Demain, samedi, impression en public de ma fausse-vraie affiche : vivement les congés payés à Saint Mars du … 80 ans, ça se fête !
Demain, samedi, impression en public de ma fausse-vraie affiche : vivement les congés payés à Saint Mars du … 80 ans, ça se fête !
Je prépare d’arrache-pied mes prochaines exhibitions : quasiment dans le même temps, une présentation de mon activité lors de la commémoration de l’anniversaire des « Congés payés » à Saint Mars du Désert, et la fête de l’estampe à La Bergerie, dans mon atelier.
Bon. J’ai déjà investi St Mars deux fois : la première, mémorable, qui a vu la naissance du Phoenix dans l’ancienne mairie, et la deuxième plus récemment à l’occasion du festival « frontières » où j’ai présenté ma gravure « Hop-là » : les enfants courant sur un pont de barbelés…
Cette fois, on sera dans du plus « léger » avec les congés payés, les vacances, la plage, la voiture !
Pour me mettre dans l’ambiance je bosse sur les congés payés avec une belle estampe-typo que je présenterai à cette occasion.
Pour le reste, je suis dans la préparation de la fête de l’estampe, mais j’en reparlerai bientôt !
A l’automne, les grandes ombelles fanées,
dans les fossés, et au long des haies,
dressent, graphiques, sur le fond vert
tendre des herbes, leurs tiges brunes,
hérissées des restes rigides de
l’inflorescence de l’été passé.
*
Au graveur qui les voit, elles appellent,
typographiques, un regard attentif :
plantées comme des signes inconnus
sur des chemins étranges, elles parlent
cependant sans le moindre bruit.
*
Longtemps je pensais les graver, mais
ne trouvais pas l’inspiration, malgré
leur dessin, et la force de leurs traits.
Cette année, enfin, j’imaginais
la vie dans leurs lignes rigides.
*
Elles virevoltaient, tournoyaient :
insectes déboussolés, guêpes fatiguées,
abeilles butineuses attardées,
en jeunes femmes, bien calées
sur leurs balançoires volantes.
Ancenis, « Rives de Loire », Ligné « Chapelle Saint Mathurin », c’est déjà du passé : le temps, le temps qui va, le temps qui vient, le temps de prendre son temps, il nous faudra peut-être un jour choisir le thème du temps pour une exposition collective !
On n’a pas eu assez de visiteurs, c’est difficile apparemment de faire venir les gens ! Il n’empêche, quand on a ce besoin de créer, qui nous prend partout à la fois : à l’âme comme aux tripes, on y va !
Prochainement, c’est bientôt, dimanche 20, je serais à Blain, au château de la Groulais, au musée de l’imprimerie, lors des journées du patrimoine : on accueillera le public, on expliquera, on discutera passionnément de typo, d’impression, et aussi de gravure ! Venez, c’est vraiment bien !
Comme les journées de l’imprimerie suivront de près, je prépare une intervention artistique en plusieurs séquences : mon projet est de réaliser sur place une gravure, lors de ces journées, et de l’imprimer sur une des presses du musée.
J’ai choisi la main et le caractère typographique.
Mes petits enfants se sont prêtés au jeu de la photo, je voulais des mains, plein de mains, mélangées, entremêlées avec des caractères en bois. J’ai donc dessiné, re-dessiné, transformé, refait, pour finalement créer mes propres caractères typographiques en lino, à partir de dessins inspirés par une police en plomb que j’aime bien, le « Bodoni ».
J’ai dessiné, agrandi, puis découpé mes « patrons » à la petite scie à chantourner, pour finalement graver à la dimension adéquate, avec la petite « Scripta » ma fraiseuse à pantographe.
J’ai ainsi fabriqué « I-M-P-R-I-M-E-R-I-E » en réalité, « 3 I-2 M-1 P-2 R-2 E ». Puis j’ai placé les caractères sur les mains dessinées, et réarrangé tout cela : c’est fou le temps (encore lui !) passé à la préparation.
Et là, précisément, question : faut-il des mains au trait, ou en aplat ? Je grave donc une main au trait (première inspiration) et prépare le logement de la lettre : je vais faire un essai, s’il est concluant, je pars au trait, sinon … Il est tard, pour une journée de transition, alors, un peu d’ordi pour le blog et la page facebook et au lit !
C’est la rentrée, pour moi aussi ! Les quelques stages que j’organise parcimonieusement à l’atelier vont reprendre, eux aussi : J’ai l’impression de rejoindre mes petits enfants avec quelques jours de retard.
Alors voilà, comme les Nantais et les voisins me disent ne me rencontrer que sur internet, par blog et site interposé, j’ai décidé de faire ma propre communication directe : un flyer, un prospectus, un papillon, bref, du papier.
J’en veux plusieurs, alors je vais les imprimer sur « Tip Top » ma « petite » presse à platine : elle pèse quand même 450 kg de bonne fonte bien solide, affiche ses 100 ans, et fonctionne toujours !
Bon, en réalité, je m’en sers très peu, elle est plutôt adaptée au travil en petite série de textes typographiés. Mais comme elle est puissante, elle imprime bien mes toutes petites gravures.
Comme je suis pris par le temps, je me complique la tâche : autrement ce serait sans intérêt !
Donc je décide de faire des cartes professionnelles et ma communication pour les stages, et tout cela en deux couleurs, donc en deux passages en deux montages avec un repérage exact, avec de la typo et de la lino !
Le résultat est à la hauteur de mes espérances ! Mon flyer est très dépouillé, en contraste avec ce qui se fait habituellement, et l’impression est très bonne. Donc, ça roule ! Et pour information, mes prochains stages se déroulent les 16, 17 et 18 Octobre de 9 à 12h et de 14 à 18 h, et les 27, 28 et 29 Novembre pour celles et ceux qui sont intéressés.
Après avoir bien gravé, et durement, le chêne de mon phoenix, je repars dans la miniature ! Ici, ils construisent des éoliennes, sur les hauteurs, évidemment. Un bon sujet, surtout que le premier jour, le vent a bien soufflé pour les accueillir. Alors, l’inspiration est venue, forcément. Et dans un grand brassage d’air, elles furent pour moi – dès cet instant – ses filles : » les filles du vent ».
Et dans le même temps, mes petites filles sont folles de balançoire. Elles volent dans l’air, accrochées au ciel. Alors par un étrange effet de mon imagination et du vent qui soufflait sur celles-ci, les éoliennes sont devenues vivantes, leurs pales gigantesques devenant les filles sur leurs petits sièges.
J’ai dessiné, dessiné, croqué, pris des photos, pour finalement tout séparer, comme les bâtisseurs qui assemblent les éléments épars. J’ai gravé trois filles séparément, et les cordes qui symbolisent les pales sont devenues des lignes de texte, et comme c’était trop rigide à mon goût, j’ai fabriqué des guide-lignes courbes !
Sur le lit de la presse, ce fut une autre histoire, les filles sont dans des petits carrés, qu’il a fallu orienter, les guide-lignes courbes devaient suivre le mouvement, et il manquait le mât. Je l’ai gravé léger, il fut le seul à être parallèle aux bords.
Finalement après beaucoup de tâtonnements, ça marche, c’est très loin de ce que j’imaginais au début, mais c’est tout le temps comme ça, mes créations m’échappent, et je laisse faire !
L’exposition noir et blanc
a ouvert grand ses portes ce matin.
Le ciel est clément,
le vent fait flipper notre photographe,
dont les oeuvres batifolent
un peu trop sous le hangar.
L’atelier déborde de créations,
on se dit qu’on a bien travaillé,
que nos oeuvres s’enrichissent
de la présence des autres,
et que le public intéressé,
et amical n’est pas assez nombreux.
Mais chaque artiste s’emplit
du regard des autres, et
le désir de continuer
contre vents et marées s’amplifie
Demain est un autre jour !
L’atelier prend des allures de fouillis :
l’expo Noir et Blanc se prépare,
et je fais plein de choses à la fois.
On va être huit,
il faut de la place,
alors je vide un peu,
j’enlève des grilles ici,
pour les mettre là
(ça s’appelle ranger, je crois …).
Je prépare les panneaux indicateurs,
des cartes pro,
un poster inattendu « atelier 17 »
et je signe et numérote
les gravures enfin sèches !
Demain, c’est le jour d’installation,
c’est une première ici,
et comme le temps est avec nous,
on va tenter les extérieurs !
On a débarrassé le hangar,
qui est notre sauveur en cas
de pluies, grêles, orages !
Alors à demain pour la suite…
Comme je prépare mon expo
« Noir et Blanc » , je travaille
à l’encre typographique noire.
Mes nouveaux copains du musée
de l’imprimerie de Blain
m’ont donné un gros pot
d’encre bien noire,
alors je n’hésite plus,
les gros caractères en bois
sont sortis de leur casse,
et en avant pour une nouvelle créa !
Cette fois je vais utiliser
TOUTES mes familles de caractères
« antique » et « égyptienne »
selon la classification classique, c’est classe !
Je m’aperçois que je commence
à avoir une assez belle collection.
Le mélange est surprenant,
certaines lettres sont en parfait état,
alors que d’autres ont subi
les outrages du temps,
et portent des coups,
des rayures, des creux,
ce qui donne un effet assez rustique
à l’impression. Mais il paraît que
c’est dans l’air du temps !
Comme ma créa est un peu noire
(c’est quand même logique!)
j’isole un « noir »
et l’encre en couleur :
en avant pour jaune, rouge et bleu.
Primaire n’est-ce pas ?
Ce sera le côté optimiste
de la chose !
Les encres brillent sur la presse,
alors je photographie.
Ce dernier week end, j’animais
une démo de linogravure
à la médiathèque d’Ancenis,
pour tout public,
enfants, ado adultes,
et ce fut rafraîchissant
de parler gravure, encres et papiers
dans un centre culturel loyal :
je dis ça après mes embûches
avec un loup pas sympa du tout.
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***
J’ai imprimé ma nouvelle créa :
la provision de livres,
et lundi, au boulot dans l’atelier,
pour l’impression de l’affiche
de l’exposition « Noir & Blanc »
que nous organisons avec
« Complicité d’Artiste »
notre petit groupement d’artistes.
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