Il reste quelques places pour le stage de gravure de mars :
Les 25, 26 et 27mars 2016, à partir de 9 heures à l’atelier de La Bergerie, route de Trans sur Erdre, 44 Les Touches.
Si vous venez en train, allez jusqu’à la gare de Nort sur Erdre, je passe vous prendre ! En plus, vous pouvez être hébergée en chambre d’hôtes à proximité immédiate de l’atelier. N’hésitez donc pas, linograveuse et linograveur passionnés !
L’atelier a pour objet l’utilisation pratique de la lino-gravure en vue de réaliser une estampe par le stagiaire à la fin du stage.
Le premier jour est consacré à la découverte de la technique, au passage du très « simple» dessin ou de la photo à un projet de gravure : ici, c’est une carte d’artiste personnelle qui est proposée à chaque participant. On dessine, on grave et on imprime dans la journée !
Le deuxième jour, permet d’aborder un format plus important : on grave une plaque d’environ 16/21 cm pour l’imprimer en 24/30. Tous les aspects de la gravure sont ainsi abordés : le travail à la gouge en V, à la gouge en U, le détourage au canif …
Le troisième jour, c’est la découverte du papier, de l’encre, de la presse : la gravure devient image, chacun encre et imprime sa gravure sur presse professionnelle et aussi avec des moyens « amateurs », au rouleau, à la main, au baren.
Le stage coûte 180,00 Euros net pour 18 heures de gravure – impression.
Du 4 au 19 mars 2016, j’expose mes gravures dans le cadre du festival « Frontières » de l’organisme de formation en langues « Polyglotte ».
Cette exposition se déroule dans la salle du conseil de la toute nouvelle mairie de Saint Mars du désert. Tous les jours ouvrables, aux horaires habituels d’ouverture.
L’an passé, j’étais déjà à St Mars, et cette fois dans le cadre de « Art Démo » lorsqu’il s’est agit de faire nos adieux artistique avant la démolition de la vieille mairie.
J’avais choisi le thème du « phoenix » qui renaît de ses cendres, et l’avais gravé dans le plancher de chêne d’une des salles, et aujourd’hui je jubile de cette prémonition !
Les visiteurs pourront ainsi s’intéresser aux ponts qui relient les gens que les frontières séparent : naturelles comme fleuves ou artificielles comme les barbelés.
J’ai accueilli pendant les vacances
deux enfants : la fille cadette d’amis
et la petite cadette de mon fils aîné !
Elles ont bien travaillé et joué avec
ce lino très tendre qui ressemble à
de la gomme : l’une est partie dans
une petite carte d’artiste inspirée
des Beatles, ses musiciens préférés,
l’autre s’est lancée dans l’abstraction
avec des arabesques – spirales !
On a utilisé des encres à l’eau,
ce lino très tendre : pas d’égratignures,
pas de taches sur les vêtements,
et de belles estampes !
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Pendant ce temps, j’ai gravé un petit
bateau dans une chute de vrai lino
et l’ai imprimé en même temps
qu’elles, allant à encrer le sommet
du phare avec un coton-tige !
J’étais aussi fier qu’elles deux !
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Aujourd’hui, j’ai repris des plaques
déjà gravées, pour faire des essais
en deux couleurs : soit directement
dans la presse : avec les reflets de
l’eau sous l’estacade, ou en sortie
de presse pour les feuilles de
l’arbre des bords de Loire.
Et comme c’était de l’expérimentation
j’ai aussi imprimé sur carton entoilé
pour voir !
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Après les papillons et les berces,
je reste dans la nature :
les bords de Loire
et le lac de Vioreau.
Le calme de l’eau et les
lignes horizontales
bercent doucement le spectateur.
Le dessin vient très vite,
et le détail s’efface
devant l’essentiel.
Enfin, ce que moi
je trouve accessoire
et important !
C’est dans la gravure
une étape formidable :
choisir entre présent ou pas,
le blanc ou le noir, l’ombre dure
ou la lumière éclatante.
La barque des bords de Loire
est vide, le paysage bien présent,
la barque de Vioreau est habitée,
le paysage à peine suggéré
par les grandes lignes de l’eau.
J’ai fini de graver les ombelles,
et les ai imprimées en noir.
Un papillon bleu volette
désormais entre elles
A l’automne, les grandes ombelles fanées,
dans les fossés, et au long des haies,
dressent, graphiques, sur le fond vert
tendre des herbes, leurs tiges brunes,
hérissées des restes rigides de
l’inflorescence de l’été passé.
*
Au graveur qui les voit, elles appellent,
typographiques, un regard attentif :
plantées comme des signes inconnus
sur des chemins étranges, elles parlent
cependant sans le moindre bruit.
*
Longtemps je pensais les graver, mais
ne trouvais pas l’inspiration, malgré
leur dessin, et la force de leurs traits.
Cette année, enfin, j’imaginais
la vie dans leurs lignes rigides.
*
Elles virevoltaient, tournoyaient :
insectes déboussolés, guêpes fatiguées,
abeilles butineuses attardées,
en jeunes femmes, bien calées
sur leurs balançoires volantes.
Une frontière,
un pont,
des enfants,
et Hop-la !
y en a plus !
on peut rêver …
Voilà,
ma petite dernière
une lino,
avec 10 plaques
et une frise
au format inhabituel
de 25/60
en deux couleurs
sur Canson 180g,
dans ma série
des ponts,
qui franchissent,
qui relient,
qui font
rêver !