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linogravure et typographie : le chat noir en livret !

Voilà, le petit chat noir va voler de ses propres ailes !

il est enfin assemblé, presque relié

et les pages se suivent

dans l’ordre,

numérique !


Je suis heureux !

J’avais déjà fait ce travail,

mais par ordinateur interposé, avec

les logiciels de mise en page  professionnels,

quand j’étais de prof de pub, mais là, c’est bien différent :

la main est intervenue en auxiliaire de la pensée,

la créativité s’est alliée à la raison,

elle même à la dextérité :

je suis un humain !

***

C’est bien joli tout ça, monsieur l’humain,

mais l’oeuvre est encore à finir !

Il manque une reliure,

un habit

au livre !

Ce sera

le prochain

travail sur ce projet.

***

D’autres idées germent

et demandent réflexion :

Ma « Ville » gravée l’an dernier

revient  tout-à-coup me chatouiller,

j’avais prévu une alliance typo/lino

puis j’avais renoncé, et aujourd’hui, après

une discussion entre artistes, mon projet abandonné

revient tout-à coup : il s’agissait de mêler l’univers

gris et assez froid de la ville linogravée,

à la chaleur des mots d’amour

typographiés…

utopique

en quelque sorte !


Tagué ,

3ème linogravure du chat : le chat aime-t-il l’eau ?

« Le chat devient clair comme de l’eau »

dit mon histoire,

mais, aime-t-il l’eau ,

ce petit chat ?

On pourrait le croire,

à le voir si bien

sous la douche.

Mais il faudra

attendre

le fin du

livret

pour

le savoir

vraiment.

Pour la première fois,  je réalise du recto verso

en gravure sur ma presse :

le papier est à peine assez épais

l’encre à peine sèche,

MAIS

heureusement le repérage est aisé

mes mains sont propres

et j’ai un modèle dessiné

de la page recto verso

Tout se passe bien,

la suite :

pour bientôt !

Tagué ,

linogravure du chat noir – suite

Et c’est parti ! en route pour l’aventure du chat noir

les premiers essais sont concluants

le petit chat est bien noir :

et la première page est bien sortie :


Dans la presse, le verso de cette page est prêt :


Patience, patience, il faut attendre,

eh oui, l’encre n’est pas encore bien sèche

alors à la semaine prochaine !

Tagué ,

La linogravure du chat noir

et Tim encore ensommeillé

retourne à son bol de chocolat.

J’ai eu l’envie d’un typoème :

très vite à l’ordi  j’en ai bâti la trame.

Et les jours passant,

plutôt qu’un poème, c’est un livre que

j’allais faire !

Alors j’ai pris mon crayon,

des feuilles de brouillon et hop !

en avant pour des dessins de chat :

Que je reporte sur une plaque de lino


Et à ce moment je pense :

il faut un texte et des images,

penser aussi à la composition,

puis à l’imposition des pages !

Dans quoi est-ce que je me lance ?

***

Je cogite, j’ai l’esprit encombré

par ce nouveau challenge, mais

aussi, quel projet exaltant :

voici le premier essai d’imposition :

J’ai choisi le format de feuille :  25 x 35

(environ 1/4 raisin)

pour  8 pages de 12,5 x 17,5.

***

J’ai fait une première compo

dans une forme fabriquée

spécialement pour mon format de page :


et j’ai commencé à graver :

voici la première linogravure du chat noir :

(à suivre …)


Tagué

Linogravure : SOLIDARITÉ

L’activité créative est souvent le résultat, l’aboutissement d’un cheminement.

Pour moi, c’est quand le cheminement suit aussi le hasard que la créativité s’exprime le mieux.

Ainsi je suis parti des gros mots des enfants

pour « en jouant » y accoler au deuxième degré

mes mots fétiches. En regardant, lucidement le résultat sur le papier.

Seulement, quand on avance

on a parfois tendance à alourdir le projet initial.

Ici, j’ai senti le danger : à trop en dire, on ne dit plus.

J’ai gardé la solidarité et  les hommes au travail sur la petite passerelle

Le résultat épuré me plaît bien

mais je n’ai pu m’empêcher d’ajouter

un effet (il aime bien les effets, Jean Pierre !)

récemment redécouvert avec les paraglyphes en linogravure


Tagué

La linogravure et les gros mots

Dans la cuisine, sur le panneau des photos,

des cartes postales, des petits mots

est nichée une note de Loulou ma petite fille,

qui me rappelle gentiment :

Depuis quelque temps,

j’agrémente mes créa en linogravure de typographies

Et là, j’ai une superbe typo enfantine prête à l’usage.

Ni une ni deux, je grave :

et j’imprime aussitôt


Je l’avoue, ma première tentation

est de mettre en sous impression

un ou des gros mots bien choisis…

***

…  Cette tentation est bien vite évacuée,

mais, je garde l’idée pour un autre ajout, bien plus intéressant :

Mes mots préférés en ces temps d’argent, de profits,

de matérialisme échevelé, sont mes mots

source, ressource, porteur d’espoir :

et ce sont eux qui viendront

dessous, en double sens,

semant

une passagère confusion

– sémantique –

qui me plaît !

Alors,

le résultat

est-il compréhensible

dans ce sens ? Là, je ne sais pas vraiment !

Vous me direz !


Tagué ,

linogravure et paraglyphes

Quand je faisais de la photo en noir et blanc

et que je développais et agrandissais,

j’avais appris la technique des paraglyphes :

on faisait un positif sur film d’un négatif,

et on agrandissait ensuite les deux films

en les décalant très légèrement.

Le résultat était un effet de bas relief saisissant.

Quel rapport avec la linogravure ?

A première vue aucun,

seulement, voilà :

J’ai  imprimé l’homme au turban

en blanc sur kraft pour voir :

L’image me plaisait à peine,

j’en ai imprimé deux.

J’avais l’impression de voir un négatif :

mes ombres étaient blanches,

et mes lumières foncées.

Alors j’ai stoppé l’impression en blanc

et imprimé la suite en brun foncé sur kraft.

Le lendemain matin,

la nuit aidant,

je pensais aux paraglyphes d’autrefois.

Et si j’imprimais à nouveau, mais en brun foncé

les tirages blancs,

en décalant légèrement

ma forme dans la presse ?

J’ai  inséré deux petites cales d’épaisseur

de 1 mm à droite et en bas

anticipant l’effet d’ombre souhaité

avec les ombres existantes de ma gravure.

J’ai préparé un brun foncé

et voilà le résultat !

Le hasard,

l’expérimentation,

l’oeil bien ouvert,

et l’action,

ont transformé une linogravure

classique en création inattendue.

Une fois de plus,

mon art me rend  ce que je lui donne.

Le bonheur.

Tagué ,

Une linogravure de JACQUES en Inde,

***

Jacques, mon pote, s’était

sans le vouloir vraiment

arrangé, attifé, déguisé

en hindou cet été

à la terrasse d’un café.

Je l’ai dessiné d’après une photo

prise ce jour-là…

Seulement, dans mon imaginaire,

l’inde mêle Taj Mahal

et arbre de vie.


Mon lino peint à la gouache blanche

attend maintenant la gouge :


les copeaux s’enroulent

gentiment

autour de la gouge

la gravure avance  vite.


Et, dans l’ambiance de Chopin,

Folle Journée de Nantes oblige,

je vis pleinement ce moment :

l’oeil, l’oreille, la main,

le coeur et l’esprit,

l’âme et le corps,

l’unité.

***

Tagué

Linogravures et Monotype

Un monotype est une impression en un seul exemplaire

d’une matrice qui est créée  pour cet unique tirage.

***

Quand l’impression de mes linogravures est terminée

j’ai pris l’habitude de nettoyer la plaque d’encrage

en utilisant la spatule qui forme des entrelacs,

des courbes et des traces intéressantes.

***

Plutôt que d’essuyer la plaque avec du papier brouillon,

je l’imprime désormais sur une feuille propre

le résultat est surprenant  :

Et

maintenant,

au lieu de racler la plaque

encore couverte d’encre avec la spatule,

j’utilise de nouveaux outils : planchettes de bois taillées

manches de pinceaux, et je crée des « paysages » imaginaires :



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La Déesse du bois

***

Le sapin brut de sciage se creuse le long des veines du bois.

Il crée ainsi des motifs intéressants à imprimer.

Aujourd’hui j’ai repris un travail que j’avais laissé en attente,

le résultat était trop brutal, et la gravure trop dure.

J’ai enlevé les contours du visage, qui se devine

sur le fond de bois raboté que j’ai creusé selon les fibres tendres

ou sur le bois brut imprimé tel quel.

Voici la gravure actuelle :

***

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