







Une nouvelle revue locale édite son 4° numéro
et l’office du tourisme de Nort m‘a proposé
d’y faire paraître un article :
le voici !
Et voici l’affiche des Portes Ouvertes
et la même sous la presse !
Et avec tout ça, j’arrive quand même à graver
et ma nouvelle estampe
« à quoi pensent les New Yorkais ? »
avance gentiment :
Depuis mon installation comme
graveur imprimeur de mes oeuvres,
je pense à séparer complètement
les activités de gravure, imprimerie
et de travail du bois :
Le Jour du Grand Déplacement
est enfin arrivé.
Les copains et les copines sont au rendez vous,
pour moi, l’émotion est à son comble.
On commence par la presse à épreuve de grand format,
ma Vandercook n° 3
qui accepte en effet le « colombier affiche »
un papier de 62 X 85 cm, et pèse 225 kilo
tout va bien, la presse passe juste par la porte
et le petit chariot la supporte vaillamment.
Ensuite on déplace un établi, véritable jeu d’enfant,
avant de s’atteler au gros morceau :
ma combinée de menuiserie, qui pèse 360 kilo !
et ne passe pas par la porte de communication :
il va falloir la sortir par la porte principale,
la faire rouler dans la cour, sortir sur la route,
entrer par l’allée gravillonnée, et passer par la 2° porte de l’atelier
Mais comme elle est montée sur roues à pneus,
tout va bien, et le passage par le chemin
de la Bergerie est une véritable promenade :
Et voilà, après 25 ans, ma combinée rejoint
sa nouvelle salle, la « menuise »
de la Bergerie.
J’ai gardé mon outillage à bois, par sentiment au début,
et m’en réjouis aujourd’hui, puisque ma gravure fait appel
au bois, au médium, et au lino, et mes machines m’offrent
l’autonomie rêvée !
Un pas de danse devant la porte
(en réalité, ils la reposent après le passage de ma combi)
un coup de marteau burineur pour aplanir le sol
un ou deux coups de scie pour préparer l’emplacement
des rangs, et tout est en place !
l’imprimerie aussi
un coup de balançoire avec les petits
et comme souvent à La Bergerie
ça se termine par un bon repas entre tous ;
et par des chansons,
et le lendemain avec une inauguration
apéro dans l’imprimerie !
Depuis plusieurs jours je travaille à préparer
« le grand déplacement ».
Quand j’ai démarré la gravure, c’était après
avoir été successivement :
fabricant de jouets en bois,
et prof de communication.
J’avais gardé mon atelier orienté bois,
ça tombait bien pour faire de la gravure sur bois,
seulement voilà, je me suis pris de passion pour l’impression,
d’abord de mes gravures, puis de la typo,
et l’encre et les presses n’aiment pas la poussière !
Alors aujourd’hui, enfin, demain,
« on joue » à séparer presses et machines à bois.
J’ai équipé ma combinée de roues à pneus :
elle ressemble à une vieille « Ford T »
J’ai déposé toutes mes casses
pour déplacer les rangs :
et dans le futur atelier menuis’
dont j’ai chaulé les murs,
ma Vandercook n°3
attend elle aussi
son déplacement vers l’imprimerie :
Tout cela pèse très lourd, on va jouer la prudence,
j’ai fait appel à des bras costauds,
gars et filles,
et même si tout semble bien au point,
jusqu’au programme chronologique des déplacements,
j’appréhende un peu tout de même
le passage de l’idée à l’action !!!
À bientôt, en images et en réflexions
***
Ce week-end on a fait la fête à la bergerie :
J’avais préparé une gravure pour les invités
et j’ai expliqué mon travail de graveur :

***
Aujourd’hui, j’ai partagé mon temps entre la poésie
inattendue de la typographie :
(En ces temps de finances
qui déraillent, une europe maigre coexiste ici avec
une europe mi grasse …
mais l’univers n’en a que faire !)
et la réorganisation de mon atelier :
en effet, mes presses d’imprimeurs, mes casses
voisinent avec une machine à bois, une scie, et même
un tour à bois, alors qu’une grande presse s’est retrouvée
seule dans la pièce voisine.
Donc, une fois n’est pas coutume,
je vais mettre de l’ordre dans mon atelier !
J’ai compté : il va y avoir 9 déplacements de machines,
presses, meubles, et autres !
J’ai prévu de faire appel aux copains costauds :
Alors telle une fourmi laborieuse, je nettoie,
je range, je démonte, je lave !
Et déjà je rêve à un atelier logique, pratique, raisonnable
où on ne court plus après l’encre, le papier, les casses !
***
À suivre !
***
Ma créativité s’enrichit de rencontres,
surtout avec des gens !
Mais aussi avec des choses
des objets, des outils !
***
J’ai les yeux grand ouverts,
Les oreilles aussi.
Dans les expos j’écoute, je parle aussi,
mais j’écoute plus que je dis
« deux oreilles, une bouche »
disait mon collègue
prof de communication.
Donc on me dit que mes gravures racontent des histoires,
mais, mais, mais, pas assez !
J’aime bien écrire, bien dessiner,
j’ai des typos et de la lino
alors que me faut-il de plus ?
Ben des gens, même un ou une seule
qui m’impulserait, et voilà que je la rencontre !
Alors nous plongeons ensemble dans son livre
d’artiste, avec les typo plomb minuscules
et des gravures sur lino noires sur blanc.
***
Dans le même temps, j’ai de nouvelles
typos, en plomb et en bois,
des idées plein la tête
et pour commencer
doucement,
à côté du
livre
qui va éclore bientôt, je le sens,
je calme ma soif de création avec une petite
affichette, qui parle de clefs, puisque imprévus de la vie
des cartons entiers ont atterri ici, en demande de résurrection !
ma chatte cependant me tourne le dos,
les histoires de clef cela ne
la concerne pas :
l’important c’est que les deux portes de l’atelier
soient ouvertes en même temps !