Archives de Tag: linogravure

Bientôt « gravures de ponts » à Ancenis

affiche ancenis

L’exposition « Gravures de  Ponts » que j’organise seul à la galerie « Rive de Loire » à ANCENIS, place du millénaire, se prépare : l’affiche sèche dans l’atelier, et je prépare les encadrements, les cartels des oeuvres présentées, et les flyers que j’ai finalement décidé de réaliser avec « Tip Top » ma presse à platine quasi centenaire !

J’ai « réduit » la réduction de ma gravure « Les travailleurs du pont » et ne sais pas trop ce que cela va donner : suspense, on saura demain !

Tagué , , , , , ,

Une affiche pour mon expo « rive de Loire » à Ancenis

Mon exposition « Ponts de Loire » approche à grands pas, et je décide de reprendre une gravure qui se prêterait bien au thème des ponts : « les chevaux de feu ».

En effet, un triangle blanc accueillerait bien l’amorce d’un pont de bois, comme il en existe tant en Amérique : alors c’est parti, et j’imprime en deux couleurs.

affiche ponts

Pour une expo, il faut une affiche, alors avec ma fidèle Lulu, ma disciple préférée (!) on crée, on compose, cale et imprime dans la foulée.

J’aime bien les images très épurées, et l’affiche en est une, on va droit à l’essentiel, en reprenant l’image du pont d’Ancenis avec ses travailleurs.

Tagué , , ,

Un pont qui ondule, un autre qui chante, vive la linogravure !

Plus ça va, et moins je charge les gravures. À force d ‘épurer, je vais me retrouver comme Piet Mondrian, et faire une gravure blanche sur fond blanc, ou comme l’autre zozo, peindre en blanc des frigos … blancs.

Bon ne sombrons pas dans les facilités de l’art dit contemporain.

Même si c’est assez juste de penser qu’à un moment, les artistes ont voulu sortir de la toile, car « tout avait déjà été fait ».

Tout ça pour dire qu’en gravure, ce n’est pas ainsi que ça se passe : le blanc n’est pas celui du support, mais il est à créer : en dessinant on pose du noir sur du blanc, nous on creuse pour obtenir le blanc, et c’est ce qu’on épargne qui sera coloré : peut – être qu’on a un cerveau bizarre, juste un peu, mais quand même … (alors quand en plus l’image est inversée …)

C’est parfois acrobatique : ce qui est à gauche passe à droite, et en gravure, inversement, ce qui est à droite etc.

le pont qui ondule

Donc je suis dans mes ponts, et j’enlève beaucoup de matière, il y a aussi un plaisir quasi sensuel à enlever de bons gros copeaux, et à aplanir les fameux blancs ! J’ai fini et imprimé le pont qui ondule, j’ai ajouté un dégradé, pour les lointains, et affiné les traits : perspective ? Peut-être, alors que je joue plutôt à l’embrouiller !

Donc mes derniers ponts : celui qui ondule, et un autre encore plus dépouillé, dénudé, quasi nu, allez, même osseux ! C’est un pont avec un tablier de mots : des paroles sur les notes de « au clair de la lune » posées dans les haubans, et l’eau symbolisée par des ondulations typographiques. Je crois que seuls ceux qui sauront que c’est un pont retrouveront dans ma gravure les éléments d’un pont !

pont chantant

Si j’arrive à encore trouver du temps entre les impressions de l’affiche, les encadrements des estampes, et les petits enfants qui vont débarquer en pleine forme dans l’atelier, je grave un dernier pont : j’ai l’idée : un pont qui tourne, comme celui de Cheviré à Nantes, et qui s’enroule autour d’une Tour qu’une Femme-Loire enserre de ses bras… Bon, de l’idée à la réalisation, il s’écoule parfois plusieurs mètres cubes de réflexion !

Tagué , , ,

Un pont qui ondule sur la plaque de lino

Dans ma série des ponts, je continue mes créations, avec plus ou moins d’inspiration, parfois dans le sérieux, le figuratif précis (j’aime de moins en moins!) et plus souvent dans le fantastique, le surréalisme, la juxtaposition.

Et comme l’inspiration ne venait pas vraiment, j’ai imprimé des petits formats, en reprenant des idées anciennes, ou en jouant simplement avec les typo.

Et comme bien souvent, c’est en réalisant ces impressions que l’idée d’un pont qui ondule s’est comme imposée. Ondulations, donc courbes, arches, voûtes, ronds, cercles, sphères : c’était bon, je tenais la créa, et la tenais bien : vite, vite, vite, quelques croquis au stylo bille pour fixer l’image : je ne suis pas ordonné au point d’avoir un carnet de croquis, tout se fait sur des feuilles volantes, sans prendre le temps de bien lécher. Tant pis pour la postérité, et pour mes petites filles qui seraient bien contentes d’avoir ça « quand tu seras célèbre jipé ! »

pont ondulé

Le dessin sur la plaque de lino est dans l’esprit des croquis : le pont ondule sur un paysage, au premier plan, des sphères sont posées sur le sol, dans le ciel d’autres sphères arrivent. Je ne sais absolument pas pourquoi. Si vraiment il fallait une explication, ce serait : « l’inspiration du moment ». Je crois en fait que c’est ça : à un autre instant, ç’aurait été différent,d’où l’importance d’avoir les yeux, les oreilles, les mains et l’esprit ouverts !

Je pense à la couleur lors de l’impression : le pont noir les sphères du ciel bleues et celles du sol oranges. Sauf si au moment d’imprimer, je change d’avis, ce qui risque fort bien d’arriver !

Tagué , , ,

La fille dans l’espace

Dans ma série des ponts, j’ai en tête depuis plusieurs mois l’idée d’une fille dans l’espace qui joue à saute planètes ! Seulement, voilà, de l’idée à la réalisation, il y a un monde, et même un univers, non ?

Alors, ça traîne, gentiment, parfois moins, et peut aussi aller définitivement à la poubelle.

Pour moi, l’oeuvre n’existe que lorsqu’elle se réalise pratiquement, avant, on est dans l’espace de tous les possibles, immense et néant tout à la fois !

Initialement, ma fille dans l’espace était nue, les planètes bleues, et le fond noir. Je la voyais en plongée, un peu comme on voit les insectes sur le sable de la plage !

Et le jour de l’action, elle se retrouve en body, sportive, enjambant les planètes, elle même en dégradé de bleus, sur un fond blanc.

***

fille dans l'espace 1

C’est pour moi la magie de la création : à ce moment-là précisément, toutes les autres possibilités sont anéanties par l’émergence de la solution !

Pour compliquer un peu les choses, je change de lino : un matériau nouveau, en dalles de 50/50, parfaitement naturel. Alors, « pour voir » je réalise un extrait de ma gravure : je dessine et grave rapidement une fille qui court, et l’imprime : elle me plaît bien, le rendu sur le papier est super, et le lino se grave bien.

Alors, passage à l’acte, et je décide au dernier moment de graver les planètes « à part » de façon à les placer différemment. J’imprime en dégradé de bleu, puis la deuxième série en bleu et or.

***

fille dans l'espace 2

Tagué ,

Un pont dans l’espace : une linogravure en négatif, en couleurs, en dégradé, en découpé !

 

Un pont dans l’espace ! J’en rêvais ! Alors, je l’ai fait … C’est facile : une linogravure, et hop !

En réalité, cette idée, puis ce projet, me trottaient dans la tête depuis un sacré bout de temps : comme il s’agit d’espace, ça ne me chagrinait pas trop.

Au départ l’idée était de relier des planètes par un pont. Ce fut Saturne, obligé, comme dit ma petite fille. Puis, sur ce pont j’ai pensé à mettre des gens qui circulent, un pont vide c’était sidéral.

Et je suis tombé sur une vieille carte du système solaire, qui indique les trajectoires elliptiques des planètes autour du soleil : c’était bon, j’avais tout.

Ou presque, le soleil est immense, il ne fallait pas qu’il prenne trop de place, l’espace est sombre, pour ne pas dire noir, le soleil est jaune éclatant, comment faire ?

Et c’est là que ça a tardé, je voyais exactement ce que je voulais, mais ne savais pas comment j’allais faire, trop de possibles …

Comme souvent, ça s’est déclenché dans le même temps : j’allais découper le soleil, simplement mis en amorce de l’image, et l’encrer à part.

Comme un soleil ça brille, j’ai dessiné quelques éruptions. J’y étais presque : il restait l’espace et les planètes : j’ai décidé que l’espace serait bleu nuit, avec un dégradé bleu pâle pour arriver au blanc vers le soleil !

image pont espace

Compliqué et facile en même temps : j’allais graver en négatif !

Ce que j’ai fait, spectaculaire ET facile à réaliser : les orbites des planètes en creux, les planètes de même, ainsi que le pont et les personnages.

Il restait à dessiner, quelques esquisses, et quelques points précis : les ombres des astres à épargner.

Voici le résultat, très bluffant. Pour corser le tout, j’imprime sur papier aquarelle bien mouillé, mais essoré, et l’encre pénètre vraiment bien.

Tagué , , ,

Le Phoenix du pont d’Ancenis : une linogravure en couleur

Je sais bien que le phoenix me suit depuis quelque temps ! Eh oui, et il n’a pas fini : comme il s’agit de re-naissance, et que le pont suspendu d’ Ancenis renaît lui aussi, l’occasion est trop belle, alors j’ai re-dessiné un nouveau phoenix, plus petit que celui mémorable de St Mars du Désert, mais qui a tout aussi fière allure !

Je voulais qu’il survole le pont, alors j’ai ménagé un emplacement libre, pour placer le lino précédent du pont suspendu.

Cela me permet d’avoir plusieurs couleurs :

    • le pont est noir
    • le phoenix est jaune
    • et avec un petit rouleau j’ajoute quelques touches de rouge vif.

le phénix d'ancenis

Voilà le résultat, sur un papier 40/50.

Le phoenix me plaît bien, je crois que je vais jouer avec lui encore un moment, j’ai un projet avec les linos de mes petits enfants courant dans la cour …

Tagué , ,

Les Filles du Vent

Après avoir bien gravé, et durement, le chêne de mon phoenix, je repars dans la miniature ! Ici, ils construisent des éoliennes, sur les hauteurs, évidemment. Un bon sujet, surtout que le premier jour, le vent a bien soufflé pour les accueillir. Alors, l’inspiration est venue, forcément. Et dans un grand brassage d’air, elles furent pour moi – dès cet instant – ses filles : » les filles du vent ».

Et dans le même temps, mes petites filles sont folles de balançoire. Elles volent dans l’air, accrochées au ciel. Alors par un étrange effet de mon imagination et du vent qui soufflait sur celles-ci, les éoliennes sont devenues vivantes, leurs pales gigantesques devenant les filles sur leurs petits sièges.

J’ai dessiné, dessiné, croqué, pris des photos, pour finalement tout séparer, comme les bâtisseurs qui assemblent les éléments épars. J’ai gravé trois filles séparément, et les cordes qui symbolisent les pales sont devenues des lignes de texte, et comme c’était trop rigide à mon goût, j’ai fabriqué des guide-lignes courbes !

Sur le lit de la presse, ce fut une autre histoire, les filles sont dans des petits carrés, qu’il a fallu orienter, les guide-lignes courbes devaient suivre le mouvement, et il manquait le mât. Je l’ai gravé léger, il fut le seul à être parallèle aux bords.

filles du vent

Finalement après beaucoup de tâtonnements, ça marche, c’est très loin de ce que j’imaginais au début, mais c’est tout le temps comme ça, mes créations m’échappent, et je laisse faire !

Tagué , , , , ,

Des pro de la linogravure à la Bergerie

Une semaine de pause après la création du phoenix à St Mars du Désert ? Eh bien non, parce que j’avais programmé un stage, peur de m’ennuyer certainement !

Et ce stage : géant, inattendu, comme à chaque fois que j’organise un événement. Cette fois, ce sont des stagiaires, quasiment des pro, dessinant, gravant, explorant la matière depuis de longues années, qui se sont retrouvés à la Bergerie . Un instant je me suis même demandé ce que j’allais leur apporter…

Il y a bien l’atelier, un espace assez merveilleux, gros murs de pierres, belles solives au plafond, soutenues par une longue poutre portée par deux poteaux de chêne. Pour qui aime les ambiances, le rêve.

Il y a aussi les presses, en fonte, petites, minuscules même, moyennes et très grosses, de beaux objets « vintage » mais surtout, fonctionnels, pratiques, et marchant à l’énergie humaine : pas de moteur autre que les bras !

Et les casses d’imprimeurs, et les gravures, et le bon vieux poêle « godin » qui ronronne…

Bon, il y a moi, aussi, graveur installé depuis 6 ans maintenant, plein d’énergie et d’expérience, à la fois heureux et surpris par leur talent !

Tout cela m’a rappelé mon époque « professeur de pub » quand j’étais plus exigeant avec les élèves capables d’un bon niveau d’exigence justement, qu’avec d’autres.

Alors on est partis dans de « grandes réalisations » ni elles et lui ou moi savions que nous ne pouvions nous contenter du facile, du normal, de l’habituel. Alors on s’est donnés à fond, fatigue ou pas, il fallait y aller, et on y est allés. Au point que le stage s’est achevé vers 21 heures dimanche !

image stage 03:15

Le résultat : à la hauteur des attentes de chacun, que ce soit la précision et le détail du trait pour l’une, l’ambiance de la nuit et sa traduction pour l’autre, l’enchevêtrement du feuillage autour de la statue pour lui. Et pour moi, le bonheur d’encadrer des artistes en limite de la professionnalisation, avec la certitude d’avoir encore appris lors de cette rencontre, et d’attendre encore d’autres expériences comme celle-ci.

Tagué , , ,