Archives de Catégorie: linogravure

Lino gravure : le pin du golfe

 

Avant les douloureux événements de Paris, j’étais resté sur des gravures douces et paisibles ; aujourd’hui,  je continue, dans le style qui est le mien, proche du présent, de l’optimisme, et du quotidien.

Alors voilà, une autre gravure, inspirée par le golfe du Morbihan, l’eau, l’air et l’arbre.

Je l’ai imprimée sur un carton entoilé blanc, en vert ou en bleu.

pins du golfe

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Triste guitare noire de Marianne

 

Ma Marianne précédente était complètement rouge dans un cadre bleu étoilé. J’ai repris la plaque, et je l’ai découpée, pour isoler  le corps de la guitare et le bleu du drapeau.

Ainsi je peux encrer la guitare, le drapeau, et le texte séparément et choisir ainsi leurs couleurs.

J’ai choisi le noir pour la guitare, le bleu pour le drapeau et le texte, Marianne reste en rouge.

Les interprétations sont multiples, mais le noir de la guitare me parle bien, le texte sous-entend l’appel au citoyen, et le drapeau s’affirme républicain.

Aux arts guitare noire

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Solidarité

Liberté

Égalité

Fraternité

SOLIDARITÉ

alors on ne choisit pas,

on les prend toutes les quatre

solidaritc3a9-tirc3a9e-sur-bois

(c’est une ancienne gravure, tirée sur bois, avec des hommes de n’importe où,

qui bossent ensemble à faire un pont)

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Une lino sur carton entoilé

Un peu de technique :

Comment imprimer un lino rigide sur un carton entoilé, lui aussi assez rigide ?

Ma gravure des Pins de Port Anna « rend » très bien sur papier un peu texturé, alors, essayons !

Inutile de penser à la presse à rouleau, par contre, ma bonne – vieille – grosse – presse- à vis – verte (!) devrait faire l’affaire.

J’ai encré assez goulûment mon lino, l’ai placé sur un lit avec des repères pour le lino et le carton, ai posé délicatement le carton sur le bloc, et en route, j’ai pressé. Mais au cours de la pression, le carton a légèrement glissé sur le lino : rien ne le retenait.

Zut, résultat inadmissible, donc nettoyage, réflexion, idées, plans pour le lendemain et attente du lendemain, où justement, l’idée de la veille (installer des butées pour le lino, et d’autres un peu plus hautes pour le carton) ne paraît plus aussi géniale !

Surtout qu’avant de se lancer, on peut expérimenter une autre façon de faire : placer le carton sur le lit de la presse, et délicatement le lino par dessus, pour voir : et surprenant, ça marche ! Y a certainement un tas d’explications à ça, mais je crois que je m’en fiche un peu, l’important étant que le résultat soit à la hauteur !

impression pins port anna

les pins bleus - 2

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Océans et linogravures

Donc, j’étais parti sur le barbelé … En impression directe, ou en le gravant. J’ai continué à expérimenter : du barbelé lié sur une plaque de contreplaqué, du barbelé martelé, pour avoir une empreinte plus large, mais il casse systématiquement, et du barbelé gravé. La dernière solution est réaliste (même trop …)  mais le dessin est trop gros, alors je l’ai affiné, et aussi j’ai réduit une gravure au pantographe !

Tout cela pour arriver quand même à un résultat plaisant : j’ai repris ma Marianne, lui ai oté le crayon et l’ai remplacé par un brin de fil de fer barbelé., gravé minutieusement en tout petit.

Je « garde sous le coude » mon barbelé grandeur nature, sur lequel j’ai gardé l’idée de poser une ballerine dansante, ou un danseur, on verra.

Comme une créa ne vient jamais seule, et que le week end dernier passé dans le golfe du Morbihan a réveillé l’attrait des océans, et que, DE PLUS, « océans » est l’anagramme de mon nom, je suis parti pour graver une série de bords de mer, de pin maritimes, de bateaux et de marins pêcheurs !

port anna & barbelé

Affaire (maritime!) à suivre donc

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Le linograveur, imprimeur d’art, et le fil de fer barbelé

Expérimentations en linogravure :

De bon matin je pars sur les chemins à la recherche de fil de fer barbelé ! Eh oui, du vieux fil rouillé, encastré dans les arbustes, les ronces, le fouillis de la végétation. J’ai un peu vérifié, mon vaccin anti-tétanos semble être à jour !

Pourquoi du barbelé ? Ben, pour l’imprimer, tiens ! J’ai déjà essayé le grillage : tendu sur une plaque de contreplaqué à la bonne dimension, ça marche plutôt bien. Et ça a deux avantages :

  • primo, c’est du vrai grillage que j’imprime, et

  • deuxio, c’est bien plus rapide que de graver du grillage .

Alors, idem pour le barbelé, je vais essayer de l’imprimer, avec un défi supplémentaire, la « barbe » risque de dépasser et de percer le papier, pire abîmer mon cylindre de presse. Mais ce n’est pas une raison pour abandonner.

La récolte est bonne, sauf pour mes chaussures, mon pantalon, bien crottés, et mes mains un peu égratignées. J’y pense depuis quelques semaines à ce fil de fer. J’ai bien avancé, en terme de réflexion, mais il était temps de passer à l’action : je ne peux pas rester trop longtemps sur la simple pensée, : le réel, le matériel, le concret m’appellent.

J’ai redressé le fil, tordu, rouillé, par le temps et la pousse des branchages, je l’ai coupé à une dimension acceptable pour ce que je veux faire : un funambule équilibriste au dessus ! Ensuite, je voulais le coller au pistolet à colle, mais j’ai abandonné, et j’ai percé des petits trous de 1,5 mm et l’ai quasiment « cousu » sur un morceau de contreplaqué de 21 mm : avec les barbes aplaties, on arrive quasiment à la hauteur en papier des presses typographiques !

J’ai tracé un logement pour la plaque de lino que je veux encastrer dans le support, de façon à imprimer en une fois le personnage et le fil de fer barbelé : si j’arrive à réaliser tout cela, et surtout si ça marche, alors là, ce que je vais être content !

Il est tard, c’est dimanche soir, on est allés à un concert de Jazz à Nantes, la nuit est belle, la lune s’éclaire magnifique,je baigne complètement dans un univers artistique : Quelle chance !

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Linogravure, stages et atterrissage en douceur à la Bergerie

P’tit coup de blues à la Bergerie

Et voilà, un stage se finit, et c’est un peu le blues ! On fait des rencontres superbes, nous cinq cette fois, et au moment de se quitter, on voudrait que tout recommence ! D’accord, c’est la vie, mais quand même, les bons moments passent trop vite.

Alors, la dernière demi journée devient frénétique, c’est le moment de faire, encore et encore, imprimer, graver un p’tit truc à toute vitesse, faire des mélanges d’encres.

Ce sont des moments intenses, plaisants, et tristes à la fin, quand on réalise que c’est fini.

Même pour moi, j’ai envie de dire : surtout moi ! Pourtant j’organise d’autres stages, je sais qu’on va apprendre à se connaître, s’apprivoiser, et que très vite ce sera : « Hou-hou, c’est fini ! » 

Notre côté enfant se réalise à plein, dans l’enthousiasme de la découverte, et la tristesse de l’arrêt. On prend la vie à pleines dents, comme dans un rêve-éveillé.

Quelques images de ce qu’on a fait.

stage octo 2015:1

stage octo 2015:2

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La linogravure s’exporte au Musée, et au Salon !

Expositions à Blain et à Nort, et stage à l’atelier

Je reviens de Blain, Musée de l’imprimerie : journée active, fatigante et pleine de surprises : la première, un graveur français, expatrié à Barcelone et qui suit mon blog depuis le début est venu voir « JPGraveur » carrément au Musée. Des quasi retrouvailles, puisque le lien existe, même s’il emprunte les voies très actuelles d’ internet !

Ensuite, Loulou, ma petite, est venue découvrir le musée, et surtout les « copains imprimeurs » de son papy. Je ne l’ai pas vue de la journée, sauf à midi pour le repas !

On a imprimé, parlé, expliqué, rit aussi (mon carburant perso!) et je crois qu’on a bien rempli notre rôle de passeurs de mémoire de typographie, d’estampes et d’impressions en tous genres !

blain nort atelier

Dans le même temps je participe au Salon d’automne des artistes de Nort sur Erdre et y expose mon phénix et mon Don Quichotte, un peu perdus parmi les peintures et les sculptures., et ce matin j’étais fasciné par des reflets étonnants sur le grand mur de l’entrée : le soleil sautait de vitre en vitre, et j’y ai vu une ville : gravure prochaine ?

Ce soir : aspirateur, mains qui rangent, jambes qui courent dans tous les sens, l’atelier doit être impeccable, un stage démarre demain avec Élodie, Christine, Marie et Daniel. J’ai préparé des petits format en lino : on va commencer par une ACEO, une petite carte d’artiste.

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Immersion Madrilène

Immersion madrilène !

Il était temps, les vacances nécessaires sont enfin arrivées, c’était Madrid. Et Madrid c’est « le Prado » avec « Les ménines » et aussi « Goya, le « Musée de la reine Sofia » avec « Guernica », et … la vie nocturne espagnole !

On n’a pas été déçu, la rue est toujours pleine, de jour comme de nuit, les musées étaient bien comme on les imaginait, « Guernica » pour de vrai reste une expérience poignante, avec tout l’environnement iconographique des années sombres de la fin de la république…

Le musée « Thyssen », imprévu pour nous, recèle des richesses insoupçonnées, le mélange surprenant d’un collectionneur inspiré et très riche, avec : « Degas », « Renoir », « Gauguin », « Van gogh », et mon préféré « Edward Hopper » : Voir là aussi, et pour de vrai « Hotel room » dans son format, laisse comme une impression de bonheur !

Un centre d’art contemporain au « Palacio de Cibeles » qui mêle art moderne et architecture baroque au possible …

Et puis, le « Prado », un peu trop classique, mais si riche de ses collections, redécouverte de « Goya », de « Jérome Bosch » et du « Greco », et les éternelles « Ménines » de Velasquez.

Le dépaysement est total aussi avec l’architecture flamboyante de baroque et de « colossale finesse » ! On a même visité un temple égyptien !

espagne 2015

Alors la lino dans tout cela ?

Un tout petit peu de lino chez la reine Sofia, mais un Don Quichotte en bronze, qui se rappelle au bon souvenir du mien !

Retour à La Bergerie, un programme bien chargé : La « Journée de l’Imprimerie » au Musée de Blain : « Château de la Groulais », dimanche 11 Octobre, avec des démonstrations de presses, et pour moi une impression en direct de ma gravure « l’enfant au cerf volant » avec ses 18 pièces et ses 4 couleurs en un seul passage : une performance à ne pas rater pour ceux qui ne sont pas trop loin !

Ensuite, le week end suivant un stage à l’atelier pour trois jour consécutifs, le suivant étant prévu les 27, 28 et 29 Novembre.

Et si j’en ai le temps, une gravure sur bois, pour un concours dont je vous reparlerai.

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Préparation de la lino en deux plaques : des mains et des lettres

Création, comment ça se passe … des fois !

(suite)

Bien, il me restait à graver une plaque de barreaux, pour « enfermer » la main et la lettre !

Je l’ai donc gravée, comme à l’accoutumée, dans la poussée de la création. J’avais imprimé quelques brouillons : au moment de nettoyer la plaque, quelques tirages sans ajout d’encre :

Alors j’ai calée la plaque à barreaux par dessus, et ici encore, la « bidouille » , le « bricolage » la « perception intuitive » sont intervenus : c’était bien meilleur en imprimant les barreaux avec peu d’encre, pour obtenir un effet « évanescent », moins brutal que le noir profond de l’encre typographique :

J’ai encré la plaque des barreaux, puis l’ai imprimée sur une feuille de brouillon vierge, pour « retirer » un peu d’encre de la plaque, et j’ai fait le tirage définitif sur une épreuve déjà imprimée avec la main et la lettre, sans ré-encrer la plaque : c’est plus doux, et ça me convient bien !

***

prépa mains & lettres

Ensuite, je suis revenu au projet initial : mêler des caractères typographiques et des mains. J’avais gravé tous les caractères du mot « imprimerie ». Je les ai posés sur ma plaque de lino, arrangé la disposition, tracé les contours, pour ensuite, dessiner les mains.

Le plus stressant reste à faire : découper chaque place de lettre sans trop déborder, mais aussi sans trop « serrer » pour que la plaque se pose bien sur les lettres. Loin d’être évident, mais ça marche, avec quelques coups de lime pour rectifier des tracés pas assez rectilignes !

Ensuite un essai « à blanc » pour vérifier que toutes les lettres entrent dans leur logement et collage des caractères sur un panneau de bois aggloméré, deux par deux, et vérification, à chaque fois, que le lino se détache bien de l’ aggloméré !

Eh bien, ça a marché du premier coup : je vais donc pouvoir encrer séparément lettres et mains, et imprimer en une fois : le repérage ayant eu lieu une seule fois, lors de la conception du « sandwich ».

Il reste à graver les mains, il y en a dix : ça promet !

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