









Ce matin debout de bonne heure (si si ça arrive !) et dans l’atelier :
ma grande plaque de lino « à quoi pensent les New Yorkais ? »
me semblait voilée hier donc problème à régler ;
heureusement ce n’était que le support en bois massif
glissé en dessous qui avait bougé .
Aux grands maux les grands remèdes,
j’ai réalisé que certains de mes lingots en alu
avaient exactement la même épaisseur
que les cales de bois que je place sous mes linos.
Donc problème réglé !
J’ai commencé les tirages : tout va bien,
alors j’ai décidé d’imprimer sur papier épais,
d’abord un 200 grammes,
et ensuite un 300 grammes à grain fin,
et le résultat me plaît vraiment bien
il est tard demain je m’occupe
de mon deuxième week end de portes ouvertes
où je l’espère les visiteurs seront plus nombreux,
l’article que me consacre Ouest France fera certainement bouger
quelques curieux, amateurs, intéressés, et même passionnés ?
Voilà, j’ai repris pied dans l’atelier
il était temps, la gravure me manquait, les projets aussi
pour commencer une image hivernale
de l’atelier la nuit
On a envie d’entrer, Non ?
Voilà ce que verraient tous les visiteurs s’ils étaient nombreux !
Ce week end, visite des potes, confrères et consoeurs
mais de nouvelles têtes, point !
Bon, c’est comme ça, alors je grave mon New York
J’ai fini la gravure, et après avoir détouré l’image
j’en profite pour abattre les angles vifs du lino et du médium
avec la grosse gouge de sculpteur avant de vernir les bords.
***
Cette fois, c’est parti, l’atelier fourmille,
bourdonne, s’agite :
je prépare vraiment les portes ouvertes
qui démarrent vendredi :
il est temps,
grand temps !
Mais je ne travaille bien que dans l’urgence, alors ça va !
Mon pari, cette fois c’était de transformer
l’atelier de travail, de création, de gravure, d’impression
en un atelier-expo, mais de façon autonome :
en utilisant du bois existant !
J’ai bien cogité
réfléchi
et voici un début :
J’ai utilisé des liteaux de toiture
et les ai disposé en éventail
pour rompre la monotonie des verticales de l’atelier :
Je trouve que le soir, l’effet est encore plus intéressant !
***
Pour finir un peu de nostalgie
avec deux images de N Y la nuit :
Une nouvelle revue locale édite son 4° numéro
et l’office du tourisme de Nort m‘a proposé
d’y faire paraître un article :
le voici !
Et voici l’affiche des Portes Ouvertes
et la même sous la presse !
Et avec tout ça, j’arrive quand même à graver
et ma nouvelle estampe
« à quoi pensent les New Yorkais ? »
avance gentiment :
Voilà, moi qui suis très bavard, je vais laisser les photos parler toutes seules !
Bye bye New York, see you later !
Retour de New York oblige :
Une gravure des gens de là-bas !
Mais à quoi pensent-ils, dans leur grande ville ?
Je dessine, dessine, encore et encore,
des visages, des attitudes,et forcément, la « skyline ».
je pense au format du papier, à celui de la plaque,
et aussi au texte qui accompagnera l’image
J’ai comme d’habitude détouré à la scie à chantourner le haut de la gravure :
Si je veux mettre du texte ici, c’est possible
pour l’instant, je garde l’idée de le placer sous l’image : on verra…
Voilà, je commence à peine à graver le lino,
et je crois que mon dessin va me garder longtemps
à la table de l’atelier :
Et voilà, c’est fini, les états unis,
mais la tête encore dans les étoiles,
je retrouve un peu étonné le calme extra …
… ordinaire aujourd’hui de la campagne bergerienne !
L’atelier semble s’être pétrifié : rien ne bouge là dedans !
Après cette immersion dans la big apple, chez les-américains-américains,
l’atterrissage se fait en douceur, plein de projets en tête, alors qu’en repartant
j’avais l’impression que rien n’existait plus après !
en attendant, un petit lot d’images
inorganisées :
Des musees, des musees, encore encore
Les yeux emplis d’images, de couleurs
Des rues, des rues, des avenues
Des pieds qui marchent a ne plus s’arreter
Des artistes plein la tete
La vie aussi, de la rue, du metro, du bus
Des moments partages avec eux
Les New Yorkais et kaises
qui marchent qui marchent qui marchent
Un de-pays-ement total
Je me souviens :
« En voyage ne t’emmene pas avec toi »
et surtout :
« Le vrai voyageur ne sait pas ou il va »
Je m’y essaye, et parfois y arrive !
Quelques images pour finir cet article :
Quand je laisse ma petite-niece
jouer avec mes cheveux !