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Typographie, gravure sur lino, travail du bois : enfin le jour du grand déplacement !

Depuis mon installation comme

graveur imprimeur de mes oeuvres,

je pense à séparer complètement

les activités de gravure, imprimerie

et de travail du bois : 

Le Jour du Grand Déplacement

est enfin arrivé.

***

Les copains et les copines sont au rendez vous,

pour moi, l’émotion est à son comble.

On commence par la presse à épreuve de grand format,

ma Vandercook n° 3

qui accepte en effet le « colombier affiche »

un papier de 62 X 85 cm, et pèse 225 kilo

tout va bien, la presse passe juste par la porte

et le petit chariot la supporte vaillamment.

Ensuite on déplace un établi, véritable jeu d’enfant,

avant de s’atteler au gros morceau :

ma combinée de menuiserie, qui pèse 360 kilo !

et ne passe pas par la porte de communication :

il va falloir la sortir par la porte principale,

la faire rouler dans la cour, sortir sur la route,

entrer par l’allée gravillonnée, et passer par la 2° porte de l’atelier

Mais comme elle est montée sur roues à pneus,

tout va bien, et le passage par le chemin 

de la Bergerie est une véritable promenade :

Et voilà, après 25 ans, ma combinée rejoint

sa nouvelle salle, la « menuise »

de la Bergerie.

J’ai gardé mon outillage à bois, par sentiment au début,

et m’en réjouis aujourd’hui, puisque ma gravure fait appel

au bois, au médium, et au lino, et mes machines m’offrent

l’autonomie rêvée !

Un pas de danse devant la porte

(en réalité, ils la reposent après le passage de ma combi)

un coup de marteau burineur pour aplanir le sol

un ou deux coups de scie pour préparer l’emplacement

des rangs, et tout est en place !

La menuiserie est en place

l’imprimerie aussi

un coup de balançoire avec les petits

et comme souvent à La Bergerie

ça se termine par un bon repas entre tous ;

et par des chansons,

et le lendemain avec une inauguration

apéro dans l’imprimerie !

Tagué ,

la veille du grand déplacement

Depuis plusieurs jours je travaille à préparer

« le grand déplacement ».

Quand j’ai démarré la gravure, c’était après

avoir été successivement :

fabricant de jouets en bois,

et prof de communication.

J’avais gardé mon atelier orienté bois,

ça tombait bien pour faire de la gravure sur bois,

seulement voilà,  je me suis pris de passion pour l’impression,

d’abord de mes gravures, puis de la typo,

et l’encre et les presses n’aiment pas la poussière !

Alors aujourd’hui, enfin, demain,

« on joue » à séparer presses et machines à bois.

J’ai équipé ma combinée de roues à pneus :

elle ressemble à une vieille « Ford T »

J’ai déposé toutes mes casses

pour déplacer les rangs :

et dans le futur atelier menuis’

dont j’ai chaulé les murs,

ma Vandercook n°3

attend elle aussi

son déplacement vers l’imprimerie :

Tout cela pèse très lourd, on va jouer la prudence,

j’ai fait appel à des bras costauds,

gars et filles, 

et même si tout semble bien au point,

jusqu’au programme chronologique des déplacements,

j’appréhende un peu tout de même

le passage de l’idée à l’action !!!

À bientôt, en images et en réflexions

***

Tagué , ,

typo « rouillée », typo & plâtre, typo & livre d’artiste, linogravure et plaque perdue

L’atelier fourmille de créativité, d’inventivité,

de questions à résoudre, et même

de problèmes quasi insolubles

dans l’encre typographique !

***

* TYPO ROUILLÉE *

Pour commencer, la bonne question

avec comme le dit ma petite fille :

de la typo rouillée !

avec de la patience, un peu d’inventivité,

les caractères typographiques s’installent

gentiment !

pour obtenir cet effet, j’ai encré en noir puis aussitôt

j’ai passé un petit rouleau d’orange clair

par endroit, et parfois j’ai remis

de l’encre noire.

***

* LA TECHNIQUE DE LA PLAQUE PERDUE *

J’avais sous les yeux une ancienne plaque jamais tirée

complètement, et qui semblait se prêter

à la technique de la plaque perdue :

on grave d’abord la couleur claire, généralement celle du fond,

on imprime, et ensuite, on grave à nouveau la même plaque,

en ôtant tout ce qui doit rester de la première couleur,

donc en gardant la deuxième couleur,

et on imprime à nouveau.

J’ai  démarré doucement, ne choisissant que le gris et le noir :

voici la plaque encrée sous presse,

et le résultat pour la première couleur,

la suite pour bientôt !

***

* LE LIVRE D’ARTISTE *

L’aventure du livre d’artiste se poursuit :

la composition des pages est entièrement manuelle,

On a réalisé une frisquette,

sorte de cache rabattable qui évite les salissures :

et voici le résultat tout propret !

***

* PLÂTRE  &  TYPOGRAPHIE *

J’ai envie de réaliser des compositions typographiques 

moins rigides, moins carrées alors j’installe

les caractères dans un petit moule en bois

et je coule du plâtre à l’intérieur :

deux questions à régler :

1° est il possible d’imprimer de cette façon ?

2° les caractères sont-ils récupérables ensuite ?

l’avenir me le dira !

***

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Les nouvelles typo et la lino pour une histoire de clef …

Ma créativité s’enrichit de rencontres,

surtout avec des gens ! 

Mais aussi avec des choses

des objets, des outils !

***

J’ai les yeux grand ouverts,

Les oreilles aussi.

Dans les expos j’écoute, je parle aussi,

mais j’écoute plus que je dis

« deux oreilles, une bouche »

disait mon collègue

prof de communication.

Donc on me dit que mes gravures racontent des histoires,

mais, mais, mais, pas assez !

J’aime bien écrire, bien dessiner,

j’ai des typos et de la lino 

alors que me faut-il de plus ?

Ben des gens, même un ou une seule

qui m’impulserait, et voilà que je la rencontre !

Alors nous plongeons ensemble dans  son livre

d’artiste, avec les typo plomb minuscules

et des gravures sur lino noires sur blanc.

***

Dans le même temps, j’ai de nouvelles

typos, en plomb et en bois,

des idées plein la tête

et pour commencer

doucement,

à côté du

 livre

 qui va éclore bientôt,  je le sens,

je calme ma soif de création avec une petite

affichette, qui parle de clefs, puisque imprévus de la vie

des cartons entiers ont atterri ici, en demande de résurrection !


ma chatte cependant me tourne le dos,

les histoires de clef cela ne

la concerne pas :

l’important c’est que les deux portes  de l’atelier

soient ouvertes en même temps ! 

Tagué

TENDINITE ET LINOGRAVURE : suite !

Donc je piaffe, ne tiens pas en place, et désire m’activer

heureusement, les copines doivent faire une immersion

à l’atelier pour graver, imprimer, dessiner :Elles ont fait d’énormes progrès, et je me prend

à bien aimer ce qu’elles font :

le maniement très alerte de la petite gouge pour Véro

et le trait de dessin toujours aussi sur d’Isabelle.

***

J’ai aussi installé mon expo au Croisic,

on en parlera plus tard,

restons à l’atelier :

J’ai acquis de nouvelles polices de caractères

et ne sait plus où les ranger :

Travailler le bois d’une seule main ?

ça se tente : j’ai gardé l’habileté

de l’ancien fabricant de jouets :

et ça marche !

Voilà ! 

ma main ne dit rien,

j’ai bien fait attention, comme les enfants !

***

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Escapade en Angleterre : linos, gravures & livres d’artistes !

Un repos forcé qui tombe bien :

Une escapade d’une semaine chez nos amis anglais

par l’entremise du comité de jumelage de Nozay !

Debbie m’avait gentiment précisé qu’elle 

reprenait des cours d’art à l’université,

mais j’ai rencontré une vraie artiste, 

complètement immergée dans la création,

la pratique, l’inspiration.

Elle s’est initiée à la gravure

et m’a offert une superbe estampe.

Elle m’a emmené visiter  des galeries d’art,

le musée local, une demeure victorienne

qui accueille des artistes :

un vrai repos pour la main, mais

le coeur et l’esprit bien éveillés !

Le travail des calligraphes s’apparente à celui des typographes,

et tout devient source d’inspiration,

à l’instar des motifs géométriques du plafond !

Jusqu’au livre d’artiste,  

où les similitudes sont troublantes.

J’ai vu,

les yeux bien ouverts,

m’appliquant à respecter la maxime : 

« Quand tu voyages, ne t’emmènes pas avec toi »

***

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linogravure, tendinite et réflexions …

Voilà – voilà – voilà !

Chante ma chanteuse préférée du moment,

ce qui doit arriver arrive, forcément : à force de graver,

de travailler de ses mains sans compter, le corps se fatigue et crie

stop !

Après les quasi félicitations du médecin pour les tendinites :

au poignet, à l’épaule et au cou, les remontrances :

ça va pas non ? j’ai prétexté de mon âge, rien à faire,

« à 25 ans ce serait pareil ! »

Alors calme, repos forcé, fin de la gravure en douce, et place

aux impressions, à la typo et à la réflexion.

Bon d’abord, la fin de la gravure en cours, quasi achevé quand

les tendons ont protesté :

puis impression :

Moment intéressant, la plaque révèle enfin l’image 

les premières épreuves d’essais sont soigneusement observées

pour corriger, peaufiner l’image :

 Enfin, tout cela sèche

pendant des heures dans l’atelier.

J’en profite pour réceptionner une nouvelle police de caractères

en plomb : Touraine, assez élégante ma foi :

Bienvenue Touraine !

Et puis, c’est la rencontre, imprévue

mais pas inattendue, de celles au contraire

qu’on espère sans trop s’illusionner, d’une artiste

voisine, créative, énergique, décidée, motivée, qui veut s’essayer

à la typo, la gravure pour un, deux, livres d’artiste,

et avec qui je parle, discute, travaille

déjà pendant des heures !

Alors finalement la tendinite tombe bien :

ne pouvant graver, je peux composer du texte,

m’investir un peu dans son projet,

réfléchir et penser aux portes de créativité qui s’ouvrent

Alors un peu de repos pour les mains

mais l’esprit au travail !

et le coeur à l’ouvrage !

À bientôt !

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L’atelier de linogravure et typographie au salon du livre jeunesse de Sucé sur erdre

Le salon du livre jeunesse de Sucé se termine

avec beaucoup de visiteurs, d’impressions

et d’images imprimées pour le bonheur

des petits participants :

de 3 ans et demi à un peu plus pour les

mamans intéressées elles aussi

par l’atelier.

On a finalement opté pour  l’impression

de proverbes en rapport avec le

voyage, évitant ainsi les banalités

du « beau voyage » & co !

ma préférence allant pour cette phrases :

« Le Voyage est un retour vers l’essentiel »

***

Et ce matin, couronnant cette belle

manifestation, un article

rafraîchissant de Ouest France :

Et maintenant, en route

pour

l’Art Prend l’Air

le week end prochain !


Tagué ,

la conjugaison du linograveur

Les drapeaux séchent lentement :

pendant le week end,

l’artiste

se repose !

 

 

Les images des drapeaux

appellent des slogans,

des cris, des revendications…

oui, mais lesquelles ?

 

 

Mes petites filles découvrent

les auxiliaires

ÊTRE et AVOIR

quel programme !

L’enseignement porterait-il

en lui les germes d’une politisation ?

La culture des jeunes esprits les porterait-elle

à la réflexion ? Toujours est-il que l’une a entremêlé

l’être et l’avoir pour mon plus grand bonheur,

et mes manifestants s’en sont

emparés :

 


j’ai changé le nom de l’oeuvre

pour celui de

« la conjugaison »

***

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Graver et multiplier !

Graver c’est déjà penser à l’impression, donc au multiple, à la série.

Quand j’étais artisan d’art, la série était nécessaire,

je retrouve parfois cet apaisement que donne le tirage

en série, certes limitée, de l’oeuvre imprimée.

***

Lors des prochaines portes ouvertes,

j’ai décidé d’offrir aux visiteurs

une affichette de l’atelier :

 

Ma nouvelle presse est l’outil idéal,

l’occasion de tester

ses capacités

et la qualité

de l’impression :


 

Je suis agréablement surpris,

l’encrage est très correct

et si parfois la machine

mange une affichette :

c’est qu’il y a trop d’encre !

En fin de journée,

séchage dans l’atelier :

***

Le lendemain, série oblige,

je reste dans le même « trip »

et en avant pour mes enveloppes !

 

Après cet intermède quelque peu productiviste !

place aux oeuvres plus sérieuses …

Mes drapeaux quasi abstraits attendaient une vague

j’ai pris des repères, imprimé sur calque, mesuré,

et ce fut dur, mais :

 

après une longue attente,

ils allaient enfin

retrouver

leurs

hampes :

Entre les

deux couleurs,

le raccord est parfait.

Je vais encore changer quelques détails :

la petite vague, certains déliés, et ajouter un texte :

Comme la gestation de cette gravure s’étale sur près de deux mois,

elle subit forcément les aléas du présent : naissant à l’ombre

des manifs françaises, elle s’épanouit à l’aune des manifs des pays

du Maghreb, et  je penche pour un titre tel que :

« Méditerranée »

***
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