Archives de Catégorie: typographie

Histoire de la rencontre du grillage et de la presse typographique !

J’habite à la campagne,

et presque tout le monde a des poules,

elles font vraiment partie de notre environnement,

on les voit et les entend, et,

on ne les voit plus ni ne les entend, à force.

J’en ai photographié plein,

comme disent les enfants,

et revoyant ces images,

force est de reconnaître qu’avec les poules,

le grillage est omniprésent.

Alors, graver des poules, d’accord,

mais avec du grillage !

Donc une ou plusieurs plaques pour les poules,

et une pour le grillage…

Je ne me vois pas graver toutes ces mailles…

Grillage imprimé

Alors, réflexion, idées, et passage à l’acte,

me voilà avec un petit rouleau de grillage,

une pince coupante,

un bloc de contreplaqué,

quelques clous et un marteau.

Le grillage est vite tendu sur le bloc,

un carton l’amène à la hauteur typographique

pour la presse, et voilà le résultat,

un grillage auto imprimé,

un ready made,

un bidouillage créatif,

je peux commencer à dessiner des poules,

elles seront bien gardées !

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Encore une presse à l’atelier de linogravure !

 

 

 

 

« Presse imprimerie Bois et fer forgé »

 

C’est prochainement une nouvelle venue pour l’atelier. Encore une presse ? Eh bien oui, quand la passion est là, on veut pouvoir tout essayer : Je n’ai pas de presse à cylindres : pour la lino, ce n’est pas vraiment nécessaire d’avoir une grosse pression. Par contre, ce type de presse permet d’imprimer quasiment en continu, en tous cas, de grandes longueurs.

 

Alors quand j’ai vu sur internet une presse dite d’imprimeur, peut-être bien une ancienne essoreuse à linge avec ses deux gros rouleaux en bois, son bâti en fonte, je n’ai pas hésité !

pressorage site 1

 

Comment vais-je l’appeler ? ce n’est plus une essoreuse, mais pas encore une presse de linograveur. Alors, là, j’hésite ! Pressorage, Pressoreuse, Pressalino : je crois que je tiens le vocable, ce sera ça, son nom quand elle sera installée avec les autres.

 

Autres presses que je n’ai pas encore nommées vraiment, il y a la grande, la moyenne, et la petite, pour celles que j’utilise. Seule « Tip Top » a son nom véritable, la petite presse à volet a été surnommée « le Gaufrier » par toutes celles qui l’ont vue, alors … Il devient urgent de nommer les trois presses typo : la petite est une « Tiflex », alors je garde son nom, la moyenne n’a aucune marque, c’est une presse à épreuve qui m’a été donnée par un imprimeur au grand coeur, de Nantes, alors, pourquoi pas « La Nantaise » ! La grande est une Vandercook déguisée en Deberny et Peignot, longue très longue histoire de cette marque, disons simplement que madame de Berny, la maîtresse de Balzac acheta une imprimerie pour éditer les romans de son amant ! Joli non ? Je crois que je vais garder Deberny pour elle !

 

Si vous voulez jouer avec moi, participez à ces nominations, peut-être trouverez-vous un nom vraiment original pour la nouvelle venue !

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Les Rencontres d’Atelier de la Bergerie

Bonjour !

J’avais un peu disparu de cet écran

ces derniers temps,

patience vous saurez tout.

***

Commençons par la fin, c’est mieux !

J’ai initié cette année une

nouvelle formule d’accueil à l’atelier :

Fini le stage classique, rigide,

Ouvertes « les Rencontres d’Atelier de la Bergerie ».

Ça tombait très bien :

trois jeunes charmantes et intelligentes graphistes

désiraient faire de la gravure

et de la typo matérielle en atelier.

gravure

Je suis encore sous le charme de cette rencontre,

où la découverte est tout autant celle de l’autre,

que celle des lieux, de la technique,

des presses typo et des outils.

encrage

On a dessiné, chacune avec son propre parcours,

gravé, en balbutiant ou carrément sûre de soi,

imprimé en riant ou profondément sérieuse,

impression délicate

miaou ! qu'elle est belle !

composé des textes au plomb, assise par terre,

parce que brutalement l’atelier était devenu trop petit !

la typo c'est trop beau !

l'atelier n'est pas assez grand !

Et à midi quand venait l’heure de casser la croûte,

le repas durait … deux heures, deux heures et demie :

on est très très bavardes et bavard dans la profession !

Il n’empêche, on a bien oeuvré, 

j’ai eu parfois l’impression

de vivre une performance :

on avait trois jours, un thème commun,

et même sans exigence de résultat,

chacun, chacune s’est pris au jeu.

Mais comme toute bonne chose,

il a fallu arrêter, on s’est échangé nos oeuvres,

little cats

et j’ai remis à chacune une de mes

précédentes gravures qu’elles ont elles-même choisie.

On a laissé le temps passer un peu

et à une prochaine fois.

***

Tout est donc aussi merveilleux ici ?

Ben non quand même :

l’une de mes raisons d’absence si longtemps

a été une grippe tenace

qui m’a tenu presque une semaine au lit

avec fièvre, suées, mal de crâne … Horrible !

***

Mais je n’oublie pas, il est temps encore :

bonne année à tous qui me lisez,

carte voeux 2013

parfois avec assiduité, ou simplement de passage ici.

***

Et avant de se quitter aujourd’hui,

laissez un commentaire si le coeur vous en dit !

***

 

 

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lino-ty-poème ou encore typo-lino-poème et même typoèmelino etc ;

J’ai démarré la lino avec une presse de typographe,

alors  j’ai du mettre mes plaques

à la hauteur typographique,

puisque ce type de presse

n’est pas réglable en hauteur.

Ensuite, j’ai commencé à rechercher

des caractères typographiques, en plomb,

en bois et même en plastique.

Alors ce fut l’occasion de mêler typo et lino :

typoélino : un nom pour ce type de gravures.

Il y a encore plus longtemps, j’écrivais des poèmes,

à la machine à écrire !

Et ça me reprend !

Alors, à l’occasion du stage en mon atelier

d’une petite lycéenne en « Première Arts Graphiques »,

j’ai proposé à ma jeune élève

de composer le texte en caractères typographiques !

guitare et bottines 1 bis

Elle qui travaille sur logiciels de P.A.O,

quel changement évidemment,

de découvrir d’une part le plaisir de toucher,

soupeser, placer de vrais caractères,

d’autre part de prendre conscience du temps

nécessaire à l’ouvrage.

En échange, on a travaillé de concert

pour réaliser la première page

de son rapport de stage en gravure et typo :

elle a choisi la guitare comme illustration,

l’a gravée patiemment,

et je lui ai réalisé une réduction

avec ma nouvelle fraiseuse pantographe,

pour l’utiliser sur chacune des pages de son rapport.

Dans le même temps, je finissais ma gravure BOTTINES,

qui m’a pris beaucoup de temps,

je voulais en effet placer les bottines

en situation de « fruits » dans un champ de bottines.

Le poème venant en complément.

guitare et bottines 2 bis

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Gravures de lecture : loulou qui lit

Le temps passe, passe, passe !

Je me contente de moins en moins de 24 heures,

j’en veux plus !

Evidemment, si je ne me consacrais qu’à une,

voire deux choses à la fois,

ça pourrait encore aller.

Mais non !

***

Alors que se passe-t-il ici ?

***

Comme j’humidifie le papier pour l’impression,

il gondole en séchant :

il me faut des presses, des poids, pour l’aplatir.

J’ai trouvé un « arrache-tambour de frein »

dans une brocante sympa,

et en ai fait une petite presse, ça prend du temps !

***

Les souliers de cathy m’appelaient depuis un moment,

je les ai imaginés poussant au bout de longues tiges

dans un champ de bottines : une gravure s’imposait !

le dessin est fait, la pré-découpe aussi,

reste à graver et imprimer.

***

***

Ma petite fille Louna

qui passe une grande partie de son temps

à lire m’intéresse aussi,

je l’ai « croquée » assise dans la chambre des petits,

l’ai imaginée « partie au pays des songes »

et le tapis volant s’est imposé,

avec les étoiles les planètes,

et la lune, prénom oblige !

***

Comme il me restait du temps (!)

j’ai fini de graver « loulou qui lit »,

et l’ai imprimée sur un beau papier :

« Canson Édition » de 225 g,

et fait d’autres tirages avec du texte,

en « Romain Édition »

Je sens que ça peut se terminer en livre cette histoire !

Voilà pourquoi j’ai demandé

une rallonge de temps

au créateur de toutes choses,

mais ma demande est restée vaine.

***

 

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Jean Pierre, un parachute doré, et puis quoi encore ?

Je me suis promis de ne pas faire

trop de commentaires sur ce coup-là,

alors, soyons bref :  

je dédie une de ces images à Isabelle,

les autres,  je verrai plus tard

 

***

Pour la technique, la plaque a une forme bizarre,

elle doit s’insérer dans un projet plus vaste,

mais pas trop le temps pour l’instant,

l’encre est une superbe encre dorée,

le papier un aquarelle de 200g,

la presse la grande Deberny et Peignot.

Le graveur c’est moi.

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l’AMOUR, toujours l’AMOUR, mais en typo lino gravure

Hier soir, je me suis couché avec une idée en tête :

il fallait mettre moins de typo,

et plus de couleur,

en réalité ça fait deux idées, mais bon !

***

Au réveil, je file à l’atelier avant même le petit déj’,

et … rien de tout cela,

l’oeil du matin trouve intéressant tout ce gris

entourant les gens bien noirs sur leur banc.

Mais la couleur alors ?

Un mot me saute au visage : AMOUR bien sur !

En plus il est vertical,

et oblige la tête à s’incliner pour le regarder.

Mes anciens collègues profs, je pense à Yannick,

vont rire un peu : incliner la tête,

signe indiscutable de séduction :

***

Cette histoire me plaît de plus en plus,

alors allons-y : Pas mal hein ?

***

Bon , un peu de technique :

pour tout cela, il faut un papier solide,

en raison du format :

je choisis un 250g que je trempe

dans la baignoire des petits enfants (!)

pendant presque 10 minutes,

l’essore bien, le roule en tuyau,

pour le poser correctement sur la presse.

Je possède désormais un séchoir à claies,

qui me facilite bien les choses :

plus besoin de jouer à l’équilibriste pour accrocher

 une feuille de papier bien mouillée

sur une corde à linge évidemment trop haute !

Alors, le linograveur qui a bien travaillé

attend vos impressions (!) 

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Typo-Lino-Gravure et mains gravant à la Bergerie

Après avoir bien travaillé sur

mon petit livre accordéon,

et en avoir finalisé quelques-uns,

il était temps de renouer

avec un format plus important :

je voulais envelopper ma gravure « les gens »

de textes, paroles, mots, pensées, des verbes,

dans un fouillis typographique,

un peu comme dans « les ailes du désir »,

une invasion de mots sur une image calme,

de gens paisibles.

Le résultat m’impressionne un peu :

les gens sont réellement emprisonnés

dans les textes, les caractères, les polices.

Demain je vais vers la couleur,

et  peut-être alléger, un peu !

***

Dans le même temps,

des mains travailleuses sont venues dessiner,

graver, et imprimer, apportant de la nouveauté,

leur passion et leur implication

dans le désir de réussir une oeuvre intéressante.

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Un livre accordéon en linogravure et typographie au plomb

Mes petites filles courent dans tous les sens,

quand elles sont ici, à la Bergerie.

À les voir, je pensais l’autre jour à une gravure,

des gravures, une histoire, un poème ?

Je les ai photographiées, esquissées, dessinées,

décalquées, et lentement l’idée a germé :

ce sera un petit livre accordéon.

J’ai d’abord choisi le format des gravures,

et cette fois, comme il s’agit d’un livre,

et de typographie,

j’ai décidé de tout calculer en points typographiques.

En images, voici le déroulé des opérations :

Tout d’abord j’ai réalisé une dizaine de croquis

d’après photos, et j’ai gravé les plaques,

de façon à pouvoir intervertir les illustrations.

Comme il s’agit d’un livre plié,

j’ai laissé un espace entre chaque groupe de mots,

et j’ai composé mon texte en le remaniant parfois,

en raison de cette nouvelle contrainte.

Ensuite, imposition texte et images,

directement dans la presse,

en tenant compte à la fois du format du papier,

et de la longueur utile de la presse.

Après pas mal de tâtonnement,

ça marche, et les premiers brouillons,

tirés sur papier d’emballage blanc,

sont corrects.

Alors je passe à l’impression définitive,

sur papier 220g Fabriano,

et je prépare la couverture,

qui reprend une image du livre.

Les jours suivants, je fais un essai de pliage,

et malgré 9 pages, l’ensemble « tombe » juste.

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Linogravure pour Lounagraveuse

Le mois d’Août est bien calme,

linogravure s’entend,

parce que les activités ici, à la Bergerie,

s’enchaînent les unes aux autres :

On a coupé 15 stères de bois avec les enfants,

on a posé du lambris chez l’un d’eux, et

j’ai quand même trouvé l’énergie de faire une expo

à Sucé sur Erdre, avec les potes de « ça bouillonne »

Puis  je me suis mis autravail sur « Manhattan New York » ,

voulant adapter la typo-lino

aux dimensions des cadres standards,

et surtout tenter un dégradé sur le fond des buildings,

et ô surprise, ça a marché :

de bonnes perspectives d’avenir !

Ensuite, je continue à graver

« les filles qui courent »

pour un livre en accordéon sur ce thème,

et je prépare mon cadeau pour Louna,

qui fête ses dix ans,

et s’est prise de passion pour la gravure sur

lino, bois, médium : alors je lui offre des gouges,

un rouleau, une spatule, des encres primaires,

du lino, des feuilles de papier.

Et je lui fabrique une table d’encrage,

un support pour graver sans risques,

et une presse à partir d’une

ancienne petite presse à fruits.

J’attend avec impatience, curiosité

et tendresse ses prochaines création !

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