La télé est venue à saint mars !
Alors on a dansé pour eux,
et inventé :
la « print dance »
ça marche bien,
et le résultat est à la hauteur.
Tout ça augure bien
du week-end
Pascal !
La télé est venue à saint mars !
Alors on a dansé pour eux,
et inventé :
la « print dance »
ça marche bien,
et le résultat est à la hauteur.
Tout ça augure bien
du week-end
Pascal !
Le jour de l’impression est enfin arrivé !
Mes préoccupations :
Les encres sont elles compatibles, techniquement et graphiquement ?
Le bois, assez âgé, va-t-il résister à l’arrachage de l’encre grasse ?
La pression sera-t-elle assez forte et régulière ?
Je vous rassure j’ai passé une bonne nuit !
La veille j’avais testé les encres, leur association me plaît bien !
Alors ce matin, en route avec Lu ma disciple multi-tâches ! On a tout bien préparé, les encres, le repérage du papier, les adhésifs, le rouleau de vinyl, et après, dans l’après-midi en avant !
L’encrage se passe bien : dès le début, on ajoute quelques touches de rouge, et du noir sur les pattes et le bec.
Marina et Alice entament une valse bien enlevée, et on imprime !
Le résultat correspond bien à ce qu’on attendait : un oiseau bien dessiné, des couleurs franches, le veinage du bois bien présent, et pas un seul décollement du bois.
On est donc fins prêts pour le week end de Pâques, les 3, 4, et 5 avril prochain !
répond le coeur des enfants venus avec la classe de cm1-cm2 visiter la mairie investie par les artistes !
Dur dur de travailler avec les enfants ? Alors jouons avec eux, et la question est réglée. Ils ont pourtant posé pas mal de questions :
J’ai pu terminer l’oiseau en question, ils m’ont aidé à souffler dessus (d’où la phrase qui soulève la mairie … pour nettoyer le plancher gravé ?) jpgraveur leur a bien plu (le nom et le bonhomme aussi !)
J’ai nettoyé mon petit chantier, et pris rendez-vous pour mardi prochain : on fait un essai grandeur nature d’impression, avec calage du papier, encrages, mise en place des frisquettes (petits caches en papier pour éviter les débordements d’encre) essais de pressions, et pression par Marina (la chef) Marco (chef aussi) sous la direction musicale de Lucie (ma disciple multi-tâches!).
Donc pause dans le pas-à-pas … de danse, et à mardi !
C’est le troisième jour ! Et le bois est encore aussi dur qu’hier !
Les copeaux sont superbes, et je ne me lasse pas de les voir s’enrouler sur eux-mêmes !
Le travail avance rapidement aujourd’hui : je me sens proche des graveurs d’autrefois, qui utilisaient le bois qu’on leur donnait, pas forcément celui qu’ils auraient choisi ! Et aussi, proche des artisans qui ont fait cette mairie, penché à mon tour sur leur ouvrage, gravant un phoenix, imprimant un signe, le tatouant en quelque sorte, pour une éternité qui ne sera peut-être qu’éphémère.
Ce qui me plaît le plus, finalement, c’est de travailler au corps cette mairie, en un adieu artistique…
J’ai presque fini, mais ne finis pas. Pour à la fois faire durer l’instant, et aussi pour éviter en fin de journée un geste maladroit qui abîmerait l’oiseau.
Fin de journée, alors, nettoyage du chantier, pour retrouver tout cela bien propre demain matin.
C’est le deuxième jour ! Le bois est toujours aussi dur, mais je sens que mes mains se sont bien habituées, et j’ai pris de l’assurance, avec ce vieux chêne !
Ce qui est bien avec le bois, c’est que les copeaux sont superbes !
Aujourd’hui, je travaille aussi à la gouge de sculpteur, affûtée comme un rasoir, le motif est grand, et la gouge a bien sa place ici.
Et à la fin de la journée, la gravure ayant bien avancé, je me sens artisan, manuel, et artiste aussi !
Et c’est parti, l’expérience « art démo » est lancée, à Saint Mars du Désert. Je vais réaliser une gravure « in situ » et ensuite l’imprimer à l’aide des pieds dansants du public !
J’ai dessiné un phoenix, et après pas mal d’esquisses, j’ai deux exemplaires : l’un tourné à droite,
et le même décalqué, mais tourné vers la gauche : chose à ne pas faire !
car ensuite, je ne sais plus lequel choisir : la gravure inverse, alors …
Pour commencer, ce lundi je ponce tout d’abord le parquet de chêne de la petite pièce qui m’a été attribuée, sur l’espace que je veux graver.
Ensuite, je reporte le dessin, au carbone, et reprends au crayon tendre, et je noircis ce qui doit être noir, le dessin étant un peu confus, sans cela.
J’ai reporté une esquisse à coté, pour essayer les outils : gros problème, le bois est très très dur. L’outil peine à s’enfoncer, et a tendance à sortir trop vite du trait. J’ai apporté un petit ciseau électrique de sculpteur et bien m’en a pris : cette fois-ci, l’outil obéit assez bien à la main. J’éviderai les creux à la grosse gouge manuelle.
Alors je passe sur la véritable gravure, et travaille un bon moment : je commence avec l’outil en V et « détoure » les contours du dessin, puis je m’arrête avant de faire des bêtises. À demain !
Beaucoup trop de choses en ce moment à l’atelier, mais c’est souvent (toujours ?) comme ça : quand il ne se passe rien, il ne se passe vraiment rien, mais quand ça bouge, alors là …
Bon, un peu d’ordre dans tout cela. Tout d’abord, les éoliennes, ça ne se passe pas dans l’atelier, mais pas très loin, alors le temps d’y aller, de voir et de revenir, la tête déjà pleine de projets, d’air, de vent, d’Éole … C’est bien, je sais que je vais graver autre chose que du vent !
Et ensuite, une expo qui me tombe dessus comme ça : les gravures de mes stagiaires passés, jeunes stagiaires, pour le festival « Polyglotte » : « rêvez jeunesse » Intéressant, ici aussi, j’ai rassemblé presque 6 années de travaux, je ne pensais pas les encadrer et les exposer ! Alors j’ai fait appel à de l’aide extérieure : ma disciple et sa petite soeur. On a bien travaillé, et l’expo fût prête à temps.
Ensuite, encore une expo, prévue celle-ci, à Sucé sur Erdre, avec le collectif « complicité d’artistes » et avec un thème : « l’art et la matière ». Avec Cathy, on a (enfin) réalisé une oeuvre commune : notre chambre, avec un entourage au crochet ! C’est très doux, et bien dans l’esprit de l’art et la matière ! Ensuite, des gravures tirées sur d’autres matières que le papier blanc : contreplaqué, toile d’artiste, carton enduit, papier kraft.
Avec tout ça, penser aussi à l’expo d’Ancenis sur le thème des ponts, cette fois un pont mythique, celui de La Roche Bernard, reliant la Loire-Atlantique à la Bretagne Sud. Je lui ai ajouté un « Ost » mêlé aux mâts des bateaux de plaisance : J’ai repensé à ce rocher déchiré en deux parties d’un seul coup d’épée par un vaillant et preux chevalier.
Et enfin, préparer mine de rien ma prestation « en live » à Saint Mars du Désert, lors de la fête « art démolition ». J’ai dessiné pas mal de phoenix, pour arriver à ceux-ci, peut-être définitifs, peut-être pas encore ! Déjà, j’hésite : recto ou verso ? Regard à droite, regard à gauche ?
Le vent s’est mis à souffler vraiment très fort, un matin. Le Dieu des Vents avait senti que ses enfants, les petites éoliennes arrivaient dans les parages ! Pour moi qui les attends depuis longtemps, voilà un prochain thème de gravures : avec le Maître des Vents, je sens que je vais m’entendre.
Ici, dans le froid, ou la pluie, ou le soleil, ou le vent, l’atelier même un peu froid reste très accueillant. Pour moi, car le prochain stage est dans un mois. Je me suis déplacé dans un lycée professionnel, présenter mon activité, et donner aux élèves de quoi graver de petits tampons sur le thème des végétaux.
J’ai aussi continué à travailler sur mon expo personnelle de l’été : des ponts dans tous leurs états ! Et comme la prochaine expo de « Complicité d’Artistes » le collectif d’artistes auquel j’appartiens est pour bientôt, j’ai réalisé l’affiche en commun avec ma disciple préférée.
Le temps est humide, le papier est nouveau, l’encre un peu trop grasse, résultat, lesdites affiches ont mis 9 jours à sécher ! Vive le séchoir à linge de la maison ! Et comme l’année démarre très fort, j’expose des travaux de jeunes stagiaires à la bibliothèque Des Touches la semaine prochaine, pour le festival Polyglotte qui lui a pour thème « Rêvez Jeunesse » !
Comme je l’écrivais récemment, la vie à l’atelier reprend doucement son cours . J’avais quelques dessins d’avance ! Alors puisque c’était prêt pour la gravure, j’ai gravé !
Je prépare une exposition majeure pour cet été, sur le thème des ponts. Un Sujet qui me parle bien : le pont relie, fait passer d’une rive à l’autre, et permet la rencontre, facilement. Les villes installées au bord d’un fleuve, à la confluence avec des rivières, collectionnent des ponts, un peu comme si elles ne supportaient plus les cicatrices de l’eau.
Alors, je me suis fixé des objectifs ! Le plus important, avoir suffisamment de gravures, ensuite, avoir des images qui parlent, loin des cartes postales.
Le pont d’Ancenis est en réfection, depuis plusieurs mois, et je le vois ainsi, tenu par des hommes, rigidité du métal d’un côté, humanité des muscles de l’autre.
La gravure peut très vite devenir fastidieuse avec l’enchevêtrement des poutrelles, la multitude des câbles, les flots du fleuve : je ramène à l’essentiel, suggère, et simplifie, d’un côté, et accentue, caricature, et déforme même de l’autre.
Le résultat après le premier tirage me plaît bien, quelques rectifications, comme l’affinement des câbles, la rectification de certaines lignes, améliorent considérablement l’image.
Je me promène dans la petite ville,
Vivi court devant moi,
elle est petite, et elle sautille encore.
Elle veut grimper à un arbre :
en ville, c’est difficile d’en trouver un à sa taille.
On finit par en découvrir, qui bordent une ruelle.
Elle se précipite vers l’un d’eux,
et l’escalade sans peine.
Elle rit, joyeuse,
mais crie qu’elle n’arrive pas à redescendre !
Une femme jeune et jolie passe près de nous
et se retourne en riant,
le vent ébouriffe ses cheveux et soulève sa jupe,
elle part, se retourne une dernière fois,
comme dans les dessins de Wolinski.
Je continue à jouer avec Vivi,
qui devient soudainement
la petite du journal de Catherine,
de Cabu.
Mes auteurs de BD de l’adolescence sont là,
doucement, et pour longtemps.
Je suis heureux avec eux,
malgré tout.
***
Et ce matin, Adeline, Caroline et Élizabeth
mes chères artistes linograveuses
sont venues papoter à la maison,
alors que le facteur apportait
une délicate gravure d’Elsa :
la vie reprend son cours
dans la gentillesse
des gens !