Cloué au lit
par une méchante grippe,
Je cherche les tenailles
et ne les trouve pas.
Un marteau cogne
dans ma tête et ça fait mal
Mais alors, cette gravure
était prémonitoire ?
Cloué au lit
par une méchante grippe,
Je cherche les tenailles
et ne les trouve pas.
Un marteau cogne
dans ma tête et ça fait mal
Mais alors, cette gravure
était prémonitoire ?
L’automne est arrivé , les feuilles dorées,
le ciel rougeoyant, la douce chaleur
du poêle à bois dans l’atelier,
mes stagiaires sont contentes.
***
On travaille dur, dans la bonne humeur,
la précision et aussi les rires.
Comme souvent, on crée, imagine,
et prépare dans la légèreté,
mais tout-à-coup, le silence.
***
La gravure commence, et avec elle,
la concentration, chacune
soudain seule, face à son oeuvre,
qui démarre doucement.
***
J’aime énormément ces moments
quand tout semble s’arrêter
pour nous maintenir
en pure création !
***
Et, comme l’atelier dure
trois jours, la parole
revient, avec les questions,
les remarques, les interrogations,
et les rires…
Le vieux vélo devant l’atelier
– déjà gravé en vert –
m’appelle à nouveau.
Le pédalier et le protège chaîne
en aluminium terni
luisent faiblement sous
la lumière de l’automne :
linogravure 20/29 sur papier 30/40