Archives de Catégorie: Gravure

Du mouvement pour la lino-gravure de Jean Pierre

 

Le groupement d’artistes et d’artisans d’art que nous avons créé l’an passé investit cette fois-ci un véritable garage automobile en activité, le temps d’un week end, pour exposer nos oeuvres !

complicité d'artistes

C’est grâce à mes amis garagistes des Touches, Sylvie et Pascal, que ce lieu insolite et inattendu nous accueille samedi 8 et dimanche 9 Novembre.

affiche mouvement

 

Il y a un peu d’appréhension : comment allons nous réussir à nous intégrer dans cet espace sans que ni lui ni nous ne perdions notre identité ?

Le thème choisi pour cette exposition est « mouvements » et il va jouer son rôle dans cette rencontre !

Je ne sais si c’est le garage ou New York qui m’inspire, mais moi, j’ai beaucoup joué avec cette belle américaine !

les belles américaines

po061114

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Mini stage de lino-gravure à la Bergerie

 

Un mini stage s’est déroulé à la Bergerie. « Mini », car deux stagiaires se sont désistées au dernier moment. La veille pour l’une !

Bon, on a de la ressource ici : ma petite voisine voulait s’essayer à la gravure, mais à 15 ans, c’est pas évident de se lancer, alors, comme c’est moi qui demandais, ce fût plus facile ! Ma petite Loulou qui traînait dans les parages s’est jointe à nous, et on s’est retrouvés 3 stagiaires et un « maître de stage » pour passer un week end de création assez réussi !

 

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mini stage

 

Curieusement c’est la plus âgée qui dessine la petite fille, la jeune qui s’essaye à la gravure de mode, et Loulou qui bricole des tampons pour Halloween.

Finalement, tout est bien qui finit bien, et chacune repart ravie de sa créa.

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les créa du mini stage

 

 

 

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Deux gravures de Manhattan par jpgraveur

 

Je préparais mon intervention pour Blain, et avais donc l’esprit bien occupé : seulement, voilà, quand c’est comme ça, j’ai une créativité impulsive et irrépressible qui veut impérativement s’exprimer. Qui n’attend pas et qui me force à se plier à elle.

 

Alors, sans que je comprenne vraiment, New York s’est imposé à moi, une avenue, chargée de voitures, et clin d’oeil, avec Cathy à vélo – tranquille.

 

 

cathy à vélo à manhattan

 

 

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Ceci n’était pas suffisant, somme toute, c’était assez facile.

 

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Alors une vue de Manhattan en arrivant par le pont de Brooklyn, un soir à la tombée de la nuit : une photo prise il y a bien quatre ans, en voiture, et que j’ai peiné à retrouver.

Comment rendre une tombée de nuit en gravure ? Comment rendre le dégradé des couleurs, quand le bleu du ciel s’assombrit, que les buildings se détachent à contre jour, que la route reste encore colorée et que les phares des voitures sont allumés ! Voilà qui était bien !

 

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Et c’est là, que tapie dans l’ombre de mon esprit en ébullition, a surgi l’idée générale, puis les ramifications en idées secondaires, une plaque dessinée bien précisément : la « skyline » très nette sur le ciel, ensuite la découpe à la scie à chantourner équipée de la plus fine de mes lames : moins de 1 mm de large. Ensuite l’extraction des vides en ogive du pont de Brooklyn et le collage sur une plaque de médium qui reçoit le ciel : de la haute voltige, où tout a son importance, la découpe, la mise en place, le collage, la mise sous presse : parce qu’il faut que l’autre plaque vienne s’emboîter exactement

 

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Et ça marche, avant même d’encrer, je sais que tout va fonctionner. Parce que pendant toute cette réalisation pratique, l’esprit fonctionne et anticipe : je vais créer des dégradés de couleurs sur les deux plaques, en mélangeant les couleurs sur la table à encrer avec les rouleaux.

 

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le pont de brooklyn by night

 

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Et voilà, j’ai quand même pu faire Blain ! Et m’y investir complètement, l’esprit enfin libéré de cette créativité intempestive !

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Une princesse, la linogravure et le château de Blain

Lors d’un précédent article, je me préparais à mon intervention au Musée de l’imprimerie ancienne de Blain. Pendant trois jours, le musée ouvre ses portes au public, les machines tournent, les imprimeurs s’affairent, et le graveur invité grave.

J’avais bien préparé mon coup ! Ma petite fille Vivi s’était prêtée au jeu d’une séance de poses photos à l’atelier.

Je décidais de proposer une mise en abîme en direct le dimanche, quand ma gravure serait achevée. Une fois les photos réalisées, j’ai construit mon dessin, une petite fille imprime sur une presse à épreuve la gravure du château de Blain.

La gravure du château n’existe pas, c’est une photo tirée sur papier, et, comme disent les enfants, « c’est pour de faux », et Vivi m’a dit : « alors on triche un peu ? » ben oui, mais c’est pour la bonne cause !

photos vivi avant

Une fois le dessin réalisé, je l’ai reporté sur une plaque de lino, et j’ai attendu pour le graver d’être dans les murs du château !

Ce fut dur ! Il est quasi impossible de graver en public, en expliquant ce qu’on fait, alors, samedi soir je me suis enfermé dans l’atelier, tout seul pour avancer un peu, et de même très tôt le matin suivant !

Dimanche tout était prêt, les enfants de l’association attendaient Vivi qui s’est retrouvé être la « Princesse du Château », puisqu’elle allait l’imprimer.

vivi imprime blain

Le début fut un peu tendu, à 7 ans tout juste, c’est impressionnant la foule, surtout quand on est la cible de tous les regards. Mais une fois installée devant la presse, qui ressemble très fort à celle de l’atelier, les appréhensions ont disparu, et nous avons eu droit à :

« Vivi imprime Vivi, qui imprime le château dans le château ».

mise en abîme

J’étais content, les gravures sont belles, Vivi est fière d’avoir fait tout cela pour moi. Une fois encore, la gravure me comble d’aise ! Elle permet les rencontres, les belles rencontres, et le partage.

la robe de vivi

What else ?

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Une linogravure « en live » au musée de l’imprimerie ancienne à Blain

 

Bientôt, je vais travailler pendant un week end au château de Blain, au musée de l’imprimerie ancienne. En effet, l’association qui le gère fête ses 20 ans, les 10, 11 et 12 octobre.

musée blain 2

 

On s’est rencontré il y a quelque temps, et on s’est trouvés complémentaires ! Alors, en route pour cette aventure.

Pour que ça soit intéressant, pour eux comme pour moi, il fallait un projet, une raison, et pas seulement une présence.

musée blain 1

 

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J’ai choisi de faire une performance durant ces trois jours : un peu comme je l’avais déjà fait à Châteaubriant lors de la soirée Pulcéo : réaliser une gravure et l’imprimer. Cette fois je dispose de trois jours, alors je vais graver « du lourd ».

J’ai en tête quelque chose comme : – une allégorie de l’imprimerie, – avec de la gravure, – à Blain. Donc, sur ma linogravure,  il va y avoir une presse d’imprimerie, une gravure,  un château, et une jeune femme : un peu comme les allégories du XIX° siècle !

blain 3

 

                                                                                                                                                                                                                                    ***


J’ai « cogité » et tout a pris forme à l’atelier, le dessin est au point, reproduit sur la plaque, mais, comme j’aime bien les surprises, tout cela ne sera dévoilé que les 10, 11 et 12 Octobre. J’ai même une surprise supplémentaire lors de l’impression en direct, alors rendez vous pour celles et ceux qui le peuvent à Blain, Château de la Groulais, musée de l’imprimerie ancienne les 10, 11 et 12 octobre l’après-midi.

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l’enfant et le cerf-volant, linogravure et chantournement

 

Mon projet, c’est l’enfant et le cerf volant. Pour le cerf volant, c’est quasiment bon, j’ai cependant rectifié la plaque, en « ajoutant » des traits blancs, c’est à dire que j’ai enlevé de la matière ! après un essai sur le premier tirage papier, pour voir.

Pour l’enfant, je l’ai dessiné, calqué pour l’inverser, recherché une vue du globe terrestre, dessiné grosso modo et décalqué aussi, pour avoir un ensemble cohérent de l’enfant courant sur la terre, dans le bon sens …

l'enfant et le cerf volant

 

Ensuite, j’ai décidé de séparer les couleurs, comme pour le cerf volant : j’ai dessiné mon idée, afin de partir plus sûrement, et j’ai découpé à la scie à chantourner le lino que j’utilise actuellement : du lino déjà collé sur du médium, ce qui me permet d’avoir une bonne épaisseur à graver, ici c’est important.

A ce point de la réalisation, j’ai donc : 1-la chevelure, 2-les bras et les jambes, et 3-le reste du corps en trois parties finement imbriquées. Il reste à graver l’enfant, le globe terrestre, et à évider bien proprement les attaches reliant les bras et les jambes… Un jeu d’enfant !

Et quand tout est réalisé, un essai « à blanc » dans la presse, pour voir si tout se passe bien : les serrages, les démontages, le sens d’impression…

préparation de l'impression cerf volant

Enfin, le troisième jour, vient le temps de l’impression ! Tout est désassemblé sur la presse, et les pièces encrées séparément, je réalise que j’ai 7 ensembles de pièces, et seulement 4 encres différentes, en effet, l’enfant et le globe reçoivent la même couleur qu’une partie du cerf-volant, ainsi que la chevelure que je garde en jaune.

Je prépare mes mélanges : un rouge vif et un bleu roi pour le cerf-volant, un ton chair pour l’enfant, et un jaune éclatant.

résultat enfant cerf volant

Le premier tirage est bon : malgré les 18 éléments réunis ensemble dans la presse, tout s’imprime assez bien : un oeil critique remarquera quelques manques dans le bleu, mais comme disait mon papa « faut bien faire parler ceux qui autrement n’auraient rien à dire ».

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les chevaux de feu au café de la gare

 

Florian Coasne, mon fils cadet est maintenant chef cuisinier au café de la gare, qui vient de rouvrir ses portes à Ancenis.

Qui, mieux que lui pouvait recevoir mes « chevaux de feu » ?

Une locomotive noire, trois chevaux, préfigurent l’équipage du tout nouveau « café de la gare »

locomotive chevaux et café de la gare

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La technique du puzzle appliquée à la linogravure !

 

Comment imprimer plusieurs couleurs en un seul passage !

C’est une question récurrente chez les graveurs : une plaque par couleur, donc autant de passages sous la presse que de couleurs !

Chacun y est allé de sa solution, Picasso a mis au point la technique de la plaque perdue : c’est la même plaque qui sert à chaque fois, donc, simplification, une seule plaque, facilité du repérage des couleurs, mais encore un passage par couleur.

Munch quant à lui faisait des puzzles, chaque pièce encrée séparément assemblée avec les autres, et un seul passage sous la presse.

bras du cerf volant

J’ai repris cette dernière idée, et pour ne pas avoir trop de pièces, j’ai réuni ensemble toutes les pièces de la même couleur par des sortes de petits bras, creusés pour ne pas recevoir l’encre.

dessin cerf volant

Mon projet s’y prêtait bien : un enfant courant sur la plage avec son cerf-volant : des couleurs primaires, pas de nuances, c’était jouable.


assemblage cerf volant

J’ai quand même beaucoup cogité, dessiné, refait les dessins, simplifié, et suis arrivé à ce presque résultat : il reste à imprimer, « pour voir ».

CERF VOLANT 7

Quelques jours plus tard, c’est l’impression sur la grande presse de l’atelier.

J’ai fait plusieurs essais « à blanc » pour vérifier que les pièces du puzzle s’imbriquaient bien ensemble :

pièces du puzzle

Puis, je choisis les couleurs primaires pour ce premier essai :

pièces encrées

Les pièces sont encrées une par une séparément.

Ensuite, je remonte l’ensemble dans la presse:

montage du puzzle dans la presse

et c’est le tirage :

première impression !

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Les chevaux de feu

Bientôt un mois d’absence sur le blog !

Vivent les vacances !

Comme la Bretagne s’éloigne

de plus en plus de nous (!)

on est allés faire un tour du côté de Quimper,

pour la famille,

Picasso et son expo gravures de femmes,

et le « Cornouailles ».

Finalement ce qui a le plus marqué

le graveur que je suis,

c’est l’extraordinaire exposition graveurs

Japonais et Bretons. Au musée départemental :

des estampes riches en couleur,

et une exposition didactique,

très bien expliquée par la guide,

de la technique japonaise de la gravure sur bois.

En particulier, « la vague » de Hokusai,

dont la plaque a été reconstituée

par l’atelier japonais.

***

Le retour dans l’atelier,

c’est évidemment la gravure,

mais pas de vagues, ici, sans raisons particulières,

il s’agit de trains, de chevaux et de flammes.

dessin plaque chevaux

Peut-être, l’oeuvre de Koestler,

« le cheval dans la locomotive »

lue il y a une trentaine d’années

est-elle à l’origine de ma réflexion ?

En tout cas, je dessine encore et encore,

pour arriver à cette esquisse,

début gravure chevaux

que je commence à graver.

La suite au prochain article !

gravure chevaux 2

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Complicité d’artistes expose à la Bergerie en Noir et Blanc

 

L’exposition noir et blanc

a ouvert grand ses portes ce matin.

Le ciel est clément,

le vent fait flipper notre photographe,

dont les oeuvres batifolent

un peu trop sous le hangar.

expo n&b 1

L’atelier déborde de créations,

on se dit qu’on a bien travaillé,

que nos oeuvres s’enrichissent

de la présence des autres,

et que le public intéressé,

et amical n’est pas assez nombreux.

expo n&b 2

Mais chaque artiste s’emplit

du regard des autres, et

le désir de continuer

contre vents et marées s’amplifie

Demain est un autre jour !

expo n&b 3

 

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