La linogravure s’expose au Croisic

J’ai donc installé mon exposition de gravures

dans le centre d’exposition de la BPBA

au Croisic pour 15 jours.

Je découvre aussi

mes sept

gravures de

lectrices, ensemble

pour la première fois.

Le cadre est super, les autres artistes

de qualité, et c’est une expo chaleureuse

et conviviale. N’hésitez pas, chers lecteurs à la visiter !

TENDINITE ET LINOGRAVURE : suite !

Donc je piaffe, ne tiens pas en place, et désire m’activer

heureusement, les copines doivent faire une immersion

à l’atelier pour graver, imprimer, dessiner :Elles ont fait d’énormes progrès, et je me prend

à bien aimer ce qu’elles font :

le maniement très alerte de la petite gouge pour Véro

et le trait de dessin toujours aussi sur d’Isabelle.

***

J’ai aussi installé mon expo au Croisic,

on en parlera plus tard,

restons à l’atelier :

J’ai acquis de nouvelles polices de caractères

et ne sait plus où les ranger :

Travailler le bois d’une seule main ?

ça se tente : j’ai gardé l’habileté

de l’ancien fabricant de jouets :

et ça marche !

Voilà ! 

ma main ne dit rien,

j’ai bien fait attention, comme les enfants !

***

Tagué

Escapade en Angleterre : linos, gravures & livres d’artistes !

Un repos forcé qui tombe bien :

Une escapade d’une semaine chez nos amis anglais

par l’entremise du comité de jumelage de Nozay !

Debbie m’avait gentiment précisé qu’elle 

reprenait des cours d’art à l’université,

mais j’ai rencontré une vraie artiste, 

complètement immergée dans la création,

la pratique, l’inspiration.

Elle s’est initiée à la gravure

et m’a offert une superbe estampe.

Elle m’a emmené visiter  des galeries d’art,

le musée local, une demeure victorienne

qui accueille des artistes :

un vrai repos pour la main, mais

le coeur et l’esprit bien éveillés !

Le travail des calligraphes s’apparente à celui des typographes,

et tout devient source d’inspiration,

à l’instar des motifs géométriques du plafond !

Jusqu’au livre d’artiste,  

où les similitudes sont troublantes.

J’ai vu,

les yeux bien ouverts,

m’appliquant à respecter la maxime : 

« Quand tu voyages, ne t’emmènes pas avec toi »

***

Tagué

linogravure, tendinite et réflexions …

Voilà – voilà – voilà !

Chante ma chanteuse préférée du moment,

ce qui doit arriver arrive, forcément : à force de graver,

de travailler de ses mains sans compter, le corps se fatigue et crie

stop !

Après les quasi félicitations du médecin pour les tendinites :

au poignet, à l’épaule et au cou, les remontrances :

ça va pas non ? j’ai prétexté de mon âge, rien à faire,

« à 25 ans ce serait pareil ! »

Alors calme, repos forcé, fin de la gravure en douce, et place

aux impressions, à la typo et à la réflexion.

Bon d’abord, la fin de la gravure en cours, quasi achevé quand

les tendons ont protesté :

puis impression :

Moment intéressant, la plaque révèle enfin l’image 

les premières épreuves d’essais sont soigneusement observées

pour corriger, peaufiner l’image :

 Enfin, tout cela sèche

pendant des heures dans l’atelier.

J’en profite pour réceptionner une nouvelle police de caractères

en plomb : Touraine, assez élégante ma foi :

Bienvenue Touraine !

Et puis, c’est la rencontre, imprévue

mais pas inattendue, de celles au contraire

qu’on espère sans trop s’illusionner, d’une artiste

voisine, créative, énergique, décidée, motivée, qui veut s’essayer

à la typo, la gravure pour un, deux, livres d’artiste,

et avec qui je parle, discute, travaille

déjà pendant des heures !

Alors finalement la tendinite tombe bien :

ne pouvant graver, je peux composer du texte,

m’investir un peu dans son projet,

réfléchir et penser aux portes de créativité qui s’ouvrent

Alors un peu de repos pour les mains

mais l’esprit au travail !

et le coeur à l’ouvrage !

À bientôt !

Tagué , , ,

Petite lectrice très sage

Dans ma série des lectrices,

les enfants arrivent :

Eux savent lire assis, allongés, debout, affalés !

Je commence par la plus sage,

confortablement installée sur une chaise

dans la douce lumière du matin

je l’ai photographiée, dessinée, redessinée

décalquée et finalement quand je fus satisfait

reportée sur la plaque de lino :

J’ai désormais pris l’habitude de détourer le lino

dans les blancs extérieurs :

le risque de maculage est diminué.

Décidément, les cheveux de mes modèles m’inspirent :

j’aime le coté surréaliste, parfois abstrait des mèches

qui s’entortillent, virent et s’ébouriffent !

J’ai choisi une robe à pois : vivent les pois !

ils auraient pu être clairs sur un fond foncé :

trop facile ! j’ai fait le contraire : chaque pois doit être

gravé, formé, individuellement !

Si j’avais choisi l’inverse, 

il suffisait de percer

chaque pois, avec une alène

ou une toute petite mèche à bois …

Et voilà pour finir un gros plan de la gravure du visage :

il reste encore à affiner la bouche et les yeux !

Ce qui n’est pas le plus facile.

***

Pendant ce temps, dans le jardin,

les pruniers ploient sous les fruits,

alors derrière la porte, 

Cathy fait ses confitures de l’été :

Tagué , ,

Exposition de juillet à Nort sur Erdre

 

 

 

Ouest France   lundi 4 juillet 2011