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Linogravure : SOLIDARITÉ

L’activité créative est souvent le résultat, l’aboutissement d’un cheminement.

Pour moi, c’est quand le cheminement suit aussi le hasard que la créativité s’exprime le mieux.

Ainsi je suis parti des gros mots des enfants

pour « en jouant » y accoler au deuxième degré

mes mots fétiches. En regardant, lucidement le résultat sur le papier.

Seulement, quand on avance

on a parfois tendance à alourdir le projet initial.

Ici, j’ai senti le danger : à trop en dire, on ne dit plus.

J’ai gardé la solidarité et  les hommes au travail sur la petite passerelle

Le résultat épuré me plaît bien

mais je n’ai pu m’empêcher d’ajouter

un effet (il aime bien les effets, Jean Pierre !)

récemment redécouvert avec les paraglyphes en linogravure


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La Liberté de la Presse en linogravure – 2

Bon, je ne me lasse pas de ça

« la liberté de la presse »

que voulez vous ça m’amuse !

Après les gros mots,

Liberté, Égalité, Fraternité, Solidarité

attendaient autre chose.

Forcément.

Alors, comme depuis longtemps je voulais redessiner

une ancienne linogravure datant, je crois, de plus de 10 ans

– eh oui, je grave depuis longtemps … –

J’ai pris mon crayon et…

Sérieusement,

j’avais en tête l’idée d’une passerelle

– vous voyez le symbole ! –

fabriquée ou réparée par des hommes

et illustrant

mes mots fétiches.

Ce matin après avoir dessiné

corrigé, gommé, refait,

le projet aboutit :

J’avais en réserve quelques tirages

des mots magiques

alors j’ai imprimé par dessus :



C’est presque bon,

je pense rectifier légèrement

les positions des mots, mais l’idée

générale est là, et la liberté de la presse aussi :


Voilà

c’est tout pour aujourd’hui !

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La linogravure et les gros mots

Dans la cuisine, sur le panneau des photos,

des cartes postales, des petits mots

est nichée une note de Loulou ma petite fille,

qui me rappelle gentiment :

Depuis quelque temps,

j’agrémente mes créa en linogravure de typographies

Et là, j’ai une superbe typo enfantine prête à l’usage.

Ni une ni deux, je grave :

et j’imprime aussitôt


Je l’avoue, ma première tentation

est de mettre en sous impression

un ou des gros mots bien choisis…

***

…  Cette tentation est bien vite évacuée,

mais, je garde l’idée pour un autre ajout, bien plus intéressant :

Mes mots préférés en ces temps d’argent, de profits,

de matérialisme échevelé, sont mes mots

source, ressource, porteur d’espoir :

et ce sont eux qui viendront

dessous, en double sens,

semant

une passagère confusion

– sémantique –

qui me plaît !

Alors,

le résultat

est-il compréhensible

dans ce sens ? Là, je ne sais pas vraiment !

Vous me direz !


Tagué ,

linogravure et paraglyphes

Quand je faisais de la photo en noir et blanc

et que je développais et agrandissais,

j’avais appris la technique des paraglyphes :

on faisait un positif sur film d’un négatif,

et on agrandissait ensuite les deux films

en les décalant très légèrement.

Le résultat était un effet de bas relief saisissant.

Quel rapport avec la linogravure ?

A première vue aucun,

seulement, voilà :

J’ai  imprimé l’homme au turban

en blanc sur kraft pour voir :

L’image me plaisait à peine,

j’en ai imprimé deux.

J’avais l’impression de voir un négatif :

mes ombres étaient blanches,

et mes lumières foncées.

Alors j’ai stoppé l’impression en blanc

et imprimé la suite en brun foncé sur kraft.

Le lendemain matin,

la nuit aidant,

je pensais aux paraglyphes d’autrefois.

Et si j’imprimais à nouveau, mais en brun foncé

les tirages blancs,

en décalant légèrement

ma forme dans la presse ?

J’ai  inséré deux petites cales d’épaisseur

de 1 mm à droite et en bas

anticipant l’effet d’ombre souhaité

avec les ombres existantes de ma gravure.

J’ai préparé un brun foncé

et voilà le résultat !

Le hasard,

l’expérimentation,

l’oeil bien ouvert,

et l’action,

ont transformé une linogravure

classique en création inattendue.

Une fois de plus,

mon art me rend  ce que je lui donne.

Le bonheur.

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Une linogravure de JACQUES en Inde,

***

Jacques, mon pote, s’était

sans le vouloir vraiment

arrangé, attifé, déguisé

en hindou cet été

à la terrasse d’un café.

Je l’ai dessiné d’après une photo

prise ce jour-là…

Seulement, dans mon imaginaire,

l’inde mêle Taj Mahal

et arbre de vie.


Mon lino peint à la gouache blanche

attend maintenant la gouge :


les copeaux s’enroulent

gentiment

autour de la gouge

la gravure avance  vite.


Et, dans l’ambiance de Chopin,

Folle Journée de Nantes oblige,

je vis pleinement ce moment :

l’oeil, l’oreille, la main,

le coeur et l’esprit,

l’âme et le corps,

l’unité.

***

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Le Blues du linograveur

Le blues du linograveur

L’année commence et l’atelier est bien froid !

C’est l’époque du rangement et de la réorganisation ;

mais aussi de la réflexion, puisque rien ne presse vraiment !

« Les années passent, les années s’entassent »

comme le chante Voulzy

on essaye tant bien que mal de s’extraire des anniversaires,

des années, des dix ans,

rien à faire !

Tout ça, et se retrouver dans la cuisine !

près du poêle qui ronronne

à peindre, lire et dessiner.

La peinture c’est encore l’acrylique, et la copie

pour bien le comprendre, de Edward Hopper,

qui a ma préférence en ce moment

La lecture c’est de la philo avec :

« Pourquoi des artistes ? » de F Moll,

très belle réflexion sur l’acte créatif.

Le dessin, c’est la préparation d’une linogravure

le visage d’un ami trop tôt parti :

un visage d’homme cette fois !

A penser, aussi, forcément,

à la création future :

un bestiaire

peut-être fantastique ;

le zodiaque

ultra moderne ou peut-être pas ;

les allégories :

ma Bretagne, ma république,

les miennes et celles des autres !

Le pain s’approche dangereusement de la planche,

le présent cependant est bien à moi :

j’ai envie de travailler

et pas envie que ça passe

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Linogravures et Monotype

Un monotype est une impression en un seul exemplaire

d’une matrice qui est créée  pour cet unique tirage.

***

Quand l’impression de mes linogravures est terminée

j’ai pris l’habitude de nettoyer la plaque d’encrage

en utilisant la spatule qui forme des entrelacs,

des courbes et des traces intéressantes.

***

Plutôt que d’essuyer la plaque avec du papier brouillon,

je l’imprime désormais sur une feuille propre

le résultat est surprenant  :

Et

maintenant,

au lieu de racler la plaque

encore couverte d’encre avec la spatule,

j’utilise de nouveaux outils : planchettes de bois taillées

manches de pinceaux, et je crée des « paysages » imaginaires :



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La Déesse du bois

***

Le sapin brut de sciage se creuse le long des veines du bois.

Il crée ainsi des motifs intéressants à imprimer.

Aujourd’hui j’ai repris un travail que j’avais laissé en attente,

le résultat était trop brutal, et la gravure trop dure.

J’ai enlevé les contours du visage, qui se devine

sur le fond de bois raboté que j’ai creusé selon les fibres tendres

ou sur le bois brut imprimé tel quel.

Voici la gravure actuelle :

***

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gravure et découpure !

Depuis que je grave,  je découpe aussi le bois ou le lino.

L’hiver dernier, par hasard,  j’ai lu qu’un artiste new yorkais

découpe lui aussi ses gravures, ainsi que Munch,  oui, l’auteur du cri.

***

Alors, seul dans mon atelier, je me sens

tout-à-coup proche d’eux, découvrant

à mon tour, ce qu’ils ont découvert.

***

Ce détourage  permet d’imprimer plusieurs couleurs

en une seule passe sous la presse avec une bonne précision.

Ce que j’ai fait pour imprimer Nantes.

***

Mais je l’avais utilisé dans un autre but

pour « Cathy hippie » :


Contrairement à la gravure qui enlève, le sciage

permet d’ajouter : Cathy s’est ainsi retrouvée

avec  chevelure, cou, ornements et fleurs !


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Aux Arts citoyens !

Ma liberté

brandit sa guitare,

fière et volontaire elle attend

une légende, un titre,

ce sera

Aux arts citoyens !

aux arts citoyens !

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