretagne du nord ont fait escale

à la Bergerie, un peu perdus dans toute cette animation mais 

heureux de la complicité directe avec les enfants. 

Et là, après le départ de tout ce petit monde, la maison et l’atelier

sont bien vides, calmes, et silencieux. C’est le blues des lendemains,

on le sait bien, mais il n’empêche, ça rend triste, et même le temps

s’est mis à crachiner comme il sait si bien le faire par ici !

Demain il fera beau, 

les amis les enfants reviendront

et tout ira, demain ça ira

et … c’est déjà demain !

Tagué , ,