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Créativité incertaine !

Bonjour !

Pour moi, le confinement imposé, même si je l’ai compris et respecté, n’était pas propice à la création. Surprenant, puisqu’il était censé libérer du temps, seulement voilà, le temps libéré par force n’est pas vraiment du temps libre …

Alors comme beaucoup je crois, ce temps disponible a été affecté aux tâches domestiques longtemps repoussées par justement ce manque de temps.

Aujourd’hui, après l’atterrissage du dé-confinement, je repars doucement dans la création : j’avais rouvert des boîtes de photos, datant de l’époque des photos sur papier et en avais sorti quelques-unes. Dont une où l’un de mes enfants courait dans un champ moissonné avec une brouette vers une énorme balle de paille, tel un « Sisyphe » moderne !

Cette image trainait en moi. Il y avait quelque chose à faire avec elle, mais c’était au temps morne du confinement, et rien ne venait. Alors je l’ai dessinée telle quelle, histoire d’attendre la lumière, si toutefois elle venait !

C’est venu tout doucement, et surtout avec la perspective presque certaine que ça allait déboucher. Tout d’abord, il fallait penser aux Noirs et Blancs. Chez les graveurs, cette notion est primordiale, l’un ne va pas sans l’autre. C’est comme en musique, les Noires et les Blanches. Aujourd’hui, cette évidence prend encore plus son sens avec la ségrégation scandaleuse des USA.

J’étais donc arrivé au noir et blanc : qui serait le noir et qui serait le blanc ? Dans la création graphique cette interchangeabilité va de soi. Évidemment, dans la vie courante ce n’est pas aussi simple.

J’ai sauté un nouveau pas : j’allais « métisser » tout cela ! Le gris arrivait !

Dans mon image le ciel était blanc, le sol gris, avec des noirs et des blancs ici et là, la botte noire à l’ombre, et grise au soleil, et le ciel tout blanc, avec quelques nuages, histoire d’assombrir un peu l’image.

C’était intéressant, mais sans plus : Qu’est-ce que ça disait ? Un temps j’ai pensé ajouter du texte. Alors j’ai remisé tout cela dans un coin de … mon cerveau, ma tête, mon cœur !

C’est un matin, (encore un matin !) au réveil, que l’idée s’est faite image : la botte de paille, pourtant essentielle dans la photo initiale, disparaissait. C’est la lune apparaissant sur l’horizon qui prenait place dans l’image, laissant l’imagination de celui qui regarde vagabonder : ce que je recherche dans mes images. 

Ainsi, la lune sera grise, ou noire, ou rouge grenat, je l’ai découpée de la plaque de lino, pour l’encrer séparément.

C’est bon, j’ai repris pied, l’enlisement ne fût que passager, l’a-venir vient, c’est tout bon !

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Un livre d’artiste en typo et linogravure : « livre de bord »

Entre le jardin et l’atelier, recherche d’un équilibre : lumière du soleil, douceur de l’atelier, semis des légumes et distribution des caractères, organisation du potager et impression des pages.
À l’atelier, j’ai repris la composition et la gravure de mon « livre de bord ». Comme j’utilise des typo de petit corps : 10 ou 12 points, j’imprime séparément l’image et l’écrit.
J’utilise ma presse à épreuves entièrement manuelle, la grande Vandercook, sans encrage automatique. Et puisque mes textes n’ont que trois lignes, j’utilise comme rails de guidage du rouleau encreur, des filets en bois ramenés à l’exacte hauteur typographique : et ça marche bien, avec une frisquette qui évite de maculer les feuilles.
Sur le dernier tirage, le papier choisi, un 300 grammes à très gros grain, j’ai décidé de le mouiller à l’emplacement de la typo pour avoir une impression uniforme. 
Le résultat en photos.

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Retour à l’atelier de Linogravure

Après le Salon « anima libri » de Montreuil Bellay, retour à l’atelier. Mes petits enfants ont bien joué dans l’atelier, avec les bouts de bois, les papiers, la colle à bois pour faire des trucs : un avion, une maison, et même une église !

Moi, j’ai eu un souci de santé, une vilaine polyarthrite s’était occupé de mes mains il y a bien longtemps, je la croyais endormie, mais non, son réveil brutal m’a plongé dans le désarroi, l’arrêt de la gravure, et le moral en bas. Heureusement, la médecine (que je critique parfois !) m’a sorti de ce mauvais pas. Alors je recommence doucement : je fais de la typographie, le plomb c’est lourd, mais je travaille avec des petits corps : 10, 12 ou 14 points, alors ça va. Comme je suis encore et toujours emballé par le concept des « livres d’artiste » j’écris et compose des Haïkus pour le prochain « livre-boîte » qui tourne autour des bateaux abandonnés…

Ma prochaine « expo-démo-animation » devait avoir lieu au Château de la Groulaie à Blain, les 11, 12 et 13 Avril à l’occasion des JEMA les journées Européennes des Métiers d’Art, que nous organisions pour une dizaine de participants, avec une collègue enlumineure-graveure et les bénévoles du musée. En raison du confinement tout est annulé.

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La Deberny & Peignot, la suite !

Je me plonge donc dans les 10 ans passés avec ma D&P, et je continue avec les années 2011

  • Extérieur intime 
  • Chambre gravée (en mars)
  • Cathy allongée
  • La Sieste (en mai)
  • Lectrice éperdue (en juin)
  • Très sage (juillet)
  • La clé (août)
  • Le déménagement des presses 
  • Le voilier de Brooklyn (septembre)
  • À quoi pensent les New Yorkais (décembre)

Ma presse une fois installée trouva vite sa place dans ma tête, mais dans l’atelier, rien ne va plus, les machines à bois voisinent avec les presses, et la poussière ne fait pas bon ménage avec les encres. Ainsi, en septembre, on déménage tout : les presses et les casses d’imprimeurs rejoignent la grande pièce, et les machines à bois l’autre pièce, une belle équipée : on a bougé quelques tonnes de matériel, mais on était nombreux, les enfants, les amis du hameau, et tout s’est terminé par un pantagruélique repas …

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