C’est la fin de l’année, alors à l’atelier, c’est un peu l’effervescence. Il faut préparer la porte ouverte de Noël. D’abord une affiche, distribuée dans les commerces alentour :

C’est la fin de l’année, alors à l’atelier, c’est un peu l’effervescence. Il faut préparer la porte ouverte de Noël. D’abord une affiche, distribuée dans les commerces alentour :

Il y a quelques jours j’ai posté l’image de mon père Noël chevauchant un balai de sorcière tout noir, et guidé par deux corbeaux.

Hier matin, bien concentré, l’oeil vif, et la main sûre (!) j’ai découpé à la scie alternative la plaque en deux parties. L’une suit précisément le contour du personnage, l’autre celui du balai. Il fallait être sérieusement précis pour bien isoler la main et la jambe du balai. Mais ça fonctionne !
Ensuite, il ne restait plus qu’à graver : facile !

Aujourd’hui j’ai imprimé, les deux couleurs ensemble : encrage plaques séparées, et impression réunies.

A la fin de la journée, je nettoie les plaques, et tout d’abord, j’imprime sur une feuille de brouillon, et en voyant le résultat, je pense : je dois pouvoir mettre autre chose qu’un balai dans les bras du père Noël : une sorcière ? Non, mieux : une jolie fille, comme un rêve pour un homme aussi occupé !

gravure et impression à suivre !
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Depuis plusieurs jours, je travaille sur un livre d’artiste. Le sujet est : « Les animaux de mon entourage ». Ainsi j’ai gravé un cheval, une souris, un renard, une araignée, des moutons, des vaches, un poisson … et pour chacun d’entre eux, j’ai écrit un haïku.
Mais pour le titre, pendant quelques jours, j’étais incertain. Quand soudain, le titre « Le Déluge » s’est imposé.
Je suis particulièrement heureux du contraste entre la quiétude des animaux, et le déchainement de l’océan au dehors. Un peu comme notre monde aujourd’hui !


La suite de la vie en atelier de ma grande presse :
Pendant les années 2014/2015.
Beaucoup de stages ces années-là.
Les affiches de la foire culturelle « Saint Jacques » réalisées à l’atelier.
Et en 2014, l’arrivée au Musée de l’imprimerie de Blain, où j’officie désormais sur une autre Deberny & Peignot, à peine plus petite, inaugurée par ma petite-fille pas peu fière de son exploit !











Je continue donc de fêter les 10 années de bonnes et loyales impressions de linogravure par ma grande presse. Je poste ci dessous une bonne dizaine d’images de ces impressions sur deux ans : 2012 & 2013. Avec l’arrivée d’une presse à rouleaux-en bois, et pour finir l’impression de la première affiche de la Foire Saint Jacques aux Touches avec les bénévoles de l’association.











Depuis quelque temps, j’ajoute des textes à mes linogravures : des titres, ou des poèmes, alors, forcément, l’idée est venue de réunir des gravures ensemble, et mieux encore, de graver et d’écrire en fonction d’un recueil.
C’est donc en pensant à un livre d’artiste que je grave, je compose et j’imprime en ce moment à l’atelier. Mais, quand tout cela se met en place, d’autres idées surgissent, et c’est donc à deux livres que je me suis « attelé ». Le premier s’intéresse aux animaux de mon entourage, le deuxième aux outils de ma boite à outils.
Je vous présente, aujourd’hui, la réalisation d’une feuille : à gauche la page de texte, à droite une linogravure : aucun rapport entre les deux, puisqu’il s’agit de deux pages différentes du livre.

J’avais prévu un marteau, j’ai ajouté des clous, et une petite toile d’araignée, ça arrive, même dans les boites à outils utilisées ! Le marteau est noir et rouge : alors je l’ai découpé.

La toile d’araignée est gris-argenté, je l’ai découpée aussi, pour encrer séparément les pièces, mais les imprimer en une seule opération !

Je me plonge donc dans les 10 ans passés avec ma D&P, et je continue avec les années 2011





Ma presse une fois installée trouva vite sa place dans ma tête, mais dans l’atelier, rien ne va plus, les machines à bois voisinent avec les presses, et la poussière ne fait pas bon ménage avec les encres. Ainsi, en septembre, on déménage tout : les presses et les casses d’imprimeurs rejoignent la grande pièce, et les machines à bois l’autre pièce, une belle équipée : on a bougé quelques tonnes de matériel, mais on était nombreux, les enfants, les amis du hameau, et tout s’est terminé par un pantagruélique repas …

Dimanche, il faisait beau, balade à la campagne, des chevaux dans les prés, et l’un d’eux, véritable beauté naturelle s’est prêté au jeu de la photographie.
Alors, hier une gravure bien inspirée, avec un petit poème. Mon idée est de réaliser un livre d’artiste avec la linogravure et la typographie au plomb. J’ai déjà gravé plusieurs animaux et écrit de petits poèmes comme celui qui accompagne la linogravure du cheval.

Je me plonge donc dans les 10 ans passés avec ma D&P, et je commence par les années 2009/2010 :
La Liberté, avec un cadre cette fois, puisque le format de la presse le permet

Nantes : un bois très long en deux parties !

L’homme au Turban, un amis trop tôt disparu,

Une affiche pour les portes ouvertes, un bois : les cardères et de la typo en bois

Le baiser, une gravure qui m’avait pris un temps fou, et qui respire dans ce format,

Les gens sur un banc, une gravure qui vient tout droit de New York,

New York, encore un grand bois, découpé et gravé

Et pour terminer l’année 2010 un livre accordéon réalisé avec les enfants d’une bibliothèque voisine

Ma presse à peine installée trouva vite sa place dans ma tête, dans mes mains, dans mon cœur aussi : c’était comme si elle avait toujours été là, un peu (oui, un peu quand même) comme les amis dont on ne sait pas comment on faisait – avant – sans eux !
Dixième anniversaire de la grande presse de l’atelier !
Il y a dix ans, jours pour jour, ma grande presse Deberny & Peignot arrivait à l’atelier, transportée de Bretagne aux Touches avec deux de mes enfants, heureux d’aider leur papa !


Je l’avais découverte pendant une petite semaine de vacances à Concarneau, par le plus grand des hasards. La gérante d’une petite imprimerie typographique située à côté de l’hôtel m’avait indiqué qu’un collègue se séparerait certainement d’une assez grande presse à affiches.

La rencontre avec le typographe fut ce qu’on peut appeler une belle rencontre, on a eu de suite plein de choses à partager, et je le sentais heureux aussi de savoir que sa presse allait à nouveau servir, sortir de sa léthargie, elle qui s’était arrêtée d’imprimer en 1985.




Et depuis 10 ans, la Deberny & Peignot trône dans l’atelier, et sert à tout, de la toute petite carte à la grande affiche, en passant par mes « grands formats » : elle accepte le papier en 60/84, en A1, en Colombier affiche …

Elle est arrivée le 1er Octobre 2009, l’année où j’ai vraiment commencé à graver en professionnel : la toute première impression fut : « le coq du clocher » effectuée « à l’arrache » la presse à peine installée.

Pendant tout ce mois d’anniversaire, je reviendrait année par année sur les impressions effectuées sur « La Deberny » et l’histoire de cette presse et de sa marque.