Archives de Tag: typographie

La satisfaction du linograveur

Les affiches de la Saint Jacques,

fin prêtes à l’état de matrice dans la presse

attendaient les petites mains

qui allaient les imprimer pour de bon.

Rendez-vous à l’atelier samedi matin,

et comme l’an dernier,

une bonne équipe s’est lancé dans une impression

en deux couleurs s’il vous plaît,

et pour 200 exemplaires.

impresion affiche st jacques 2013

Tagué , , , , , ,

Un linograveur à Paris, l’exposition « blanc »

Il y a peu , je décidais d’aller me frotter aux autres graveurs,

et quoi de plus intimidant que d’aller exposer

en région parisienne ?

J’ai donc participé à une exposition

organisée par « graver maintenant » sur le thème « blanc ».

Forcément au début j’ai pensé à simplement

estamper le mot blanc, sans encrer,

ce que certains ont fait, mais c’était trop simple.

Alors j’ai pensé à la neige,

ça tombait bien (!) c’était l’hiver,

encore une fois trop facile.

J’ai donc laissé l’esprit vagabonder,

sans injonction autre que du blanc.

***

Je suis issu du pays minier,

j’ai vu, enfant, les mineurs assister impuissants

à la disparition de la mine,

mais avec la colère de ceux qu’on laisse sur le carreau.

BLANC-1

Et quand mes parents ont quitté ce pays noir,

 j’ai découvert le pays blanc,

du coté de Guérande.

J’ai vu des femmes courageuses et fières

reprendre un travail ancestral dans les marais salants.

Et voilà, c’était comme une évidence,

j’allais graver or noir, or blanc,

le diptyque de mon enfance…

(Evidemment, j’étais le seul à savoir ça)

On est allés à Paris pour le vernissage,

histoire de rencontrer,

par gravures interposées d’autres talents.

La gravure en relief est bien le parent pauvre de la gravure,

les seigneurs travaillent le cuivre !

Mais quand même, certaines créations m’ont bien plu,

bien qu’elles ne soient pas dans la tendance.

 

***

Un séjour parisien offre aussi beaucoup,

 

BLANC-2

 

on a marché, déambulé, visité,

intéressés par les typos, d’autres expos,

la vie , les gens, la rue, les arts.

 

BLANC-3 

 

Tagué , , , , ,

Pour la Foire Saint Jacques, une affiche avec de la linogravure

Pour la deuxième année de la Foire Saint-Jacques

aux Touches, nous avons décidé,

une fois de plus de réaliser l’affiche

en typographie au bois et au plomb,

tirée à la main

sur presse typographique Deberny & Peignot.

***

Mais comme on avait déjà pratiqué,

on a développé un peu les choses,

et j’ai offert aux organisateurs de réaliser

eux même le visuel de l’affiche, à l’atelier.

***

st jack 1

***

Comme cette année

il s’agit de réaliser sur le site du Mont Juillet

des carrés de jardin,

nous avons gravé six carrés de légumes,

fruits, ou fleurs.

***

st jack 2

***

Après une matinée studieuse,

l’ambiance s’est soudainement détendue

quand les premières impressions sont apparues :

l’affiche devrait avoir très bonne allure !

***

Tagué , , , , , ,

Encore une presse à l’atelier de linogravure !

 

 

 

 

« Presse imprimerie Bois et fer forgé »

 

C’est prochainement une nouvelle venue pour l’atelier. Encore une presse ? Eh bien oui, quand la passion est là, on veut pouvoir tout essayer : Je n’ai pas de presse à cylindres : pour la lino, ce n’est pas vraiment nécessaire d’avoir une grosse pression. Par contre, ce type de presse permet d’imprimer quasiment en continu, en tous cas, de grandes longueurs.

 

Alors quand j’ai vu sur internet une presse dite d’imprimeur, peut-être bien une ancienne essoreuse à linge avec ses deux gros rouleaux en bois, son bâti en fonte, je n’ai pas hésité !

pressorage site 1

 

Comment vais-je l’appeler ? ce n’est plus une essoreuse, mais pas encore une presse de linograveur. Alors, là, j’hésite ! Pressorage, Pressoreuse, Pressalino : je crois que je tiens le vocable, ce sera ça, son nom quand elle sera installée avec les autres.

 

Autres presses que je n’ai pas encore nommées vraiment, il y a la grande, la moyenne, et la petite, pour celles que j’utilise. Seule « Tip Top » a son nom véritable, la petite presse à volet a été surnommée « le Gaufrier » par toutes celles qui l’ont vue, alors … Il devient urgent de nommer les trois presses typo : la petite est une « Tiflex », alors je garde son nom, la moyenne n’a aucune marque, c’est une presse à épreuve qui m’a été donnée par un imprimeur au grand coeur, de Nantes, alors, pourquoi pas « La Nantaise » ! La grande est une Vandercook déguisée en Deberny et Peignot, longue très longue histoire de cette marque, disons simplement que madame de Berny, la maîtresse de Balzac acheta une imprimerie pour éditer les romans de son amant ! Joli non ? Je crois que je vais garder Deberny pour elle !

 

Si vous voulez jouer avec moi, participez à ces nominations, peut-être trouverez-vous un nom vraiment original pour la nouvelle venue !

Tagué , , , ,

Les Rencontres d’Atelier de la Bergerie

Bonjour !

J’avais un peu disparu de cet écran

ces derniers temps,

patience vous saurez tout.

***

Commençons par la fin, c’est mieux !

J’ai initié cette année une

nouvelle formule d’accueil à l’atelier :

Fini le stage classique, rigide,

Ouvertes « les Rencontres d’Atelier de la Bergerie ».

Ça tombait très bien :

trois jeunes charmantes et intelligentes graphistes

désiraient faire de la gravure

et de la typo matérielle en atelier.

gravure

Je suis encore sous le charme de cette rencontre,

où la découverte est tout autant celle de l’autre,

que celle des lieux, de la technique,

des presses typo et des outils.

encrage

On a dessiné, chacune avec son propre parcours,

gravé, en balbutiant ou carrément sûre de soi,

imprimé en riant ou profondément sérieuse,

impression délicate

miaou ! qu'elle est belle !

composé des textes au plomb, assise par terre,

parce que brutalement l’atelier était devenu trop petit !

la typo c'est trop beau !

l'atelier n'est pas assez grand !

Et à midi quand venait l’heure de casser la croûte,

le repas durait … deux heures, deux heures et demie :

on est très très bavardes et bavard dans la profession !

Il n’empêche, on a bien oeuvré, 

j’ai eu parfois l’impression

de vivre une performance :

on avait trois jours, un thème commun,

et même sans exigence de résultat,

chacun, chacune s’est pris au jeu.

Mais comme toute bonne chose,

il a fallu arrêter, on s’est échangé nos oeuvres,

little cats

et j’ai remis à chacune une de mes

précédentes gravures qu’elles ont elles-même choisie.

On a laissé le temps passer un peu

et à une prochaine fois.

***

Tout est donc aussi merveilleux ici ?

Ben non quand même :

l’une de mes raisons d’absence si longtemps

a été une grippe tenace

qui m’a tenu presque une semaine au lit

avec fièvre, suées, mal de crâne … Horrible !

***

Mais je n’oublie pas, il est temps encore :

bonne année à tous qui me lisez,

carte voeux 2013

parfois avec assiduité, ou simplement de passage ici.

***

Et avant de se quitter aujourd’hui,

laissez un commentaire si le coeur vous en dit !

***

 

 

Tagué , , ,

lino-ty-poème ou encore typo-lino-poème et même typoèmelino etc ;

J’ai démarré la lino avec une presse de typographe,

alors  j’ai du mettre mes plaques

à la hauteur typographique,

puisque ce type de presse

n’est pas réglable en hauteur.

Ensuite, j’ai commencé à rechercher

des caractères typographiques, en plomb,

en bois et même en plastique.

Alors ce fut l’occasion de mêler typo et lino :

typoélino : un nom pour ce type de gravures.

Il y a encore plus longtemps, j’écrivais des poèmes,

à la machine à écrire !

Et ça me reprend !

Alors, à l’occasion du stage en mon atelier

d’une petite lycéenne en « Première Arts Graphiques »,

j’ai proposé à ma jeune élève

de composer le texte en caractères typographiques !

guitare et bottines 1 bis

Elle qui travaille sur logiciels de P.A.O,

quel changement évidemment,

de découvrir d’une part le plaisir de toucher,

soupeser, placer de vrais caractères,

d’autre part de prendre conscience du temps

nécessaire à l’ouvrage.

En échange, on a travaillé de concert

pour réaliser la première page

de son rapport de stage en gravure et typo :

elle a choisi la guitare comme illustration,

l’a gravée patiemment,

et je lui ai réalisé une réduction

avec ma nouvelle fraiseuse pantographe,

pour l’utiliser sur chacune des pages de son rapport.

Dans le même temps, je finissais ma gravure BOTTINES,

qui m’a pris beaucoup de temps,

je voulais en effet placer les bottines

en situation de « fruits » dans un champ de bottines.

Le poème venant en complément.

guitare et bottines 2 bis

Tagué , , , , , ,

Encore une nouvelle machine à l’atelier de gravure !

Une petite machine

que je suis allé chercher en Normandie,

est arrivée à l’atelier : une mini fraiseuse

montée sur pantographe :

je vais pouvoir faire des « miniatures »

de certaines de mes gravures,

et compléter quelques casses d’imprimerie en bois.

On en a profité pour voir la tapisserie de Bayeux,

impressionnante « BD » du moyen âge,

avec ses figures cernées, proches de la gravure !

Puis au hasard des balades,

une rencontre imprévue,

avec une typographe convaincue,

une autre avec un menuisier

à l’atelier très très encombré,

ce qui a rassuré Cathy sur l’état du mien,

qui fait désormais figure de salle de séjour !

Un chat cultivé nous a à peine regardé,

la cathédrale s’envolait vers les cimes

d’un ciel bien chargé mais clément,

les oiseaux de mer virevoltaient,

au loin le mont imperturbable

laissait les flots l’enserrer, alors on est rentrés ! 

Tagué , , , ,

Gravures de lecture : loulou qui lit

Le temps passe, passe, passe !

Je me contente de moins en moins de 24 heures,

j’en veux plus !

Evidemment, si je ne me consacrais qu’à une,

voire deux choses à la fois,

ça pourrait encore aller.

Mais non !

***

Alors que se passe-t-il ici ?

***

Comme j’humidifie le papier pour l’impression,

il gondole en séchant :

il me faut des presses, des poids, pour l’aplatir.

J’ai trouvé un « arrache-tambour de frein »

dans une brocante sympa,

et en ai fait une petite presse, ça prend du temps !

***

Les souliers de cathy m’appelaient depuis un moment,

je les ai imaginés poussant au bout de longues tiges

dans un champ de bottines : une gravure s’imposait !

le dessin est fait, la pré-découpe aussi,

reste à graver et imprimer.

***

***

Ma petite fille Louna

qui passe une grande partie de son temps

à lire m’intéresse aussi,

je l’ai « croquée » assise dans la chambre des petits,

l’ai imaginée « partie au pays des songes »

et le tapis volant s’est imposé,

avec les étoiles les planètes,

et la lune, prénom oblige !

***

Comme il me restait du temps (!)

j’ai fini de graver « loulou qui lit »,

et l’ai imprimée sur un beau papier :

« Canson Édition » de 225 g,

et fait d’autres tirages avec du texte,

en « Romain Édition »

Je sens que ça peut se terminer en livre cette histoire !

Voilà pourquoi j’ai demandé

une rallonge de temps

au créateur de toutes choses,

mais ma demande est restée vaine.

***

 

Tagué , , , ,

Jean Pierre, un parachute doré, et puis quoi encore ?

Je me suis promis de ne pas faire

trop de commentaires sur ce coup-là,

alors, soyons bref :  

je dédie une de ces images à Isabelle,

les autres,  je verrai plus tard

 

***

Pour la technique, la plaque a une forme bizarre,

elle doit s’insérer dans un projet plus vaste,

mais pas trop le temps pour l’instant,

l’encre est une superbe encre dorée,

le papier un aquarelle de 200g,

la presse la grande Deberny et Peignot.

Le graveur c’est moi.

Tagué , ,

l’AMOUR, toujours l’AMOUR, mais en typo lino gravure

Hier soir, je me suis couché avec une idée en tête :

il fallait mettre moins de typo,

et plus de couleur,

en réalité ça fait deux idées, mais bon !

***

Au réveil, je file à l’atelier avant même le petit déj’,

et … rien de tout cela,

l’oeil du matin trouve intéressant tout ce gris

entourant les gens bien noirs sur leur banc.

Mais la couleur alors ?

Un mot me saute au visage : AMOUR bien sur !

En plus il est vertical,

et oblige la tête à s’incliner pour le regarder.

Mes anciens collègues profs, je pense à Yannick,

vont rire un peu : incliner la tête,

signe indiscutable de séduction :

***

Cette histoire me plaît de plus en plus,

alors allons-y : Pas mal hein ?

***

Bon , un peu de technique :

pour tout cela, il faut un papier solide,

en raison du format :

je choisis un 250g que je trempe

dans la baignoire des petits enfants (!)

pendant presque 10 minutes,

l’essore bien, le roule en tuyau,

pour le poser correctement sur la presse.

Je possède désormais un séchoir à claies,

qui me facilite bien les choses :

plus besoin de jouer à l’équilibriste pour accrocher

 une feuille de papier bien mouillée

sur une corde à linge évidemment trop haute !

Alors, le linograveur qui a bien travaillé

attend vos impressions (!) 

Tagué ,