Archives de Tag: linocut

Jean Pierre et le Loup !

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La part du loup

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Un loup, stupide, inculte et

sournois, s’est introduit dans

la bergerie mal gardée de mes

gravures sur internet, et en a

dérobé une : c’est très facile.

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Découvert, le loup a nié :

« C’est pas moi, c’est un autre ! »

Devant tant de mauvaise foi,

je crie « au loup ! » évidemment

et aussi « au voleur ! » mais

de mes clameurs il n’en a cure.

***

Les bergers, jadis, subissant

les mêmes méfaits, accordaient

à la sale bête, « la part du loup ».

Fatalisme résigné du vrai travailleur,

alors ici aussi : « Ainsi soit-il »

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le loup2

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Portes ouvertes de l’atelier de linogravure avec l’art prend l’air

Comme chaque année, le mois de mai est rythmé

par la Foire Saint Jacques et l’Art prend l’air.

Cette année, je recevais les enfants de l’école

pour une visite spécialement dédiée :

on a parlé Gutenberg, Dürer,

imprimerie et gravure.

apla1

Les institutrices avaient bien préparé la visite,

et mon « petit public » était bien intéressé.

Ensuite, place « aux grands »

samedi et dimanche.

Les « typos » du musée de l’imprimerie ancienne

de Blain avaient fait le déplacement en force,

pour voir ce que faisait le graveur dans son atelier.

Ils ont aimé !

l'oeil des typographes

J’utilise la typographie en combinant la lino,

la couleur, les diverses familles de caractères,

sans la contrainte de l’artisan

qui doit tenir compte des désirs de ses clients.

Comme beaucoup d’artistes je fais un peu ce que je veux !

réception

Ensuite, on a fêté tout cela,

il faisait beau,

la soirée s’est éternisé dans la douceur

d’un printemps joyeux.

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Un loup à la Bergerie, la linogravure dans tous ses états !

Entre la prochaine Foire Saint Jacques à laquelle je participe, pour l’affiche et une animation d’imprimerie sur place, la préparation des portes ouvertes des artistes avec « l’art prend l’air » et mon intervention à la Librairie « Par Chemins » à Saint Florent le Vieil samedi 26 avril, je trouve quand même le temps de graver un peu !

Comme Audubon occupe bien l’atelier, c’est encore vers lui que je me tourne. Regardant pensivement son « flamengo » sur l’écran de l’ordi, je le dessine « à la volée » sans trop m’inquiéter des proportions : l’essentiel pour moi est la proximité du dessin. Et dans la foulée, je me propose d’aquareller la gravure, une fois terminée.

Cette linogravure me prend pas mal de temps, j’ai beaucoup de traits, peu d’aplats, et recherche un peu de précision. Le résultat me convient bien. L’impression est classique, je voulais un rouge assez foncé, mais j’ai un peu forcé la dose de bleu, alors l’aquarelle s’ajustera.

un loup dans la bergerie

J’ai fait 10 tirages, et pendant qu’ils sèchent, je prépare enfin mon loup : lorsqu’elle a vu le petit chaperon rouge, imprimé cet hiver, ma petite Vivi a trouvé qu’ « on n’a pas vraiment peur, hein ? » alors, voilà un loup qui devrait remédier à ça ! Et puis, quoi de plus normal qu’un loup à la Bergerie !

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Une oeuvre commune avec les enfants de NDDL


Avec les enfants de Notre Dame des Landes,

on a un projet d’oeuvre commune :

je grave les animaux et les personnages

qu’ils ont dessiné,

et on les installe dans une forêt que je réalise.

Je commence par graver leurs petits tampons

en matière souple, et ensuite

un arbre en lino pour réaliser une forêt.

Pour la forêt j’imprime

sur une douzaine de feuilles

cinq à six arbres en les décalant,

sur ma grande presse.

Les enfants disposent leurs

petits personnages dans la forêt,

et voici un premier jet de notre oeuvre commune

Les « grands » constituent quant à eux

des forêts un peu plus amusantes,

avec des animaux dans les arbres,

ou carrément dans le ciel.

oeuvre commune nddl

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Mes enfants s’essayent à la linogravure !

Matt, Cha, et les petites à l’atelier

Depuis longtemps, mes enfants voulaient s’essayer à la lino. Ce week end, c’est chose faite : la tête pleine de projets – même si les dessins ont été oubliés à la maison – on commence à dessiner et bientôt à graver. Matt veut faire de la monnaie, depuis qu’il sait que ma « tip top » était utilisée vers 1900 par la banque nationale d’Italie : ça l’amuse ! Alors il dessine et fabrique des « coins » en deux couleurs, et en typo ! Pour un début, il frappe fort, mais ça fonctionne !

matthieu, charlotte et la lino 1

Cha quant à elle part dans un dessin, et donc une gravure, très fouillée d’aigrettes de pissenlit. Elle est méticuleuse, et le résultat est à la hauteur de l’énergie qu’elle met à graver !

L’atelier s’anime avec les petites, qui ne veulent pas être en reste : Titi fabrique des tampons avec une nouvelle matière très souple et facile à graver : un poisson, et « love » !

Sa soeur Vivi reprend sa sirène et l’imprime en « argenté ».

matthieu charlotte et la lino 2

Je n’ai pas vu le temps passer, ils sont fiers de leur maîtrise de la technique, et du résultat. Je suis heureux de partager avec eux une partie de ma passion et de mon métier, et de réaliser, en les écoutant, que la gravure peut encore, à l’heure de l’informatisation à tout va, les passionner vraiment !

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Une linogravure pour la Saint Jacques

Le geai de la Saint Jacques

Comme chaque année maintenant, je me prépare pour l’affiche de notre foire locale : la Saint Jacques. Cette année, nous avons décidé de la placer sous le « patronage » de Jean Jacques Audubon, dont la maman est née ici, aux Touches, au XVIII° siècle.

J’ai donc recherché dans les oiseaux peints, dessinés, et gravés de JJ Audubon, celui pas trop éloigné de notre faune locale, et qui pourrait illustrer notre affiche.

Mon choix s’est porté sur un geai bleu : assez courant, et assez graphique, pour être traité en linogravure. J’ai tout d’abord essayé sur une chute de lino de graver les ailes, et le plumage.

un geai bleu pour la saint jacques

Un premier jet de la future affiche a été validé par les organisateurs, et l’affiche va pouvoir « mûrir » quelques semaines avant sa réalisation définitive prévue pour la fin mars.

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La Linogravure à Notre Dame des Landes

La linogravure à Notre Dame des Landes

Il y a quelque temps, les institutrices des petits de l’école de Notre Dame des Landes m’ont sollicité pour une intervention à l’école. Elles avaient un projet pédagogique intéressant, et me donnaient l’occasion de le mêler avec un projet graphique personnel dans lequel j’avais envie d’insérer des créations d’enfants.

 Elles sont venues à l’atelier un mercredi matin, pour voir ce que l’artiste avait en tête et lui présenter ce que de leur côté elles désiraient. On a décidé de travailler sur le thème des animaux en général, des animaux de l’Afrique, et du végétal.

 Les enfants ont dessiné à ma demande des projets de tampons que je réaliserai en atelier, de mon côté j’ai préparé mon rhinocéros et lui ai ajouté le nom de l’école. Les enfants allaient ainsi pouvoir imprimer chacun une image de rhinocéros, et ensuite faire la typo de leur prénom avec une casse de caractères professionnels, mais en plastique.

 NDL 1

La magie de ma petite presse a encore fonctionné : les tous petits se sont applaudi à chaque impression ! On a eu la chance de vivre un moment paisible, loin de l’agitation du monde des adultes.

 NDL 2

À ce jour, on a effectué la première phase de notre projet : les enfants ont dessiné, imprimé, typographié. Il nous reste à réaliser l’oeuvre commune : je vais choisir parmi leurs dessins une douzaine d’animaux, et les graver en petit format à l’atelier, et en ce qui concerne ma création, préparer des linos pour réaliser un paysage en format raisin dans lequel ils imprimeront leurs créations, lors de ma prochaine venue à l’école.

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Pour un artiste, l’immersion dans un public d’enfants très jeunes, naturels, expressifs, est l’occasion d’ouvrir grand ses oreilles, ses yeux et son esprit à leurs expressions.

L’un d’eux :

« Comment tu fais le rhinocéros ? »

« Je le dessine »

«  Non, pas ça, le lino, là »

« Eh bien, je dessine dessus, et je grave »

« C’est pas ça, comment tu sais que ce sera un rhinocéros ?»

Et là je suis sans voix, je sens que nos mondes sont bien éloignés, ils sont encore dans une sorte de magie, et à ce moment, je vis une histoire, un conte, une féerie, moi aussi.

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L’une d’elles se poste devant la casse grande ouverte, et immobile regarde sans bouger durant presque une minute, puis prend les caractères qui traînent en tas et les remet à leur place sans se tromper, elle a cinq ans …

 NDL 3

Rentré à la maison, je découvre les dessins, certains sont basiques, informes, mais d’autres révèlent une réelle sensibilité, un imaginaire encore vierge de tout apprentissage.

Je me souviens de mon directeur d’école supérieure qui, un jour d’évaluation, me demande faussement surpris :

« Donc Jean Pierre, si je comprend bien, ils sont moins créatifs après quelques années à l’école que lors de leur entrée ici ? »

« Ben oui … »

 C’est peut-être ça l’art, voir les choses vraiment autrement, et si oui, alors, les artistes, les enfants, les fous et les génies sont très fréquentables !

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PENSIVE en linogravure

Pensive…

Je continue ma gravure de « pensive » : il me plaît bien, ce visage incliné, pensif et séducteur à la fois ! Je termine la première partie de la gravure, et l’imprime en gris, en plusieurs nuances (!).

 PENSIVE 1

Ensuite, il faudrait reprendre la plaque et la graver à nouveau, pour enlever toutes les zones qui vont rester grises,et ne garder que celles qui seront noires. Mais voilà, cette fois, je n’y arrive pas ! Pas envie d’abîmer la plaque !

 PENSIVE 2

Pourtant, il manque quelque chose sur mes impressions… Une nuit, puis deux, et la solution arrive toute seule sans prévenir : réduire la plaque, et imprimer des mini-pensives, puisque je suis aussi dans ce projet. Illico presto, et voici la plaque gravée, retouchée, fignolée, et j’imprime cette fois en encre dorée, prévoyant ici aussi un deuxième passage de gravure sur la plaque.

Vous me direz ça va recommencer pour les mini alors ?

Tout cela sèche, et j’abandonne ce projet pour un autre dont je vous parle de suite, repoussant à plus tard le massacre de mes plaques !

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des tampons au lycée, des linogravures miniatures et un visage en plaque perdue

 

Un début d’année assez calme :

je prépare de nouvelles gravures,

et surtout deux expositions avec sélection,

donc montage de dossier,

choix des gravures, prises de vues,

rédaction : ça fait aussi partie de la vie d’artiste,

même si la créativité y souffre un peu

face à la sécheresse (involontaire je pense)

de certains questionnaires !

*

Pour me changer les idées,

une petite incursion en milieu scolaire,

pour présenter la gravure à des lycéens et lycéennes.

Ils ont gravé de petits tampons pour s’imprégner de la technique.

*

lycée

*

De mon côté, je continue ma petite série de miniatures :

j’ai re-gravé ma chambre à la perspective surréaliste :

aïe les yeux, je pars vraiment dans le tout petit.

*

mini chambre

*

Alors pour changer, et travailler sur du plus grand,

je grave un visage de ma belle, pensive.

J’ai dessiné d’après une photo en noir et blanc,

et du coup, j’ai eu envie de graver en deux couleurs :

noir, gris, et blanc du papier,

en utilisant la technique de la plaque perdue :

donc on commence par graver la plaque

avec TOUTES les couleurs, ici, ça va, il y en a deux !

*

cathy songeuse

*

Voici les débuts.

 

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ESTAMPES MINIATURES

En ce début d’année, ici, à la Bergerie,

je me consacre aux estampes de petit format.

La gravure a aussi connu son âge d’or

dans l’illustration de livres,

avec des petites images .

Comme je possède une petite fraiseuse pantographe,

j’ai eu l’idée de transformer

certaines gravures de moyen format,

telles les 20 par 30 cm en petits formats de 10 par 15,

puisque mon pantographe permet

la réduction de moitié :

caty lit

Pourquoi faire cela ?

J’ai plein de raisons, et d’envies, en vrac :

* un petit livre d’artiste

centré sur mon cher thème de la lectrice,

et il me faut des petits formats,

* jouer avec les possibilités offertes par la machine,

* changer ma vision des choses,

plus petit, plus grand, ce n’est plus pareil !

*

J’ai commencé avec ma « lectrice dans les prés »,

qui devient « caty lit »

avec ou sans son arbre

en noir ou en couleurs, 

 oh !

J’ai aussi rétréci « Oh le chat »

qui devient simplement « Oh ».

 Ce qui est passionnant,

* c’est de reprendre « à la main »

chaque matrice, puisque la machine

offre imparfaitement ce que je recherche,

* c’est d’imprimer de tous petits formats

sur une grande presse,

* c’est jouer avec la précision

dans la gravure,

avec l’onctuosité de l’encre,

avec le choix du papier et de son grain.

*

Suite à cela, je me suis mis à graver

directement des petits formats :

 je travaille en ce moment sur Audubon,

qui est le thème de notre prochaine

Foire Saint Jacques du 11 mai prochain,

et je suis « dans les oiseaux » !

oiseau st jacques

Alors, j’ai gravé un Geai bleu

pour notre affiche, mais dans un format

plus grand, en essayant d’utiliser

la même technique.

*

Je reviens aux petits formats :

j’ai gravé une Aigrette, et comme

je voulais avoir deux couleurs,

l’aigrette d’un coté, et son cadre

de l’autre, j’ai détouré l’oiseau

à la scie à chantourner, 

tout en gardant le cadre intact :

aigrettes

Ensuite, j’ai collé l’oiseau sur

le support en bois, et j’encre séparément,

l’oiseau et le cadre qui vient

s’encastrer précisément sur le Geai.

*

Je suis, je pense, aux limites de ce que

mes outils, mes machines et mes yeux

acceptent de faire, mais pour

l’artiste, le jeu en vaut la chandelle,

et ici encore, le cheminement m’apparaît

tout aussi important que le résultat.

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