Ponts de Loire et d’ailleurs : le vernissage de l’expo des gravures

L’exposition « Pont de Loire et d’ailleurs » est donc bien partie, il manquait un vernissage ! Celui-ci a eu lieu samedi en fin de journée, le ciel flamboyait de bleus et de blancs en longues traînées, il faisait bon dehors, et ce fut paisible, à l’image de l’expo.

vernissage

En cet instant, celui où j’écris, je retiens surtout les commentaires des visiteurs. En effet, c’est la première fois depuis bien longtemps que j’organise une exposition seul, en dehors de l’atelier, en territoire inconnu, et les remarques, appréciations, questions du publics me sont précieuses, l’expo étant uniquement consacrée à mes gravures !

En plus, ce matin le quotidien Ouest France se fait l’écho de l’exposition.

Alors, visiteurs n’hésitez plus, venez !

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Ponts de Loire et autrement …

Mon exposition personnelle  « Ponts de Loire et autrement » est donc ouverte depuis hier, à la galerie « Rive de Loire » à Ancenis.

Je peux enfin voir – ensemble – toutes ces gravures qui m’ont accompagné depuis plusieurs mois.

J’ai en ce moment une préférence pour « les travailleurs du pont », des hommes qui concurrencent la technique par leur travail, leur force physique, leur solidarité, et leur intelligence.

rive de loire - installation

Mais l’ensemble me plaît bien aussi, l’incroyable mélange de ponts presque réalistes avec des créations oniriques, fantasmagoriques, surréalistes, crée une atmosphère intrigante pour mes (rares pour l’instant) visiteurs.

J’ai fait un peu d’affichage et de papillonage (flyers …) et ici, les commerçants sont remarquablement accueillants.

Tout va bien, j’espère avoir beaucoup de visiteurs, qui seront aussi intéressés que l’on été les premiers !

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Impression d’une linogravure à la pédalette !

J’étais parti pour imprimer mes flyers : eh bien, c’est en cours ! J’ai tout d’abord réduit la plaque des travailleurs du pont, et l’ai simplifiée au maximum tout en lui gardant son esprit initial.

Comme je veux imprimer beaucoup d’exemplaires, j’ai remis « tip top » ma pédalette en fonctionnement. Une pédalette est une presse à imprimer qui plaque le papier en une fois sur la forme à imprimer. Les américains l’appellent parfois « clamshell » : elle s’ouvre et se ferme comme un coquillage !

Dans un premier temps, je vais imprimer l’image en rouge grenat, ensuite, je composerai le texte et l’imprimerai en noir profond sur la partie vierge du flyer.

impressions tiptop

Tout se passe très bien, je passe un peu de temps pour affiner la fluidité de l’encre, et la pression. Quand j’estime en avoir imprimé assez, et comme il reste de l’encre, je prépare ma prochaine carte avec un tout petit visuel, qui passe très bien dans cette couleur.

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Bientôt « gravures de ponts » à Ancenis

affiche ancenis

L’exposition « Gravures de  Ponts » que j’organise seul à la galerie « Rive de Loire » à ANCENIS, place du millénaire, se prépare : l’affiche sèche dans l’atelier, et je prépare les encadrements, les cartels des oeuvres présentées, et les flyers que j’ai finalement décidé de réaliser avec « Tip Top » ma presse à platine quasi centenaire !

J’ai « réduit » la réduction de ma gravure « Les travailleurs du pont » et ne sais pas trop ce que cela va donner : suspense, on saura demain !

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ATELIERS ET STAGES À LA BERGERIE

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Je suis artiste graveur, inscrit à la maison des artistes, et c’est aujourd’hui mon activité principale. J’ai été artisan d’art pendant une vingtaine d’année, puis professeur de publicité pendant une bonne dizaine d’année. Depuis l’enfance, j’ai toujours dessiné. Aujourd’hui, le plaisir du dessin se mêle à la profession de graveur sur bois et sur lino, et comme les artistes d’autrefois, j’accueille des stagiaires dans mon atelier, pour transmettre le métier et la joie de créer.

Mon atelier est installé dans un joli bâtiment en pierres. A l’intérieur je dispose de plusieurs presses d’imprimeur : de la toute petite pour les essais jusqu’à la grande qui servait autrefois pour imprimer les affiches au format « colombier » correspondant au format A1 actuel (1/2 m2).

Chaque participant aux ateliers – de 2 à 4 personnes – dispose de ses outils, de son espace et d’une presse : le luxe !

stage en atelier

Le stage dure trois jours consécutifs : ainsi au delà de l’initiation, chacun mène à bien sa propre création, en abordant le dessin, la gravure et l’impression.

Je propose un stage par trimestre, et pour cette année, les dates sont les suivantes : 21, 22 et 23 Août et 9, 10 et 11 Octobre. Si vous êtes intéressé(e)s inscrivez-vous vite, les places sont vraiment limitées !

Le coût est de 180 € tout compris : prêt des outils, fourniture du lino, papier et une gravure de l’artiste offerte !

On s’inscrit par téléphone : 0240724141, par mail jp.graveur@orange.fr, ou par courrier : jp Coasne La Bergerie, Route de Trans sur Erdre, 44390 LES TOUCHES.

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Si vous le désirez, j’organise aussi des stages sur mesure, pour les groupes de trois ou quatre personnes.

Des chambres d’hôtes à proximité immédiate de l’atelier peuvent aussi assurer l’hébergement, à un prix préférentiel.

 

Une affiche pour mon expo « rive de Loire » à Ancenis

Mon exposition « Ponts de Loire » approche à grands pas, et je décide de reprendre une gravure qui se prêterait bien au thème des ponts : « les chevaux de feu ».

En effet, un triangle blanc accueillerait bien l’amorce d’un pont de bois, comme il en existe tant en Amérique : alors c’est parti, et j’imprime en deux couleurs.

affiche ponts

Pour une expo, il faut une affiche, alors avec ma fidèle Lulu, ma disciple préférée (!) on crée, on compose, cale et imprime dans la foulée.

J’aime bien les images très épurées, et l’affiche en est une, on va droit à l’essentiel, en reprenant l’image du pont d’Ancenis avec ses travailleurs.

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Un pont qui ondule, un autre qui chante, vive la linogravure !

Plus ça va, et moins je charge les gravures. À force d ‘épurer, je vais me retrouver comme Piet Mondrian, et faire une gravure blanche sur fond blanc, ou comme l’autre zozo, peindre en blanc des frigos … blancs.

Bon ne sombrons pas dans les facilités de l’art dit contemporain.

Même si c’est assez juste de penser qu’à un moment, les artistes ont voulu sortir de la toile, car « tout avait déjà été fait ».

Tout ça pour dire qu’en gravure, ce n’est pas ainsi que ça se passe : le blanc n’est pas celui du support, mais il est à créer : en dessinant on pose du noir sur du blanc, nous on creuse pour obtenir le blanc, et c’est ce qu’on épargne qui sera coloré : peut – être qu’on a un cerveau bizarre, juste un peu, mais quand même … (alors quand en plus l’image est inversée …)

C’est parfois acrobatique : ce qui est à gauche passe à droite, et en gravure, inversement, ce qui est à droite etc.

le pont qui ondule

Donc je suis dans mes ponts, et j’enlève beaucoup de matière, il y a aussi un plaisir quasi sensuel à enlever de bons gros copeaux, et à aplanir les fameux blancs ! J’ai fini et imprimé le pont qui ondule, j’ai ajouté un dégradé, pour les lointains, et affiné les traits : perspective ? Peut-être, alors que je joue plutôt à l’embrouiller !

Donc mes derniers ponts : celui qui ondule, et un autre encore plus dépouillé, dénudé, quasi nu, allez, même osseux ! C’est un pont avec un tablier de mots : des paroles sur les notes de « au clair de la lune » posées dans les haubans, et l’eau symbolisée par des ondulations typographiques. Je crois que seuls ceux qui sauront que c’est un pont retrouveront dans ma gravure les éléments d’un pont !

pont chantant

Si j’arrive à encore trouver du temps entre les impressions de l’affiche, les encadrements des estampes, et les petits enfants qui vont débarquer en pleine forme dans l’atelier, je grave un dernier pont : j’ai l’idée : un pont qui tourne, comme celui de Cheviré à Nantes, et qui s’enroule autour d’une Tour qu’une Femme-Loire enserre de ses bras… Bon, de l’idée à la réalisation, il s’écoule parfois plusieurs mètres cubes de réflexion !

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Un pont qui ondule sur la plaque de lino

Dans ma série des ponts, je continue mes créations, avec plus ou moins d’inspiration, parfois dans le sérieux, le figuratif précis (j’aime de moins en moins!) et plus souvent dans le fantastique, le surréalisme, la juxtaposition.

Et comme l’inspiration ne venait pas vraiment, j’ai imprimé des petits formats, en reprenant des idées anciennes, ou en jouant simplement avec les typo.

Et comme bien souvent, c’est en réalisant ces impressions que l’idée d’un pont qui ondule s’est comme imposée. Ondulations, donc courbes, arches, voûtes, ronds, cercles, sphères : c’était bon, je tenais la créa, et la tenais bien : vite, vite, vite, quelques croquis au stylo bille pour fixer l’image : je ne suis pas ordonné au point d’avoir un carnet de croquis, tout se fait sur des feuilles volantes, sans prendre le temps de bien lécher. Tant pis pour la postérité, et pour mes petites filles qui seraient bien contentes d’avoir ça « quand tu seras célèbre jipé ! »

pont ondulé

Le dessin sur la plaque de lino est dans l’esprit des croquis : le pont ondule sur un paysage, au premier plan, des sphères sont posées sur le sol, dans le ciel d’autres sphères arrivent. Je ne sais absolument pas pourquoi. Si vraiment il fallait une explication, ce serait : « l’inspiration du moment ». Je crois en fait que c’est ça : à un autre instant, ç’aurait été différent,d’où l’importance d’avoir les yeux, les oreilles, les mains et l’esprit ouverts !

Je pense à la couleur lors de l’impression : le pont noir les sphères du ciel bleues et celles du sol oranges. Sauf si au moment d’imprimer, je change d’avis, ce qui risque fort bien d’arriver !

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La fille dans l’espace

Dans ma série des ponts, j’ai en tête depuis plusieurs mois l’idée d’une fille dans l’espace qui joue à saute planètes ! Seulement, voilà, de l’idée à la réalisation, il y a un monde, et même un univers, non ?

Alors, ça traîne, gentiment, parfois moins, et peut aussi aller définitivement à la poubelle.

Pour moi, l’oeuvre n’existe que lorsqu’elle se réalise pratiquement, avant, on est dans l’espace de tous les possibles, immense et néant tout à la fois !

Initialement, ma fille dans l’espace était nue, les planètes bleues, et le fond noir. Je la voyais en plongée, un peu comme on voit les insectes sur le sable de la plage !

Et le jour de l’action, elle se retrouve en body, sportive, enjambant les planètes, elle même en dégradé de bleus, sur un fond blanc.

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fille dans l'espace 1

C’est pour moi la magie de la création : à ce moment-là précisément, toutes les autres possibilités sont anéanties par l’émergence de la solution !

Pour compliquer un peu les choses, je change de lino : un matériau nouveau, en dalles de 50/50, parfaitement naturel. Alors, « pour voir » je réalise un extrait de ma gravure : je dessine et grave rapidement une fille qui court, et l’imprime : elle me plaît bien, le rendu sur le papier est super, et le lino se grave bien.

Alors, passage à l’acte, et je décide au dernier moment de graver les planètes « à part » de façon à les placer différemment. J’imprime en dégradé de bleu, puis la deuxième série en bleu et or.

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fille dans l'espace 2

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Un pont dans l’espace : une linogravure en négatif, en couleurs, en dégradé, en découpé !

 

Un pont dans l’espace ! J’en rêvais ! Alors, je l’ai fait … C’est facile : une linogravure, et hop !

En réalité, cette idée, puis ce projet, me trottaient dans la tête depuis un sacré bout de temps : comme il s’agit d’espace, ça ne me chagrinait pas trop.

Au départ l’idée était de relier des planètes par un pont. Ce fut Saturne, obligé, comme dit ma petite fille. Puis, sur ce pont j’ai pensé à mettre des gens qui circulent, un pont vide c’était sidéral.

Et je suis tombé sur une vieille carte du système solaire, qui indique les trajectoires elliptiques des planètes autour du soleil : c’était bon, j’avais tout.

Ou presque, le soleil est immense, il ne fallait pas qu’il prenne trop de place, l’espace est sombre, pour ne pas dire noir, le soleil est jaune éclatant, comment faire ?

Et c’est là que ça a tardé, je voyais exactement ce que je voulais, mais ne savais pas comment j’allais faire, trop de possibles …

Comme souvent, ça s’est déclenché dans le même temps : j’allais découper le soleil, simplement mis en amorce de l’image, et l’encrer à part.

Comme un soleil ça brille, j’ai dessiné quelques éruptions. J’y étais presque : il restait l’espace et les planètes : j’ai décidé que l’espace serait bleu nuit, avec un dégradé bleu pâle pour arriver au blanc vers le soleil !

image pont espace

Compliqué et facile en même temps : j’allais graver en négatif !

Ce que j’ai fait, spectaculaire ET facile à réaliser : les orbites des planètes en creux, les planètes de même, ainsi que le pont et les personnages.

Il restait à dessiner, quelques esquisses, et quelques points précis : les ombres des astres à épargner.

Voici le résultat, très bluffant. Pour corser le tout, j’imprime sur papier aquarelle bien mouillé, mais essoré, et l’encre pénètre vraiment bien.

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