Archives de Tag: imprimerie

La linogravure sans pouce

Hello !

Je vous disais récemment que mon pouce gauche soudainement adepte de la chaleur intense du four à pain m’avait un peu laissé de côté pour vivre sa vie.

Alors, ne pouvant graver, ou que de façon vraiment « malagauche », j’ai décidé d’imprimer, et de tenter de nouvelles techniques.

Comme j’avais presque terminée la gravure pour l’affiche de Blain, je l’ai quand même achevée (au sens honorable du terme) et j’ai essayé de l’imprimer en superposition, noire et grisé avec une rotation de 90°. J’ai tâtonné, (je dirai bien« pouçonné ») et j’ai fini par réussir à imprimer ce que je désirais !

Alors, comme ça marchait bien, j’ai continué à imprimer en dehors des sentiers battus : je voulais avoir une « har-pie » dans l’autre sens, mais comme je ne peux graver (pour l’instant) une idée s’est insinuée doucement : et si j’utilisais le tirage en cours pour l’imprimer aussitôt sur une autre feuille ?

J’aurai alors deux pies en vis-à-vis ! J’ai choisi un papier assez fort, bien calandré, très lisse pour qu’il n’absorbe pas trop d’encre et sans retirer la feuille imprimée de la presse, j’ai ôté la plaque gravée, placé à la place une plaque légèrement moins haute et posé une feuille du même papier en repérage de la feuille imprimée, et hop, pressé les deux feuilles l’une contre l’autre, et au bout de quelques essais, merveille, ça marche !

P1020892.jpg

Formidable, vite, vite, d’autres idées à venir pour ne pas rester benêt au pouce inerte dans l’atelier !

Tagué , , , , , , , ,

Une Harpie en linogravure

Je participe à un festival consacré à la harpe, et mes  gravures  actuelles sont guidée par le thème des harpes-animaux, alors, après avoir créé la « K-harpe » je travaille sur la « Harpie ».

C’est ma troisième gravure de harpes, et ma main s’est « faite » à la gravure des cordes, comme le format est plus petit, je n’ai pas rencontré de difficulté ici.

Le dessin a vite progressé pour arriver à ce que je désirais : mais c’est quand même l’impression des premières estampes qui a confirmé mon choix initial.

La linogravure fait 10/12 cm imprimée sur une feuille de 180g/cm2, de 18/24 cm, encre « vignette » noire, tirée sur presse Vandercook 62/90cm, un peu de luxe pour un si petit format !

la harpie mars 2018

Tagué , , , , , , ,

Bientôt noël à la Bergerie

Sur mon dernier article, j’étais resté sur mon attirance vers l’univers Steampunk, cette « sous-culture » rétro-futuriste. En y réfléchissant, bien, je reconnais que je suis attiré par les vieilles machines, leurs mécanismes bien visibles, les engrenages luisant d’huile, et les mouvements saccadés des bielles et des cames de mon antique presse « Tip Top ».

Alors, ma nouvelle carte professionnelle portera une loco !

Comme je fais des Portes Ouvertes à l’atelier à l’occasion des fêtes de fin d’année, j’ai préparé une affiche, et cette année, mon visuel sera un Père Noël un peu spécial : comme il ne peut plus se promener en traîneau avec ses rennes, en raison du réchauffement climatique, il a choisi une motocyclette, équipée d’un pot d’échappement qui expulse les cadeaux , un peu rock’n roll !

Tagué , , , ,

Patrimoine, Château, typo, offset et linogravure

 

Bonjour !

Dimanche 17 Septembre, je suis au Château de Blain !

C’est la journée du patrimoine, et en plus, c’est mon anniversaire !

On a fêté ça dans l’atelier de l’imprimerie ancienne, au milieu des presses, des massicots, et des casses d’imprimerie.

J’ai réalisé la première estampe en public de ma jolie nana joliment bronzée, allongée sur la plage, sous un parasol, avec comme titre « l’île au trésor » mais … protégée par … un fil de fer barbelé !

Chacun y est allé de son interprétation, mais ce qui ressort de tout ça c’est qu’une jolie fille est un trésor à protéger 

***

Et en fin de journée, chacun était d’accord pour préférer la typographie à l’offset. En effet, mon histoire de professeur expliquant à chacun de ses étudiants la différence entre les deux a bien plu :

Imaginez : une jeune femme met son rouge à lèvres, l’essuie avec un mouchoir en papier, et le pose sur les lèvres de son ami, en disant : ça, c’est l’offset !

Puis, la même jeune femme met son rouge à lèvres sur ses lèvres, et cette fois-ci, les presse fortement sur les lèvres de son ami , en disant : ça, c’est la typographie !

Curieusement, tous les publics étaient d’accord pour préférer la deuxième option ! Alors, vive la typo, la gravure en relief, et l’imprimerie manuelle !

Tagué , , , , , ,

Dimanche 17 septembre, journées du patrimoine, la lino au Château de Blain

Bonjour !

Dimanche 17 Septembre, pour les journées du patrimoine, je me déplace avec mes linos au Château … de Blain, évidemment, puisqu’au rez-de-chaussée, le musée de l’imprimerie ouvre ses portes avec animations et démonstrations d’impressions.

Pour tout ça, j’emporte une nouvelle oeuvre, jamais encore imprimée, et qui attendait sagement à l’atelier une occasion. Je prend le risque de réaliser la première estampe en public, alors que j’ai prévu une gravure avec au moins quatre couleurs !

Il s’agit d’une jolie nana joliment bronzée, allongée sur la plage, sous un parasol, avec comme titre « l’île au trésor » mais … protégée par … : à découvrir sur place !

Tagué , , , , , , , , , , ,

En linogravure, la deuxième impression peut être la bonne !

Bonjour !

Je vais vous parler de l’impression, et aujourd’hui, des moyens de « texturer » les estampes.

Quand on imprime de façon classique, on utilise un rouleau encreur, de l’encre typographique, que l’on étale en un film mince sur la plaque gravée, et on presse.

Récemment, pour nettoyer une plaque qui m’avait servi à imprimer du tissu très épais, avec un tissage bien marqué, j’ai utilisé une feuille de brouillon pour le nettoyage, l’ai imprimée avec la presse, et l’impression fut assez extraordinaire : la plaque avait gardé les marques du tissu !

Aussitôt, j’ai pris un tissu encore plus épais avec un entrecroisement de fils très marqué, je l’ai imprimé une première fois avec la plaque, puis j’ai imprimé une feuille de papier avec la même plaque, sans la ré-encrer, et j’ai eu une impression de l’estampe qui semblait être imprimée sur tissu.

Depuis j’essaye divers motif en léger relief : je prend une plaque de lino, l’encre et imprime une première fois une feuille de papier aquarelle bien texturé, puis sans encrer à nouveau la plaque, j’imprime une feuille de papier avec un peu de grain, et j’obtiens un effet de « reliefs » sur le papier.

Je viens d’utiliser cette technique pour imprimer des traces de pieds nus.

Je cherchais à obtenir une impression d’empreintes sur du sable, alors c’est ce que j’ai fait, en gravant une plaque en négatif de la trace d’un pied, et en utilisant pour la première impression un papier Canson « C » à grain, et sans ré-encrer, j’ai imprimé l’estampe définitive.

 

 

La gravure obtenue donne vraiment l’impression d’une trace de pas dans le sable. Curieusement, la troisième impression fonctionne encore, et donne un effet « vaporeux » très intéressant. J’ai l’impression (ravi du jeu de mot) d’utiliser la « mémoire » de la première impression pour la deuxième, comme quoi la première impression n’est pas forcément la bonne (un bon sujet dissertation!)

 

Tagué , , , ,

La vie de la bergerie : un stage, du bois, des crêpes

un nouveau stage s’achève à La Bergerie, mêlant débutante et confirmées,
dans une ambiance chaleureuse et conviviale.
On a travaillé techniques, de gravure et d’imprimerie, sans oublier
les presses, l’outil le plus difficile à aborder : comment imprimer ?
De retour chez soi, on n’a pas forcément « la » presse idéale, alors on
essaye les différentes manières d’imprimer : à plat, sur la « presse de
notaire » avec les rouleaux, sur presse à épreuve ou simplement
à la main avec un rouleau caoutchouc.

Tagué , , , , ,

Un linograveur fête l’estampe !

Cette année, pour la fête nationale de l’estampe,

j’ai choisi de quitter l’atelier,

l’espace d’un long week end !

Vendredi et samedi, j’ai regagné

le musée de l’imprimerie de Blain,

dans le château médiéval,

pour expliquer ce qu’est l’estampe aujourd’hui.

Le public très divers était fort intéressé par le lieu,

un château ! les machines : surtout la linotype,

et quand même aussi, la gravure.

J’étais accompagné pour tout cela

par trois bénévoles du musée,

et par Véronique, graveure sur cuivre.

Le soir lors d’un « moment de convivialité »

l’ambiance fut encore plus festive, avec

les représentants de la municipalité,

les amis, et les partenaires

 Perso, j’ai du terminer l’after assez tard

après que le soleil se soit couché.

Le dimanche, je suis allé à Nantes,

dans l’atelier de Elsa Saîsset,

près de Ste Thérèse.

Malgré la pluie, le public s’est décidé

à venir l’après midi, On a beaucoup parlé,

un peu expliqué, et surtout en fin de journée,

on a imprimé au gros rouleau  de béton

apporté par Elsa.

Ce n’était pas un rouleau compresseur,

mais ça valait le coup, et ça viendra,

le « petit » rouleau nous a mis en appêtit ! 

Tagué , , , , , , , ,

Gravure sur l’eau, avec Cornélia

 

Après les Journées Européennes des métiers d’art au Château de Goulaine, et les bonnes rencontres avec les artisans d’art et les artistes, retour au bercail de La Bergerie !

Je suis toujours et encore dans la préparation de la Foire Saint Jacques qui se déroulera le 14 mai sur le site du Mont Juillet Aux Touches, après la réalisation de l’affiche en commun, la rencontre sur le site avec le double de Jules Verne, et l’avant première du spectacle pour enfants !

Dimanche j’avais prévu d’aller à Blain, participer avec l’atelier de L’imprimerie Ancienne au château de la Groulais au salon du livre.

Ce qu’il y a de bien avec les prévisions, c’est que l’inattendu parfois s’en mêle : Céline rencontrée à Goulaine, allait mettre son bateau en cale sèche à Arzal, et passait donc par Blain Samedi : donc … voyage en péniche !

Le temps était beau, le soleil bien brillant, et tout bien calme, alors on a inauguré la gravure sur l’eau : grande première, j’avais rarement gravé et appris à graver dans une telle sérénité. Ça nous a donné des idées : un stage de gravure d’une journée sur l’eau, Erdre ou Canal !

Après une nuit à bord, débarquement pour le Château de Blain, un joyeux « pipe band » à l’accueil, et la journée à imprimer avec les collègues. J’avais préparé une typo : « livre » que j’ai encrée en utilisant ma technique d’ « Encres marbrées ».

Et en fin de journée, clin d’oeil, une petite délégation des « Amis de Goulaine » délaissant son château du même nom est venue à l’assaut de celui de Blain : vive l’art et la culture, les arts graphiques et les livres.

Je crois qu’on en a jamais eu autant besoin qu’en ce moment : « Aux Arts Citoyens ! »

 

Tagué , , , , , , , ,