C’était le mois dernier
mes stagiaires s’attelaient au projet
de linogravure du petit déjeuner :
Et voilà le résultat :
chacune numérote et signe ses oeuvres
et on échange :
C’était le mois dernier
mes stagiaires s’attelaient au projet
de linogravure du petit déjeuner :
Et voilà le résultat :
chacune numérote et signe ses oeuvres
et on échange :
Ce matin, un lapin,
non non non
y avait pas de lapin !
Seulement j’ai tellement distribué
ma toute première Carte d’Artiste en Édition Originale
numérotée que je n’en ai plus ! Alors ce matin,
j’ai décidé d’y penser sérieusement !
Surtout que j’organise pour très bientôt
un petit stage d’une journée sur ce thème
et que je veux moi aussi dessiner et graver
ma nouvelle ACEO. L’ ACEO, c’est un concept
mis au point par les artistes anglo saxons : au début,
ces petites cartes s’échangeaient entre artistes.
J’avais donc commencé à dessiner …
Mais, avant d’aller plus loin, rappel de ma première ACEO :
C’est une vision de « La Bergerie »,
notre maison, un peu style « hobbits »
et comme je ne veux pas refaire la même,
j’ai pensé la dessiner puis la graver
mais « de l’intérieur » cette fois :
premier croquis du salon avec des perspectives dans tous les sens,
puis de la chambre , dont le plancher m’en rappelle vaguement (!) une autre.
C’était bien pour un dimanche matin, alors je me suis balladé
sur quelques sites, et par hasard sur celui « de la main gauche«
et ô surprise, on dirait qu’on travaille sur les mêmes thèmes !
Alors à nos gouges, l’heure est grave, vive lino cent,
lino fensif, lino vatrice, lino vateur, lino vation, lino piné,
et même lino ctavo, mais en typo c’est trop !
L’écorce des arbres,
les chênes et les frênes,
profondément crevassée,
est telle une gravure naturelle :
les balades en forêt
en bord de Loire
ou simplement
dans le pré
derrière
la maison
m’appellent
à imprimer ces motifs.
Ce matin, le ciel clair, bleu, lumineux
m’incite à sortir, donc à imprimer dehors !
l’écorce du petit chêne fera l’affaire :
j’installe tout mon petit bazar sur une table
et c’est parti !
le résultat me surprend
le format est trop petit, et le veinage
ne s’étend pas assez sur la feuille :
Une planche de chêne usée par la pluie
traînait dans le tas de bois à brûler
le veinage plus resserré semble mieux se prêter
à une impression manuelle : un bon brossage énergique
et j’encre au rouleau comme pour une gravure en relief classique :
Youpi !
c’est ce que j’attendais :
une empreinte imprimée empruntée au chêne !
Tout est donc prêt pour le grand jour :
Les linogravures
attendent bien sagement,
je ne reconnais plus mon atelier !
mais voilà, c’est parti :
quelques explications techniques
pour commencer,
et chacun commente.
On a du créer deux groupes pour les démos :
trop de monde d’un seul coup
dans l’atelier
pourtant grand !
Il fait chaud, et le pot
offert dans la cour est le bienvenu
Le deuxième groupe achève lui aussi sa visite
on va terminer la soirée assez tard,
mais c’est l’été, il fait bon, et on apprécie la fraicheur
de la nuit qui s’installe doucement sur la bergerie.
Les portes ouvertes approchent à grands pas,
et par le jeu des informations croisées,
mon existence de linograveur
arrive aux oreilles, aux yeux,
à la curiosité et à l’attention
de PULCEO.COM, la web télé
du pays de Chateaubriant.
Monsieur Pulcéo se rend donc
à la Bergerie et voilà :
on discute, on filme :
et on interview
Mais il faut aussi penser
aux portes ouvertes
et en quelques jours
l’atelier se transforme
en lieu d’exposition :
Bientôt un reportage complet
sur ces portes ouvertes !
Tout commence par un carton d’invitation
envoyé aux amis, collègues, relations.
Ensuite, c’est une affiche
en typo traditionnelle,
illustrée d’une gravure.
Comble d’ironie, celle que je choisis
est une xylographie : une gravure sur bois,
sur contreplaqué en réalité,
et non une linogravure !
Dans la grande presse je compose directement
mon affiche, avec les typos dont je dispose,
n’hésitant pas à refaire un caractère absent !
Le rouleau travaille :
les caractères sont encrés :
L’affiche
s’affiche
dans l’atelier :
Voilà, mes cardères dans la légèreté.
Une affiche assez sobre
sur un beau kraft
sèche
lentement dans
l’atelier, avant d’essaimer
dans l’environnement immédiat…
Mon atelier est installé dans une ancienne ferme
Autrefois quand cette ferme était en activité, une grande famille
habitait les lieux ; une des filles, qui fête aujourd’hui ses 80 ans
voulait emmener sur place ses enfants et petits enfants,
dont certains passaient les vacances à la ferme
chez les grand parents, autrefois.
Rendez vous avait donc été pris.
Comme je prévois des portes ouvertes en juin,
ce fut assez facile de m’organiser pour les recevoir.
Il fallait juste ranger un peu …
l’étage était encombré,
je décidai de recevoir mon petit groupe au rez de chaussée,
et je passai une journée entière à ranger,
balayer, aspirer, installer
et à l’heure dite, tout est prêt,
j’accueille mes visiteurs.
Je commence par une démo avec ma petite presse typo :
et des explications fournies, pour un public attentif,
qui veut aussi savoir si « ça rate » quelquefois !
Donc, un public intéressé et intéressant :
je suis prêt pour mes prochaines portes ouvertes !
***
Un volcan s’affole en Islande,
La Grèce affole l’Europe,
Un coeur s’arrête de battre
Du coté du Hâvre :
***
Et c’est celui de mon frère.
Sa vie chaotique d’artiste peintre
Finit, alors que dans sa peinture
Les couleurs reprenaient vie.
***
Loin, on était loin,
Distances, éloignement
Physique et spirituel,
Mais la tristesse est bien là.
***
***
*