Archives de Catégorie: linogravure

La linogravure du désordre des vélos

Question désordre, les enfants c’est pas mal du tout : ils ont « rangé » les vélos après une bonne balade cet été … Je n’ai touché à rien, j’ai bien regardé et j’ai gravé la plaque de lino, en positif et en négatif, et lundi matin, épreuve d’impression : du blanc et du bleu sur la table d’encrage, et le long rouleau fait le mélange en douceur, d’un ton à l’autre.

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La linogravure du désordre des livres

J’ai commencé à graver le désordre, ça demande de l’attention, le désordre : on regarde, on écoute, on y pense et … on trouve. Cette fois, ce sont les livres empilés dans l’une des bibliothèques de la maison, celle qu’on a sous les yeux tout le temps, elle est dans la salle de séjour, on la voit, et là je la regarde, et c’est bien ça, elle est complètement en désordre. Le soleil de l’automne l’éclaire en partie, je vais essayer de rendre l’atmosphère en gravure. Et voilà, après des heures de dessin, gravure, et enfin d’impression, en deux couleurs mêlées.

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Les chaises vertes

Depuis longtemps je voulais graver « du désordre », matériel, genre des tas de choses, des vieilleries mal rangées, une casse automobile. Mais comme souvent, ça ne venait pas … Et un matin, ouvrant la fenêtre de l’étage, je découvre d’en haut les chaises, les tables, les chaises-longues abandonnées depuis l’été, pas encore rentrées. Voilà, il suffisait d’attendre. Alors, j’ai dessiné, gommé, photographié, retourné sur place pour dessiner « in situ » et le résultat me plaît bien, j’ai fabriqué mon vert, comparé avec les vraies feuilles

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Ma créativité en linogravure

Ma créativité : je venais de finir l’impression du « livre ouvert » et avais imprimé quelques feuilles de brouillon avant de nettoyer la plaque. Habituel. 
Ensuite, j’imprimais le visage d’une nouvelle gravure : « le visage de Joachim du Bellay » et de la même façon, j’imprimais quelques feuilles de brouillon avant le nettoyage de la plaque, et … 
J’avais utilisé le même brouillon que celui du livre, et cette double impression m’a sauté aux yeux : Du Bellay sortait du livre !
Alors le lendemain, impressions, réglages et voilà le résultat, totalement inattendu !

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De la lino, de la typo, de l’impression au château d’Ancenis

Et encore un week end bien chargé : les deux et trois juillet j’expose mes typolinogravures à Ancenis, au Château.

Je serai à l’étage avec Marthe Rougieux et Atelier Musée de l’Imprimerie de Blain où on aura transporté nos presses, formes, gravures, casses d’imprimerie, encres, rouleaux, spatules, papiers et notre bonne humeur proverbiale …

… Afin de faire des animations de typo, d’impression, de gravures, sur la grande presse en bois du musée de Blain et les presses plus discrètes mais tout aussi efficaces de Jean-Pierre JPgraveur

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Un atelier de linogravure à l’atelier de linogravure !

Ce week end, un atelier pas comme les autres à La Bergerie, avec des participants qui toutes et tous pratiquent déjà la linogravure.

Alors ça allait vite, les dessins fusaient comme les idées, et curieusement, on a bien pris le temps de déjeuner ensemble !

On a dessiné, on a gravé, et surtout on a imprimé sur de vraies presses, avec des papiers différents.

Chacun est reparti … en laissant les gravures sécher, la tête bien pleine de tous les bons moments passés ensemble.

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Les souliers, linogravure en noir et blanc

Le thème du prochain « atelier » à l’atelier est : les chaussures, souliers, godasses, grolles, tatanes, pompes … alors j’ai réalisé ma propre gravure :

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la typographie revient en force dans la linogravure

J’ai gravé la bergerie « sens dessus dessous ». La lino me plaît bien, mais-mais-mais le démon noir ou l’ange blanc de la typo est venu me titiller l’esprit… Alors j’ai plongé dans les casses, réfléchi aux mots qui pouvaient venir, sans gêner l’image, et j’ai choisi un grand format pour moi : 50/70 cm. J’avais donc de la place et les mots sont venus facilement.

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2 Pies, 2 Socs : linogravure et haïku

Cet hiver, les pies jacassent, et volent on tous sens. Je suis à l’ordi, et par la fenêtre, je les aperçois, et commence vraiment à m’intéresser à elles. Un couple se pose sur une branche haute du grand chêne : elles se regardent et soudainement, regardent ensemble dans la même direction. Deux pies noires et blanches, les branches enchevêtrées et noires sur le ciel : tout cela est très graphique, une gravure s’imposera forcément, un jour. Mes photos dorment dans un coin de mes pensées. La gravure est en gestation, mais ne naît pas encore ! Il me manque inconsciemment un déclencheur, comme une histoire qui commence, mais dont on ne possède pas la fin … Et c’est au printemps, quand les agriculteurs commencent à labourer que doucement les pies et les charrues s’assemblent dans mon esprit. Et voilà, les deux pies vont rencontrer sur ma gravure les deux socs improbables aujourd’hui d’une charrue d’autrefois. Alors ça va très vite, je dessine, gomme, assemble, découpe et mon projet prend forme. La gravure pourrait être un jeu d’enfant, mais je désire beaucoup de branches autour des pies, et beaucoup d’herbes folles autour des socs. Et dans l’espace laissé libre entre l’arbre et les herbes, un petit poème à la façon des haïkus japonais prend sa place, composé avec une vieille police de caractères un peu usagée.

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Les lino de début d’année …

Finalement, en Janvier et février, j’ai quand même bien créé ! Pour moi, le début d’année est souvent propice aux préparations d’expos …

Alors, pour les JEMA en avril, une composition « Lino-Typo », imprimée avec un beau dégradé en Bleu de Prusse et Blanc.

Pour une animation, en Juin, un « tour de force » avec la reproduction d’une gravure du XVème siècle : « Mélusine s’en vollant »

Et pour une exposition, au mois d’Août, une grande « Lino-Typo » avec la Loire symbolisée par une charmante naïade se baignant devant les arches d’un ancien péage.

Une gravure de précision, avec les pierres, une gravure surréaliste avant l’heure avec Mélusine, comme un clin d’oeil de connivence avec un graveur de la renaissance, et une gravure réaliste avec les tours de château, enfermées dans des typos très présentes. Ensuite, après un long moment d’absence à l’atelier, une reprise assez difficile, d’un projet en cours.