C’était le mois dernier
mes stagiaires s’attelaient au projet
de linogravure du petit déjeuner :
Et voilà le résultat :
chacune numérote et signe ses oeuvres
et on échange :
C’était le mois dernier
mes stagiaires s’attelaient au projet
de linogravure du petit déjeuner :
Et voilà le résultat :
chacune numérote et signe ses oeuvres
et on échange :
Trois graveuses gravent de concert
des chats et des potirons
gravures
gravures
gravures
concertation
encrage
encrage
un chat
bien noir
sort de la presse
Allez, on sèche !
Fin du stage
le Graveur immodeste pose pour la photo,
entouré de ses stagiaires… ravies !
Je suis parti dans les mini linogravures !
Une carte d’artiste doit respecter des critères de taille !
2,5 x 3,5 inches si je me souviens bien : c’est petit !
J’ai dessiné d’après photo ma petite presse portative :
le « jpc » est amusant, mais du coup, l’image est trop carrée, alors :
je change qui je suis par ce que je fais,
jpc se transforme en lino sur la feuille imprimée
la gravure est un jeu d’enfant
(c’est faux, archi faux, la matrice mesure je le rappelle 2,5 x 3,5 in.
donc environ 6,5 x 9 cm, et je trouve mes gouges bien grandes, mes doigts
bien patauds, et l’éclairage bien insuffisant, alors que je suis devant la fenêtre,
qu’il fait beau et qu’une lampe de travail – basse consommation, quand même – est allumée)
le résultat me convient, la simplification est extrême, mais l’image est dynamique,
alors j’en imprime une vingtaine pour commencer :
Ce matin, un lapin,
non non non
y avait pas de lapin !
Seulement j’ai tellement distribué
ma toute première Carte d’Artiste en Édition Originale
numérotée que je n’en ai plus ! Alors ce matin,
j’ai décidé d’y penser sérieusement !
Surtout que j’organise pour très bientôt
un petit stage d’une journée sur ce thème
et que je veux moi aussi dessiner et graver
ma nouvelle ACEO. L’ ACEO, c’est un concept
mis au point par les artistes anglo saxons : au début,
ces petites cartes s’échangeaient entre artistes.
J’avais donc commencé à dessiner …
Mais, avant d’aller plus loin, rappel de ma première ACEO :
C’est une vision de « La Bergerie »,
notre maison, un peu style « hobbits »
et comme je ne veux pas refaire la même,
j’ai pensé la dessiner puis la graver
mais « de l’intérieur » cette fois :
premier croquis du salon avec des perspectives dans tous les sens,
puis de la chambre , dont le plancher m’en rappelle vaguement (!) une autre.
C’était bien pour un dimanche matin, alors je me suis balladé
sur quelques sites, et par hasard sur celui « de la main gauche«
et ô surprise, on dirait qu’on travaille sur les mêmes thèmes !
Alors à nos gouges, l’heure est grave, vive lino cent,
lino fensif, lino vatrice, lino vateur, lino vation, lino piné,
et même lino ctavo, mais en typo c’est trop !
Depuis quelques jours je me consacre à la préparation
d’animations autour du livre :
La première dans une bibliothèque,
la seconde dans un salon grand public.
J’ai proposé aux organisateurs d’impliquer
leurs participants
à la réalisation d’un petit livre
liant typographie matérielle et linogravure.
Le pari est modérément risqué, puisque je possède
la technique, le matériel, et les presses.
Mais en trois après midi pour la première animation,
je dois impérativement définir les activités
pour que le petit livre soit terminé à temps !
J’ai donc tout installé dans l’atelier
et fait une répétition grandeur nature :
la table est déjà bien encombrée,
la casse typographique se vide peu à peu :
les caractères sont un peu trop grand,
mais cette typo est en plastique,
avantage considérable
avec des enfants !
je fais un essai , et c’est parti :
j’imprime de quoi faire trois exemplaires
du livre du « chat qui lit »
et je prépare une dizaine d’exemplaires
de la première page de « la fille à la robe rouge »
j’avais préparé mes plaques de linogravure :
un chat et son livre,
un chat à l’école
et un chat qui lit le soir
pour le premier livre,
et une chouette fille à la robe rouge
pour la création, si mon public est en verve,
pour un deuxième livre !
Et c’est parti :
explications,
impressions,
concentration !
***
***
Toutes sont fidèles au rendez vous
ça commence fort :
aujourd’hui les grands composent les textes
écrits par les enfants la veille
Ensuite après le tirage
on nettoie les formes et les plaques
mais pour dessiner
le calme est requis
et on s’isole un peu
ensuite, avec jp graveur
on reporte les dessins
sur une plaque de lino
qui sera gravée demain :
« Vivement demain ! »
disent-elles :
« on veut voir notre L I V R E ! »
***
***
Cette fois, tout se passe à l’atelier :
On travaille sur la grande presse
Petits et grands s’activent
on travaille avec 4 couleurs
et personne ne se trompe !
et quand le résultat est là,
une certaine fierté transparaît !
le petit livre de la fille à la robe rouge
prend forme :
on laisse tout ça sécher dans l’atelier,
et on termine par un petit goûter à la maison.
Avec la rentrée des classes
la linogravure de la bergerie
se met au diapason :
Un stage de trois séances
a débuté sur le thème du petit déjeuner :
Les stagiaires ont commencé par le dessin :
on dessine pour graver,
et la technique est un peu particulière :
On simplifie certains détails, et inversement on en
accentue d’autres : la linogravure demande des oppositions franches :
en fin de journée, les résultats sont encourageants
et on reporte les dessins sur les plaque de lino .
Lors de la prochaine séance, on grave et on imprime !
Comme il reste des places lors des prochains stages,
et que cette activité est nouvelle,
Ouest France lui consacre
un bel article.
Les amateurs de linogravure sont les bienvenu(e)s !
à Pont Scorff
dans le Morbihan
Près de Lorient
la Cour des Métiers d’Art
ouvre son espace à 4 graveurs
chacun avec son style, sa technique
particuliers : Ellem grave le plomb, MH Lorcy
le plexiglas, MF Hachet de Salins imprime colle et grave,
et moi même je présente la linogravure et la gravure sur bois.
le vernissage s’est déroulé vendredi 1° octobre
et l’expo dure jusqu’au 14 novembre
Le télégramme s’est fait l’écho
de notre manifestation :
L’écorce des arbres,
les chênes et les frênes,
profondément crevassée,
est telle une gravure naturelle :
les balades en forêt
en bord de Loire
ou simplement
dans le pré
derrière
la maison
m’appellent
à imprimer ces motifs.
Ce matin, le ciel clair, bleu, lumineux
m’incite à sortir, donc à imprimer dehors !
l’écorce du petit chêne fera l’affaire :
j’installe tout mon petit bazar sur une table
et c’est parti !
le résultat me surprend
le format est trop petit, et le veinage
ne s’étend pas assez sur la feuille :
Une planche de chêne usée par la pluie
traînait dans le tas de bois à brûler
le veinage plus resserré semble mieux se prêter
à une impression manuelle : un bon brossage énergique
et j’encre au rouleau comme pour une gravure en relief classique :
Youpi !
c’est ce que j’attendais :
une empreinte imprimée empruntée au chêne !
La bibliothèque municipale
mille et une pages
organise ses portes ouvertes ce samedi
je réalise une affiche typo & lino
pour l’occasion
et ferai une petite animation
sur place
les enfants sont plus intéressés
par la pratique
que par les explications
techniques
alors nous imprimons ensemble !