Archives de Catégorie: linogravure

Imprimer du grillage sur une linogravure

Enfin, les oies imprimées sont sèches,

comme les chaussettes de l’archiduchesse,

alors vient le temps de la gravure du grillage,

en repérage.

Quand le papier est tiré à sec,

pas de problème, le grillage s’imprime bien.

Mais quand il est mouillé,

la gravure s’imprime deux fois,

avec un très léger décalage : que se passe-t-il ?

Pensées, cogitations, exploration :

le fil du grillage est rond :

quand le papier est mouillé,

il attaque une fois en poussant, et une fois en tirant,

mais de plus, il enveloppe légèrement le fil :

c’est du moins ce que je crois,

alors j’imprime en poussant, retire la feuille,

qui est alors parfaitement imprimée,

et j’essaye sur la presse typo

d’imprimer la feuille suivante en tirant,

et surprise, ça marche aussi !

qui a dit qu’imprimer était facile ?

les oies et le grillage

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Pour la Foire Saint Jacques, une affiche avec de la linogravure

Pour la deuxième année de la Foire Saint-Jacques

aux Touches, nous avons décidé,

une fois de plus de réaliser l’affiche

en typographie au bois et au plomb,

tirée à la main

sur presse typographique Deberny & Peignot.

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Mais comme on avait déjà pratiqué,

on a développé un peu les choses,

et j’ai offert aux organisateurs de réaliser

eux même le visuel de l’affiche, à l’atelier.

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st jack 1

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Comme cette année

il s’agit de réaliser sur le site du Mont Juillet

des carrés de jardin,

nous avons gravé six carrés de légumes,

fruits, ou fleurs.

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st jack 2

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Après une matinée studieuse,

l’ambiance s’est soudainement détendue

quand les premières impressions sont apparues :

l’affiche devrait avoir très bonne allure !

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Presseuse et les oies

Presseuse, ma nouvelle presse,

a passé sa première nuit à l’atelier,

et ce matin, de bon matin,

j’étais à pied d’oeuvre pour les premier essais.

Tout d’abord, j’ai gravé un lino, dont le dessin était prêt :

deux oies qui jouent ensemble avec leur cou bien tordu !

impression des oies

Les premiers essais ont demandé de la réflexion :

la presse imprime bien,

mais le papier bouge un peu en sortie,

il a fallu jouer avec la pression,

ajouter des rails de guidage,

enlever le lange,

et passer le papier bien sec !

Le résultat est à la hauteur, et augure bien de l’avenir.

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PRESSEUSE !

PRESSEUSE,

ma nouvelle presse, est enfin arrivée à l’atelier !

Après quelques péripéties météorologiques,

puisque nous sommes allés,

Cathy et moi,

la chercher en Normandie,

au Nord de Saint Lô,

là où le temps s’est soudainement mis à la neige,

au vent, aux bourrasques,

bref, ça ne pouvait guère être pire !

***

 On a donc abrégé notre séjour,

se promettant de revenir au beau temps,

(si, si, il parait qu’il peut faire beau en Normandie !)

On a donc quitté notre charmante hôtesse à regret

et sommes revenus vers des temps plus cléments,

après avoir chargé ma « presseuse »

(contraction de presse – essoreuse).

 

presseuse !

Une fois installée dans l’atelier,

je lui ai fait subir un nettoyage en règle :

démontage partiel,

graissage des engrenages,

vérification du fonctionnement,

essais rapides de passage du lino,

sans oublier quelques photos,

et regards admiratifs

devant l’esthétique étonnante  de cette  machine.

***

 Demain, essais en vrai, 

avec un lino fraîchement préparé pour l’occasion,

et qu’il me restera à graver,

quand j’aurai dessiné le thème :

la nuit ne fait que commencer,

elle appartient aussi à ceux

qu’un grain de folie douce anime !

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Linogravure superposées

L’enfant des mille et une nuit m’entoure dans l’atelier,

et certains tirages paraissent bien « ternes »,

alors je décide de les utiliser autrement.

J’avais utilisé une technique de tirage photo

qui consistait à exposer deux fois

le même négatif avec un très très léger

décalage vertical et horizontal,

qui permet de créer une sorte de relief.

On appelait ça des « paraglyphes ».

J’ai repris les tirages de gravures

blanc sur noir et or sur noir,

et le résultat est très honorable !

effet de relief blanc

L’avantage d’une presse typographique

entièrement manuelle est considérable :

on a un repérage absolument parfait du papier,

on peut donc faire deux tirages successifs

sur la même feuille , ensuite,

la matrice étant fermement maintenue en place,

on peut la décaler d’un millimètre

en hauteur et largeur,

et maîtriser assez bien le résultat !

effet de relief doré

 

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Encore une presse à l’atelier de linogravure !

 

 

 

 

« Presse imprimerie Bois et fer forgé »

 

C’est prochainement une nouvelle venue pour l’atelier. Encore une presse ? Eh bien oui, quand la passion est là, on veut pouvoir tout essayer : Je n’ai pas de presse à cylindres : pour la lino, ce n’est pas vraiment nécessaire d’avoir une grosse pression. Par contre, ce type de presse permet d’imprimer quasiment en continu, en tous cas, de grandes longueurs.

 

Alors quand j’ai vu sur internet une presse dite d’imprimeur, peut-être bien une ancienne essoreuse à linge avec ses deux gros rouleaux en bois, son bâti en fonte, je n’ai pas hésité !

pressorage site 1

 

Comment vais-je l’appeler ? ce n’est plus une essoreuse, mais pas encore une presse de linograveur. Alors, là, j’hésite ! Pressorage, Pressoreuse, Pressalino : je crois que je tiens le vocable, ce sera ça, son nom quand elle sera installée avec les autres.

 

Autres presses que je n’ai pas encore nommées vraiment, il y a la grande, la moyenne, et la petite, pour celles que j’utilise. Seule « Tip Top » a son nom véritable, la petite presse à volet a été surnommée « le Gaufrier » par toutes celles qui l’ont vue, alors … Il devient urgent de nommer les trois presses typo : la petite est une « Tiflex », alors je garde son nom, la moyenne n’a aucune marque, c’est une presse à épreuve qui m’a été donnée par un imprimeur au grand coeur, de Nantes, alors, pourquoi pas « La Nantaise » ! La grande est une Vandercook déguisée en Deberny et Peignot, longue très longue histoire de cette marque, disons simplement que madame de Berny, la maîtresse de Balzac acheta une imprimerie pour éditer les romans de son amant ! Joli non ? Je crois que je vais garder Deberny pour elle !

 

Si vous voulez jouer avec moi, participez à ces nominations, peut-être trouverez-vous un nom vraiment original pour la nouvelle venue !

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La linogravure de l’enfant des mille et une nuits

Suite : l’enfant des mille et une nuits

s’imprime de toute les couleurs :

j’essaye plusieurs encres,

des papiers différents,

et résultat final,

 

l'enfant des mille et une nuits imprimée

je ne sais plus

quelle estampe choisir !

Alors je laisse tout cela sécher

et demain est un autre jour !

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cocoricolino !

L’enfant aux mille et un songes

s’imprime en couleurs sur un papier crême,

l'enfant des 1001 nuits - 1

aujourd’hui,  j’imprime en noir – gris – blanc,

puis avec une gamme de couleurs « éteintes »

***

 

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Linogravure de l’enfant des mille-et-une nuits !

Je me suis inscrit à deux concours d’estampes,

sur la région parisienne, pour voir :

où je me situe aujourd’hui dans la gravure,

et aussi me prendre au jeu de la préparation,

du dossier à fournir,

des estampes à choisir ou

à réaliser – en urgence – ça va de soi !

 je vous en reparlerai plus tard,

quand tout cela sera prêt à partir,

et j’espère être dans la gravure

plus efficace que dans le montage de dossier :

j’étais limite quand même question temps,

et me suis gentiment fait rappeler de respecter les dates …

***

J’ai en attente à l’atelier trois estampes dessinées,

prêtes à être gravées.

Alors, je commence avec ma petite fille sur un tapis volant,

lire au pays des songes

lectrice au pays des songes,

enfant des mille et une nuits.

J’ai détouré l’enfant à la scie à chantourner,

l’ai collée sur une plaque de médium

et j’ai rajouté ensuite la lune, des étoiles, des planètes.

la rudesse de la technique

La difficulté, ici c’est le visage,

puis les cheveux,

enfin le drapé de la robe.

jeu d'ombres et de lumières

Je suis assez satisfait de l’équilibre ombres et lumières,

et aussi des espaces séparant les motifs,

qui me permettront d’encrer avec des couleurs différentes.

des blocs pour la couleur

Au départ, je voyais une gravure

entièrement découpée à la scie,

afin d’avoir des blocs encrés séparément.

Aujourd’hui, je vois le tapis bleu, les planètes dorées,

la petite fille rouge, les pompons rouges aussi…

Mais chaque chose en son temps,

il faut continuer à graver :

aujourd’hui je suis à cinq heures de travail.

Je crois que la conception a pris beaucoup,

beaucoup plus de temps :

de l’ordre d’une vingtaine d’heures,

entre l’idée, la conception d’ensemble,

dessin de l'idée

les retouches, les ajouts,

le choix des ombres,

le choix de ce qui est en aplat,

de ce qui est en lignes :

une partie vraiment intéressante dans le travail.

À bientôt pour la suite !

 

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Diane nouvelle linograveuse à l’atelier ?

Oui bien sûr !

dit Louna la petite linograveuse

qui accueille aujourd’hui sa petite soeur

diane

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